The Young Lady

CHARMANT PETIT FILM SUR LA CONDITION DE LA FEMME A LA FIN DU 19 EME. EN DEUX FILMS (APRES BRIMSTONE), JE ME FAIS UNE CURE FÉMINISTE SANS MEME EN AVOIR L'ENVIE.
L'ATTENTE ET L'ENNUI CERTAIN SONT LES MAITRES MOTS DE LA VIE DE KATHERINE QUI PASSE SES JOURNEES A ATTENDRE QUE SON CHER EPOUX DAIGNE SE JOINDRE A SA FEMME. FEMME BIEN ÉVIDEMMENT ÉPOUSÉE DE FORCE, SINON C'EST MOINS JOUISSIF.
ALORS TOUT CE QU'IL LUI RESTE A FAIRE EST DE PASSER LE PLUS CLAIR DE SON TEMPS A DORMIR, EN REGARDANT L'HEURE TOURNER. JUSQU'AU JOUR OU SON CHER MARI QUITTE LE DOMICILE CONJUGAL POUR AFFAIRES, LA LAISSANT SEULE MAIS ENFIN LIBÉRÉE DE SES FONCTIONS D'EPOUSE SOUMISE.
ET COMME ON DIT, QUAND LE CHAT N'EST PAS LA LES SOURIS DANSENT... ELLE COURT MEME LA LADY MACBETH, ELLE RIT, ELLE BOIT ET ELLE A BIEN RAISON DE SE FOUTRE DES QUAND DIRA T'ON. LIBRE DE SE TAPER LE PREMIER VENU , QU'ELLE VIENT DE RENCONTRER ALORS MEME QUE CELUI CI VENAIT DE PESER SA DOMESTIQUE NOIRE TOUT EN LA TRAITANT DE TRUIE.
VRAIMENT CHARMANT MAIS PAS BEAUCOUP MOINS QUE DE VOIR SON EPOUX SE LA DONNER SEUL TANDIS QUE MADAME NUE REGARDE LE MUR. C'EST TRES BIEN JOUÉ, BIEN CADRÉ, IL Y A DE TRES JOLIS PLANS MAIS A L'IMAGE DE LADY MACBETH, ON SE FAIT UN PEU CHIER DE TOUT SE PROTOCOLE VICTORIEN.
ON EST DANS DU JANE AUSTEN PLUTOT AUSTERE ET ASSEZ CRUEL, SUR UNE TRANCHE DE VIE BIEN MERDIQUE MAIS PAS ININTÉRESSANTE. OU COMMENT, TOUTES CONDITIONS REUNIES FORGENT LE CARACTERE DE CETTE LADY MACBETH, FEMME QUI A SOIF DE VENGEANCE ET PRETE A TOUT POUR SE SENTIR LIBRE QUITTE A CE QUE LE SANG COULE DE SES MAINS.
COMMENT SURVIVRE DANS UNE ÉPOQUE QUI NE LUI RESSEMBLE PAS? Il N'Y A PLUS QU'A ATTENDRE, LE DEBUT DU SIECLE PROCHAIN EN ESPERANT QUE L'HORLOGE TOURNE OU BIEN ALORS DE RECOMMENCER SANS CESSE JUSQU'A LA MORT.
AVIS AUX AMATEURS.
Avec Florence Pugh, Cosmo Jarvis, Paul Hilton et Naomi Ackie - KMBO - 12 avril 2017 - 1h29
Damn

Retour de la nouvelle star du rap américain. Kendrick Lamar semble être au dessus de la mêlée et atteint la perfection! Une fois de plus!
On avait franchement adoré le précédent effort du rapper Kendrick Lamar. Le son empruntait à toutes les musiques noires américaines pour un constat amer mais presque poétique. Le rapper se livrait avec une volonté étonnante et surprenait par l'aspect mélomane de son rap. C'était de la musique. Pas quelques beats pour poser une voix. La rigueur et la logique de To Pimp a Butterfly font du disque, une oeuvre célébrée instantanément. Le genre de disque qui met tout le monde d'accord.
Que faire après autant de renommées, de couronnes et de succès? Kendrick Lamar se met alors dans la peau d'un rapper. De Compton. Avec sa pochette obsolète et son titre en rouge, Kendrick Lamar semble revenir aux bases. Aux basiques du genre.
Chaque titre a un nom. C'est carré. Chaque titre a un style, une colère ou un flow. Kendrick Lamar recherche l'essentiel de son art. Il n'en fait pas trop. Maintenant qu'il a ses entrées un peu partout il invite tout de même des stars comme Bono et Rihanna!
Cependant il ne se trahit pas, ne tombe pas dans le piége du bling bling. Il arrive encore à être entreprenant et direct. C'est du rap puissant, nourri de paroles virulentes et travaillées. Bien entendu on verra cela comme un portrait au vitriol de l'Amérique de Trump. Sa paranoia. Son anxiété. Lamar a surtout une intelligence qui s'entend et nous percute agréablement, avec des samples réussis qui renouvellent sans cesse l'intérêt.
Damn confirme donc tout le bien que l'on pouvait penser ce nouveau héros du rap. Même s'il est pote avec Bono et Rihanna désormais!
Aftermath - 2017
Dr Strange

