Hippopopopopopopopopopopotame

Gérald Genty s’amuse avec les enfants. Ca fait un disque. Et en plus il est bon!

Gérald Genty n’est pas très sérieux mais il est doué. Il aime les petites histoires simples, drôles et rapides. Il peut écrire une vraie mélodie ou simplement quelques lignes pour faire rire. Il compose de courtes fables avec de l’humour salvateur. Il frole la poésie avec ce sens découpé et dadaïste de la musique!

Il revient donc accompagné de deux bambins qui commentent les chansons ou s’inscrustent sur les titres. Gerald Genty sort son quatrième album mais heureusement ce n’est pas celui de la maturité. C’est tout le contraire.

En trente trois minutes, le chanteur réussit trente huit chansons rapidement exécutés mais toujours légères. Ca pourrait être le tout petit frère de Matthieu Boogaerts. Le minimalisme va très bien à Gérald Genty qui s’éclate comme un gosse dans une cour de récré.

Il se permet des fulgurances et de jolies mélodies. Il tournicote autour de jeux de mots plus ou moins foireux mais toujours joyeusement assumés. Il pourrait lasser mais cela va trop vite. Il rebondit d’idée en idée.

Il fait des bétises avec le sourire et rigole de tout! Il fanfaronne. En quelques secondes, il peut jubiler. C’est que l’on ressent tout le long de cet album au titre longuet mais bel et bien enfantin. On regresse avec bonheur en sa compagnie.

Si vous cherchez une alternative à Henri Dès ou Anne Sylvestre, ce disque a sacrément du style et du caractère!

Pias – 2017

Auteur: Pierre Loosdregt

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1 Comment

  1. Depuis longtemps Gérald Genty ponctue ses concerts, et ses albums de petites chansons courtes.
    Il a cette fois décidé de les rassembler, et d’en créer tout plein de nouvelles sur un album au titre pas court du tout, lui.

    38 chansons, qui passent parfois comme des virgules, en coup de vent, d’autres qui prennent un peu plus leur temps.

    38 titres qui s’enchaînent gaiement, jusqu’au tout dernier, qui livre une clé importante sur la signification du titre de l’album.
    Chaque nouvelle écoute nous fait découvrir un sens caché, un jeu de mots oublié, une astuce verbale discrète.
    Les protagonistes : Gérald Genty et ses deux fistons. On imagine le chanteur tenter et retenter mille fois de faire prononcer certaines phrases à ses enfants.

    Mes coups de cœur : “Poulet fermier”, “Madame Planchar et Monsieur Ferrar” et “Une chouette ulotte”… et le tout dernier titre, que je trouve assez émouvant.

    A noter, un magnifique livret dessiné qui propose une illustration riche pour chaque chanson. Il recèle un secret, saurez-vous le débusquer ? Il faudra acheter l’album en version physique pour ça 🙂

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