Hippopopopopopopopopopopotame

Gérald Genty s'amuse avec les enfants. Ca fait un disque. Et en plus il est bon!
Gérald Genty n'est pas très sérieux mais il est doué. Il aime les petites histoires simples, drôles et rapides. Il peut écrire une vraie mélodie ou simplement quelques lignes pour faire rire. Il compose de courtes fables avec de l'humour salvateur. Il frole la poésie avec ce sens découpé et dadaïste de la musique!
Il revient donc accompagné de deux bambins qui commentent les chansons ou s'inscrustent sur les titres. Gerald Genty sort son quatrième album mais heureusement ce n'est pas celui de la maturité. C'est tout le contraire.
En trente trois minutes, le chanteur réussit trente huit chansons rapidement exécutés mais toujours légères. Ca pourrait être le tout petit frère de Matthieu Boogaerts. Le minimalisme va très bien à Gérald Genty qui s'éclate comme un gosse dans une cour de récré.
Il se permet des fulgurances et de jolies mélodies. Il tournicote autour de jeux de mots plus ou moins foireux mais toujours joyeusement assumés. Il pourrait lasser mais cela va trop vite. Il rebondit d'idée en idée.
Il fait des bétises avec le sourire et rigole de tout! Il fanfaronne. En quelques secondes, il peut jubiler. C'est que l'on ressent tout le long de cet album au titre longuet mais bel et bien enfantin. On regresse avec bonheur en sa compagnie.
Si vous cherchez une alternative à Henri Dès ou Anne Sylvestre, ce disque a sacrément du style et du caractère!
Pias - 2017
Sous le même toit

PAS FACILE DE COHABITER SOUS LE MEME TOIT QUAND ON EST SEPARÉ DE SON CONJOINT OU SA CONJOINTE.
C'EST ENCORE MOINS FACILE QUAND CELUI QUI EST MIS DEHORS DECIDE DE REVENIR AU DOMICILE CONJUGUAL ET DE FOUTRE LA MERDE AU SEIN DU FOYER. 20% DE COHABITATION A LA HAUTEUR DE 20% DE CE QU'IL POSSEDE DE SA MAISON. LA PREMIERE MORALE DU FILM EST QU'A FORCE D'ETRE UN CON, ET DE NE PAS SOUTENIR SES AMIS, QUAND VIENT L'HEURE OU ON EN A BESOIN, PAS LA PEINE DE S'ÉTONNER QUE LES PORTES RESTENT FERMEES.
DOMINIQUE FARRUGIA EST LOIN D'ETRE NUL ( OK JE SORS). APRES LE MEDIOCRE "BIS" QUI POURTANT AVAIT UN SCENARIO ORIGINAL, IL SIGNE ICI UNE VRAIE COMEDIE AU TON CYNIQUE PUISQUE RIRE VRAI N'EXISTE QUASIMENT PLUS AU CINEMA.
UN VRAI SUJET D'ACTUALITÉ, QUE VIVENT DES MILLIERS DE COUPLES. COMMENT COHABITER QUAND ON EST DIVORCÉ? GÉNÉRALEMENT C'EST PARCE QU'IL EST DIFFICILE DE RETOUVER UN LOGEMENT, CE QUI EST LE CAS ICI AUSSI, L'EX MARI EST UN VRAI BOULET INCAPABLE ET IRRESPONSABLE MAIS ICI LA BOUTADE EST QUE GILLES LELLOUCHE REVIENT DELIBEREMENT POUR FAIRE CHIER SON EX FEMME.
C'EST LA TOUT LE PLAISIR MESQUIN QU'IL FAUT TIRER DE CE FILM. SANS TABOU, SANS CENSURE, CA PARLE CRU DE TOUT, ET CA POSE DE VRAI QUESTION EDUCATIVE. ALORS ALLEZ VOUS RIRE A 20% OU A 80%, TOUT DEPEND DE VOTRE CAPACITÉ A CALIBRER L'HUMOUR NOIR, L'AUTO DÉRISION ET SURTOUT LES LECONS A RETIRER DE CETTE EXPÉRIENCE.
Avec Louise Bourgouin, Gilles Lellouche, Manu Payet et Marilou Berry - Europacorp - 19 avril 2017 - 1h30
The Young Lady