Vous en avez marre des héros masqués en collants? He bien Docteur Strange a le grand mérite de mettre en scène un personnage au look atypique, avec des pouvoirs magiques tout de même!
Marvel a envahi l'entertainment. Qu'il est loin le succès du premier Spider-Man de Sam Raimi! Depuis cette date, la célébre maison a bien grandie et s'est installée dans tous les médias. Au cinéma, ce fut l'invasion et on peut l'avouer: on en bouffe du super héros qui se pose des questions sur ses super responsabilités et fait des blagues face à de super méchants pas très futés.
Le docteur Strange est beaucoup complexe. C'est une sorte de Dr House qui voit sa carrière brisée par un accident et qui réapprend à vivre en découvrant les sciences occultes! Il découvre de nouveaux pouvoirs et donc de nouvelles responsabilités... mais il le fait avec un charmant second degré.
L'humour peut être une faiblesse dans ce genre de spectacle. Il désamorce souvent les tensions narratives. Ici, le concept est tellement bizarre que le rire nous rassure. Il finit par nous plaire ce drôle de docteur qui fait de la lumière en moulinant ses bras! Difficile de résister aussi à Benedict Cumberbatch, acteur anglais au regard ambigu, ravi de jouer les dandys héros!
Il y a bien entendu le bien et le mal, un sage mentor et un vilain craignos, des seconds rôles sympas et des effets spéciaux pour une fois impressionnants: tout le lot d'une production Marvel mais bizarrement, ca fonctionne assez bien. On ne va pas s'en plaindre: avec Marvel, on trouvait que le blockbuster d'aujourd'hui semblait malade, ce film serait un possible remède!
Avec Benedict Cumberbatch, Tilda Swinton, Chiwetel Ejiofor et Rachel McAdams - Marvel
Complotons peu mais complotons bien


Et oui, nous venons de vivre, et pour 2 semaines encore, une campagne électorale, qui, peut-être pour la 1ère fois de l’histoire, a vu le poids des réseaux sociaux, voire dans une moindre mesure, de chaines TV étrangères pas toujours bienveillantes (RT par exemple…), peser comme jamais. Certains diront que ça l’a rendue violente, boueuse, bordélique, et il serait difficile de leur donner tort.
Le grand blablabla reste néanmoins un gage de la liberté d’expression, rare finalement à travers le monde, même si, à force de la donner à ceux qui n’ont rien n’à dire mais n’arrête pas de l’ouvrir, même quand on a 3 neurones, même quand on est contre tout tout le temps, même quand on passe son temps à diffuser des fake news, pis à les croire sans recul, cela peut assez largement gangrener le débat, et pis de pis, à contribuer à balancer les pires horreurs, et tenter des les faire croire à un nombre non négligeable de personnes, de français.
Aussi, s’il est plus que caricatural de dire que tous les gens qui ont voté Le Pen sont des nazis, que tous les partisans de Mélenchon sont révolutionnaires coupeurs de testiboules de patrons, que tous les votes LR sont issus de catho intégristes, que tous les électeurs d’Hamon sont des fumeurs de weed, à l’heure où ce second tour prend ni plus ni moins l’allure d’un référendum sur un Pour ou Contre la poursuite de la démocratie en France, voir, avec une bonne dose de recul, le nombre de conneries, d’intox, d’absurdités primaires, qui sont balancés sur le candidat, qui, malgré de nombreux défauts, porte assurément, a minima, ou à défaut pour certains (beaucoup ?), des valeurs républicaines, et la préservation évidente de disposer pour au moins 5 ans de cette « liberté », peut faire sourire au premier abord, puis, franchement, faire peur, sincèrement.
A la lecture de nombreux trucs qui tournent sur les réseaux sociaux, à la volée, sur Emmanuel Macron, il pourrait apparaître désormais assez évident pour les fans de complot, des adorateurs du « on ne nous dit pas tout » ou encore pour les fans de régime nord-coréen que le leader d’En Marche :
- N'est sans doute pas complètement innocent dans l'affaire du petit Grégory !
- N'a assurément pas su avoir une ligne de conduite claire à 8 ans pour combattre les vulcains en faveur d'Albator.
- Que son passage en scooter près de la Mercedes de Lady Di aurait quand même bien pu contribuer à son accident.
- Ne se serait pas privé de regarder un match de NBA en bouffant un Big Mac en 1997, preuve de son évident libéralisme exacerbé !
- S'est laissé aller à manger un kebab un soir de cuite en 2001, ce qui tend sans nul doute à dévoiler son côté pro musulman !
- Qu'il a déjà dansé, en faisant les mouvements YMCA avec les bras à la perfection sur du Village People, lors d'un réveillon, d'où sa probable tentation à défendre les homosexuels de type pédés gays confins tarlouses.
- S'est marié avec une Brigitte, groupe, faut-il le souligner, qui a repris "Dans ma Benz" de NTM, juste pour avoir le soutien des banlieues du 93.
- A fait faire des travaux de plomberies dans son appart par un dépannage express à 2h du mat un soir d août 2008 quand son robinet de salle de bain fuyait, preuve de son goût de l'exploitation des gens qui bossent de nuit même l'été !!!
- A ri sur un sketch de Tatayé en 1987 à l’âge de 10 ans devant l’émission « Carnaval » de Patrick Sébastien, puis s’est vu offrir un DVD de Jeff Panacloc au Noël 2015, et pour finir à dit à Marine Le Pen lors du débat à 11 qu’il n’avait pas besoin de ventriloque !! Ahaha preuve que c’est une preuve dont sait pas quoi mais quand même ! ahaha !!!
- Passe ses vacances au Touquet, et que si on change 5 lettres, Touquet est l'anagramme parfait de Banquier, mais ça bien sûr, personne n'a fait le rapprochement !!!!
Allez, vivement que ça se termine tout ce bordel, et croisons les doigts au-dessus des urnes pour s’éviter le début de la fin.
J’vous embrasse.
Closure

Un album de fin ! Voilà ce que proposent les discrets Piano Magic, artisans d’une pop restée dans l’élégance des années 80/90 !
Glen Johnson a fondé son groupe en 1996. Depuis, les copains des débuts sont partis et les envies aussi. Pourtant son groupe n’est pas du tout oubliable. Bien au contraire. Il s’agit là d’un petit groupe anglais qui dure, à l’ombre du succès et suit obstinément son bonhomme de chemin.
Mais Johnson a visiblement fait le tour et il affirme désormais que c’est la fin. Il arrête cette pop qui se promène entre les sombres orchestrations de Nick Cave et les crooneries de Lloyd Cole. Il nous offre ici un chant du cygne qui n’a rien de sinistre.
Ca n’a jamais été la guinguette, mais Piano Magic propose huit derniers titres qui contiennent toute la saveur de leur musique un peu baroque, un peu barré, très élégante. C’est triste mais jamais désespéré. Ils trainent sur des mélodies qu’ils triturent avec un savoir-faire évident.
Après vingt ans d’existence ce n’est pas anormal. Mais ce n’est jamais de la musique pépére. On se plait à revenir sur les titres pour y comprendre la structure et l’atmosphère. Ils regardent bien derrière eux mais ce n’est pas un album totalement nostalgique.
Pas sûr qu’ils nous manquent mais les chansons de cette conclusion discographique sont vraiment charmantes. On redevient sensible ces compositions avec un peu d’électro et des arrangements plus lyriques. C’est beaucoup moins froid que la réputation de Coldwave qui colle au groupe. Ce n’est qu’un au revoir…
Second language - 2017
Themes for Dying Earth