CHARMANT PETIT FILM SUR LA CONDITION DE LA FEMME A LA FIN DU 19 EME. EN DEUX FILMS (APRES BRIMSTONE), JE ME FAIS UNE CURE FÉMINISTE SANS MEME EN AVOIR L'ENVIE.
L'ATTENTE ET L'ENNUI CERTAIN SONT LES MAITRES MOTS DE LA VIE DE KATHERINE QUI PASSE SES JOURNEES A ATTENDRE QUE SON CHER EPOUX DAIGNE SE JOINDRE A SA FEMME. FEMME BIEN ÉVIDEMMENT ÉPOUSÉE DE FORCE, SINON C'EST MOINS JOUISSIF.
ALORS TOUT CE QU'IL LUI RESTE A FAIRE EST DE PASSER LE PLUS CLAIR DE SON TEMPS A DORMIR, EN REGARDANT L'HEURE TOURNER. JUSQU'AU JOUR OU SON CHER MARI QUITTE LE DOMICILE CONJUGAL POUR AFFAIRES, LA LAISSANT SEULE MAIS ENFIN LIBÉRÉE DE SES FONCTIONS D'EPOUSE SOUMISE.
ET COMME ON DIT, QUAND LE CHAT N'EST PAS LA LES SOURIS DANSENT... ELLE COURT MEME LA LADY MACBETH, ELLE RIT, ELLE BOIT ET ELLE A BIEN RAISON DE SE FOUTRE DES QUAND DIRA T'ON. LIBRE DE SE TAPER LE PREMIER VENU , QU'ELLE VIENT DE RENCONTRER ALORS MEME QUE CELUI CI VENAIT DE PESER SA DOMESTIQUE NOIRE TOUT EN LA TRAITANT DE TRUIE.
VRAIMENT CHARMANT MAIS PAS BEAUCOUP MOINS QUE DE VOIR SON EPOUX SE LA DONNER SEUL TANDIS QUE MADAME NUE REGARDE LE MUR. C'EST TRES BIEN JOUÉ, BIEN CADRÉ, IL Y A DE TRES JOLIS PLANS MAIS A L'IMAGE DE LADY MACBETH, ON SE FAIT UN PEU CHIER DE TOUT SE PROTOCOLE VICTORIEN.
ON EST DANS DU JANE AUSTEN PLUTOT AUSTERE ET ASSEZ CRUEL, SUR UNE TRANCHE DE VIE BIEN MERDIQUE MAIS PAS ININTÉRESSANTE. OU COMMENT, TOUTES CONDITIONS REUNIES FORGENT LE CARACTERE DE CETTE LADY MACBETH, FEMME QUI A SOIF DE VENGEANCE ET PRETE A TOUT POUR SE SENTIR LIBRE QUITTE A CE QUE LE SANG COULE DE SES MAINS.
COMMENT SURVIVRE DANS UNE ÉPOQUE QUI NE LUI RESSEMBLE PAS? Il N'Y A PLUS QU'A ATTENDRE, LE DEBUT DU SIECLE PROCHAIN EN ESPERANT QUE L'HORLOGE TOURNE OU BIEN ALORS DE RECOMMENCER SANS CESSE JUSQU'A LA MORT.
AVIS AUX AMATEURS.
Avec Florence Pugh, Cosmo Jarvis, Paul Hilton et Naomi Ackie - KMBO - 12 avril 2017 - 1h29
Damn

Retour de la nouvelle star du rap américain. Kendrick Lamar semble être au dessus de la mêlée et atteint la perfection! Une fois de plus!
On avait franchement adoré le précédent effort du rapper Kendrick Lamar. Le son empruntait à toutes les musiques noires américaines pour un constat amer mais presque poétique. Le rapper se livrait avec une volonté étonnante et surprenait par l'aspect mélomane de son rap. C'était de la musique. Pas quelques beats pour poser une voix. La rigueur et la logique de To Pimp a Butterfly font du disque, une oeuvre célébrée instantanément. Le genre de disque qui met tout le monde d'accord.
Que faire après autant de renommées, de couronnes et de succès? Kendrick Lamar se met alors dans la peau d'un rapper. De Compton. Avec sa pochette obsolète et son titre en rouge, Kendrick Lamar semble revenir aux bases. Aux basiques du genre.
Chaque titre a un nom. C'est carré. Chaque titre a un style, une colère ou un flow. Kendrick Lamar recherche l'essentiel de son art. Il n'en fait pas trop. Maintenant qu'il a ses entrées un peu partout il invite tout de même des stars comme Bono et Rihanna!
Cependant il ne se trahit pas, ne tombe pas dans le piége du bling bling. Il arrive encore à être entreprenant et direct. C'est du rap puissant, nourri de paroles virulentes et travaillées. Bien entendu on verra cela comme un portrait au vitriol de l'Amérique de Trump. Sa paranoia. Son anxiété. Lamar a surtout une intelligence qui s'entend et nous percute agréablement, avec des samples réussis qui renouvellent sans cesse l'intérêt.
Damn confirme donc tout le bien que l'on pouvait penser ce nouveau héros du rap. Même s'il est pote avec Bono et Rihanna désormais!
Aftermath - 2017
Dr Strange