Youpi voilà un joyeux titre pour bien continuer l'année des nouvelles qui nous dépriment. Pourtant les petits gars de Teen Daze auraient tendance à nous offrir une joli musique pleine d'espoir!
On n'en finit pas de désespérer de nos contemporains, de nos médias, de nos politiques ou de notre caissière du supermarché. Heureusement il y a a la musique, petite bouée pleine d'humanité et de création, où des artistes transcendent nos mornes existences pathétiques.
Le Monde va mal. Il va mourir. Pourtant le premier morceau de l'album qui se veut l'écho de ce triste constat est plutôt élégiaque avec nappes de synthés et harmonies vocales. Le Canadien Jamison Isaak n'est pas un triste dépressif qui va saccager le rock avant de plaindre l'humanité entière.
Sa pochette d'album est fleurie: il cueille quelques notes d'espoir à travers son électro très apaisé. Dream City, le second morceau, est calme et douceureux avec quelques notes répétées. Le court Becoming montre l'aspect organique de ce sixième album.
Lost est un peu trop téléphoné pour convaincre. On dirait une musique de déodorant mais la suite est nettement plus convaincante. Cherry Blossoms se plante au milieu de l'album et se révèle passionnant avec sa guitare et son synthé euphorisants.
First rain fait du bien aussi au moral même si le tempo baisse sérieusement. On appréciera plus les pulsations musicales de Rising toujours secondés par une guitare vivante. Tout s'enchaine naturellement et sans grand rythme, le musicien nous a tout de même attrapés dans sa toile de sérénité.
Anew nous baigne dans une cool ambiance que n'aurait pas renié Brian Eno dans ses bidouillage les plus pop. Water in Heaven cherche d'ailleurs un onirisme assez anglais dans le style. C'est plaisant et surtout rassurant. Car la fin du monde vu par Teen Daze n'est pas du tout anxiogène. Au contraire, après le dernier titre, Breath, on est totalement vidé... ou requinqué. Mieux qu'un SPA!
Flora _ 2017
Automaton

Huitième album après sept ans de silence, Jamiroquai a pris le temps de la réflexion et franchement, le plaisir est là. Coupable mais là !
Franchement on attend plus grand-chose de ce groupe qui a connu son heure de gloire dans les années 90. Jay Kay, le leader et chanteur du groupe, était devenu une parodie lui-même. Le groupe tournait sur sa classique formule de funk et de pop. Kay semblait préférer rouler des mécaniques dans de grosses voitures plutôt que voir évoluer son groupe diablement efficace, il faut le reconnaître.
Après des embrouilles en pagaille, revoilà donc Jamiroquai ! Un groupe qui aime les basses lourdes et s’est mis à la disco. Ils nous feraient presque penser à Marc Cerrone. Ne vous enfuyez pas puisque cela fonctionne à pleins tubes !
Evidemment il y a des petits ratés. Certains morceaux sont paresseux et sentent la redite mais dans l’ensemble ce huitième album se montre plus complexe dans ses arrangements. L’electro a le droit de citer et les structures ne sont pas aussi simplettes que les derniers albums. Le passage à vide semble terminer et on ne s’attendait pas à autant d’énergie.
Ce n’est jamais classieux mais Jay Kay et ses potos refont un bon vieux gros groove des familles, qui passera bien dans les campings cet été mais pas que. Il y a du travail. On devine même des expérimentations ici ou là.
On danse bêtement mais heureux. Ce n’est pas royal mais la disco pop trouve ici de très jolis titres entêtants. Le roi fainéant remet sa couronne en jeu et défend admirablement son titre.
EMI Virgin - 2017
English Tapas

Un disque qui sent fort le pipi et les fins de soirées arrosées. Avec un titre comme English Tapas, il ne faut pas s’attendre non plus à de la grande finesse ? Et Alors ?
Si vous croisez le chanteur Jason Williamson et son complice Andrew Robert Lindsay Fearn, c’est que vous êtes sûrement en train de finir une soirée digne de ce nom au fin fond d’un pub sordide qui sert de la bière tiède avec de la viande saoule partout autour de vous. Ces deux-là ne fréquentent pas la haute société londonienne. Ils aiment les faubourgs craignos, les lads de tout poil et réinventent tout simplement le punk.
Jason Williamson rappelle avec sa voix agressive celle de Shaun Ryder, autre détraqué de la musique anglaise. Il rappe comme il peut mais il sait que ses paroles visent juste. Il n’aime pas grand monde et le fait savoir avec un rap minimaliste, une pop baroque et des idées anarchistes.
Avec Sleaford Mods, tout le monde en prend pour son grade. La société de consommation, les politiques, les pauvres, les riches, la bouffe, rien n’échappe au radar de Williamson, qui met toute son énergie dans sa colère, entière et sans limite.
Ce n’est pas une sinécure. Le disque nous met sur les rotules mais il a le grand mérite d’être original. On n’écoutera pas cela en boucle mais on apprécie cette vigueur épurée et rentre dedans. Il s’agit du neuvième album. Ils sont passés dans une maison de disque plus confortable mais leur musique continue de bousculer et cogner.
C’est du punk nouvelle génération. Avec leurs gueules cassées, les deux lascars nous en mettent plein les oreilles. Avec pas grand-chose, ils font une sorte de montagne d’art brut… de décoffrage ! Une découverte qui vous mettra KO
Rough trade records – 2017
The search of everything