Vous en avez marre des héros masqués en collants? He bien Docteur Strange a le grand mérite de mettre en scène un personnage au look atypique, avec des pouvoirs magiques tout de même!
Marvel a envahi l'entertainment. Qu'il est loin le succès du premier Spider-Man de Sam Raimi! Depuis cette date, la célébre maison a bien grandie et s'est installée dans tous les médias. Au cinéma, ce fut l'invasion et on peut l'avouer: on en bouffe du super héros qui se pose des questions sur ses super responsabilités et fait des blagues face à de super méchants pas très futés.
Le docteur Strange est beaucoup complexe. C'est une sorte de Dr House qui voit sa carrière brisée par un accident et qui réapprend à vivre en découvrant les sciences occultes! Il découvre de nouveaux pouvoirs et donc de nouvelles responsabilités... mais il le fait avec un charmant second degré.
L'humour peut être une faiblesse dans ce genre de spectacle. Il désamorce souvent les tensions narratives. Ici, le concept est tellement bizarre que le rire nous rassure. Il finit par nous plaire ce drôle de docteur qui fait de la lumière en moulinant ses bras! Difficile de résister aussi à Benedict Cumberbatch, acteur anglais au regard ambigu, ravi de jouer les dandys héros!
Il y a bien entendu le bien et le mal, un sage mentor et un vilain craignos, des seconds rôles sympas et des effets spéciaux pour une fois impressionnants: tout le lot d'une production Marvel mais bizarrement, ca fonctionne assez bien. On ne va pas s'en plaindre: avec Marvel, on trouvait que le blockbuster d'aujourd'hui semblait malade, ce film serait un possible remède!
Avec Benedict Cumberbatch, Tilda Swinton, Chiwetel Ejiofor et Rachel McAdams - Marvel
Complotons peu mais complotons bien


Et oui, nous venons de vivre, et pour 2 semaines encore, une campagne électorale, qui, peut-être pour la 1ère fois de l’histoire, a vu le poids des réseaux sociaux, voire dans une moindre mesure, de chaines TV étrangères pas toujours bienveillantes (RT par exemple…), peser comme jamais. Certains diront que ça l’a rendue violente, boueuse, bordélique, et il serait difficile de leur donner tort.
Le grand blablabla reste néanmoins un gage de la liberté d’expression, rare finalement à travers le monde, même si, à force de la donner à ceux qui n’ont rien n’à dire mais n’arrête pas de l’ouvrir, même quand on a 3 neurones, même quand on est contre tout tout le temps, même quand on passe son temps à diffuser des fake news, pis à les croire sans recul, cela peut assez largement gangrener le débat, et pis de pis, à contribuer à balancer les pires horreurs, et tenter des les faire croire à un nombre non négligeable de personnes, de français.
Aussi, s’il est plus que caricatural de dire que tous les gens qui ont voté Le Pen sont des nazis, que tous les partisans de Mélenchon sont révolutionnaires coupeurs de testiboules de patrons, que tous les votes LR sont issus de catho intégristes, que tous les électeurs d’Hamon sont des fumeurs de weed, à l’heure où ce second tour prend ni plus ni moins l’allure d’un référendum sur un Pour ou Contre la poursuite de la démocratie en France, voir, avec une bonne dose de recul, le nombre de conneries, d’intox, d’absurdités primaires, qui sont balancés sur le candidat, qui, malgré de nombreux défauts, porte assurément, a minima, ou à défaut pour certains (beaucoup ?), des valeurs républicaines, et la préservation évidente de disposer pour au moins 5 ans de cette « liberté », peut faire sourire au premier abord, puis, franchement, faire peur, sincèrement.
A la lecture de nombreux trucs qui tournent sur les réseaux sociaux, à la volée, sur Emmanuel Macron, il pourrait apparaître désormais assez évident pour les fans de complot, des adorateurs du « on ne nous dit pas tout » ou encore pour les fans de régime nord-coréen que le leader d’En Marche :
- N'est sans doute pas complètement innocent dans l'affaire du petit Grégory !
- N'a assurément pas su avoir une ligne de conduite claire à 8 ans pour combattre les vulcains en faveur d'Albator.
- Que son passage en scooter près de la Mercedes de Lady Di aurait quand même bien pu contribuer à son accident.
- Ne se serait pas privé de regarder un match de NBA en bouffant un Big Mac en 1997, preuve de son évident libéralisme exacerbé !
- S'est laissé aller à manger un kebab un soir de cuite en 2001, ce qui tend sans nul doute à dévoiler son côté pro musulman !
- Qu'il a déjà dansé, en faisant les mouvements YMCA avec les bras à la perfection sur du Village People, lors d'un réveillon, d'où sa probable tentation à défendre les homosexuels de type pédés gays confins tarlouses.
- S'est marié avec une Brigitte, groupe, faut-il le souligner, qui a repris "Dans ma Benz" de NTM, juste pour avoir le soutien des banlieues du 93.
- A fait faire des travaux de plomberies dans son appart par un dépannage express à 2h du mat un soir d août 2008 quand son robinet de salle de bain fuyait, preuve de son goût de l'exploitation des gens qui bossent de nuit même l'été !!!
- A ri sur un sketch de Tatayé en 1987 à l’âge de 10 ans devant l’émission « Carnaval » de Patrick Sébastien, puis s’est vu offrir un DVD de Jeff Panacloc au Noël 2015, et pour finir à dit à Marine Le Pen lors du débat à 11 qu’il n’avait pas besoin de ventriloque !! Ahaha preuve que c’est une preuve dont sait pas quoi mais quand même ! ahaha !!!
- Passe ses vacances au Touquet, et que si on change 5 lettres, Touquet est l'anagramme parfait de Banquier, mais ça bien sûr, personne n'a fait le rapprochement !!!!
Allez, vivement que ça se termine tout ce bordel, et croisons les doigts au-dessus des urnes pour s’éviter le début de la fin.
J’vous embrasse.