Toujours aux States, un petit point sur l'une des stars les plus populaires du continent... et si peu connu chez nous. Son septième album est très agréable en voiture!
Bon on a fait de la route. Les fameuses freeway américaines. C'est beau. On a l'impression d'être dans un film dans notre voiture automatique. Les paysages sont ceux de Speed ou de Fast & Furious.Le désert s'invite. Sauf que l'on ne dépasse pas le 70 miles. On est les rois de la route mais aussi de la radio. On y entend souvent John Mayer.
Chez nous, il est personne. Il est peut être connu pour avoir été le boy friend quelques mois de la star Jennifer Aniston. Ses albums sont rarement chroniqués chez nous. Il faut dire que le garçon a un sens très américain de la musique: c'est de la soul jouée par un rocker.
Un gentil et lisse rocker. John Mayer joue très bien de la guitare et soigne de jolis arrangements qui ne vous dérouteront jamais. Il serait le roi de RTL2, le son pop rock, si on lui donnait un peu sa chance.
Pour nous, c'est complètement inconséquent. En Amérique, on raffole de ce beau jeune homme bien sous tout rapport, qui bosse avec des musiciens expérimentés et qui fait de la jolie musique bien classique. Dans une voiture sur une route américaine, on pense comprendre pourquoi il marche. Revenu en France, pas sûr que l'on reste sensible à ses ritournelles élégantes mais pas très originales...
Columbia - 2017
Fast & furious 8

Après l'uberisation de la société, la starbuckisation de la consommation, sommes nous en face de la fast&furiousisation du blockbuster?
Mine de rien, on est devenu extrêmement indulgent avec cette saga assez basique et réactionnaire, où l'éloge de la famille se fait à coups de tatanes chorégraphiées et de cascades viriles! Son succès est incroyable et beacoup veulent imiter cette formule pour le moins simplette. Le premier épisode était un vulgaire ersatz motorisé de Point Break. Le second et le troisième trempaient dans la beaufitude crasse avec petits culs de pépées et grosses bagnoles.
Puis la saga s'est mise en place avec acteurs aux muscles saillants et un récit rudimentaire pour faire du spectacle total: des voitures qui vont vite, des types qui se castagnent et de jolies minettes!
Avec la mort du comédien Paul Walker, on s'est mis à être ému par cette franchise et désormais elle est devenue incontournable. Nous voici donc au huitième épisode. Toretto doit trahir les siens pour sauver la planète d'une troisième guerre mondiale. Bah oui, un pilote rebelle au grand coeur et chauve peut vous protéger d'un destin funeste international!
Comme d'habitude, le comédien Vin Diesel en fait quatre tonnes pour jouer le gars qui sait tout, fait tout et détruit tout! Comme d'habitude, il a une équipe de pilotes qui font tous des blagues devant la mort. Comme d'habitude, il y a des véhicules improbables et des filles avec courtes jupes sur de la musique de mariachis 2.0 . Comme d'habitude il y a des acteurs connus ou sur le retour qui viennent faire des apparitions remarquées.
On retiendra de cet épisode, une Charlize Theron très féroce et rasta, à la peau étrangement lisse et un Kurt Russell, jubilatoire dans le rôle de l'agent vachement secret. Mais ce que l'on retiendra c'est cette scène étrange où toutes les voitures connectées deviennent folles (téléguidées par la méchante) et mettent le souk dans New York. Un moment spectaculaire et inédit comme on n'en voit très rarement dans cette série qui réussit à choper à notre indulgence à coups d'énormités qui bien souvent nous mènent à l'hilarité.
Avec Vin Diesel, Charlize Theron, Dwayne Johnson et Jason Statham - Universal - 12 avril 2017 - 2h05



