Tarzan

Allez faut descendre de sa liane pour retourner au boulot!
On se croirait bien dans un mélange de la (dernière) Planète des Singes revisité avec un peu du dernier King Kong: voilà donc le mythe du roi de la Jungle à nouveau revisité! Pourtant la légende de Greystoke est bien connue alors la déception est à la hauteur de l'attente d'un renouveau qui pour ma part n'est pas vraiment au rendez vous.
Le film remplit son contrat néanmoins. Tous les paysages sont absolument magnifiques. Les acteurs sont bien choisis. Alexander Skarsgard a un physique de nageur! Margot Robbie est à tomber par terre. Pas de mal à croire que l'on pourrait parcourir des forêts mystérieuses et dangereuses pour la sauver.
De son coté, Samuel L Jackson et Christoph Waltz sont très distrayants, loin de l'univers de Tarantino. Entre eux, il y a tout de même Tarzan qui fait ce qu'il à farie. Il gambade de liane en liane en sifflotant, ni plus ni moins.
Le tout est divertissant. C'est soigné même si les effets spéciaux fonctionnent mal au début avec le petit enfant Tarzan et les singes. Mais tout se rattrape par la suite heureusement. Sur le papier il n'y a rien à dire mais il manque un petit quelque chose, un grand twist de ouf en fait, pour tout faire basculer et scotcher les spectateurs à leurs sièges. A ce moment là, on aurait réellement apprécier le retour du roi à sa juste valeur.
Avis aux amateurs!
Avec Alexander Skarsgard, Margot Robbie, Christoph Waltz et Djimoun Hounsou - Warner Bros - 6 juillet 2016 - 1h50
Sélection BD: les vieux héros

Hello tout le monde, voici donc une nouvelle et enthousiaste chronique pour suivre l'actualité de la bédé. Evidemment, on ne pourra pas tout lire mais on va essayer chaque semaine de vous convaincre de jeter un coup d'oeil à quelques oeuvres qui méritent le coup d'oeil!
Durant l'été, on a bien glandé. On a bullé pour reprendre le langage des amoureux du 9e art. On va donc revenir en arrière avec quelques vieux héros qui continuent de garder la forme.
Evidemment, il y a le dernier Spirou, increvable journaliste qui n'en finit pas d'affronter le temps avec sa légendaire naïveté. Le petit groom s'est refait une santé dans sa collection régulière après une vraie remise en questions. Il a surtout lancé la mode des collections One Shot où un auteur a le droit de s'amuser avec le mythe.
Cette fois ci c'est Benoit Feroumont, réalisateur et auteur de bédé, qui fait rentrer Spirou et ses copains dans l'univers de la bédé girly. Il fallait oser et ca fonctionne plutôt bien avec ce plongeon inédit dans le monde de la Mode et un Fantasio plus fleur bleue que d'habitude!
Le dessinateur ose aussi fouiller dans le passé du célèbre aventurier en faisant intervenir sa mère. Il y a donc pas mal de révélations croustillantes dans ce volet au dessin un peu trop léger pour les puristes mais au rythme trépidant. C'est ça la valeur nécessaire à la bonne réussite d'un Spirou.
On peut dire aussi que l'on est surpris par le rythme du dernier épisode "vintage" de Buck Danny. Il s'agit du troisième épisode de cette nouvelle série assez sympa mais pas toujours convaincante. Ici, on se prend plus de passion que d'habitude.
Buck Danny et ses intrépides copains doivent courir après une bombe atomique perdue et se promène dans l'Asie post Hiroshima pour attraper une sombre organisation secrète au nom plein de promesses: Les Fantômes du Soleil Levant. Là encore, le rythme est soutenu et pour une fois, le coté old school s'efface au profit d'un vrai récit d'aventures qui hélas doit se conclure dans un prochain album. Pour une fois, on est impatient de jeter un coup d'oeil.
Nous sommes donc en 2016, et nous vous conseillons de lire Spirou et Buck Danny. Le vintage est à la mode, on n'arrête pas de le dire! A la semaine prochaine!
Les Fantomes du Soleil Levant: Zéphyr éditions - 48 pages - dessin: Arroyo - scénario: Ketty Formaggio, Frédéric Zumbiehl et Frédéric Marniquet-
Fantasio se marie: Dupuis - 68 pages - dessin et scénario: Benoit Feroumont
Kallagan au Point Virgule – Virtuose

L’humour potache qui fait mouche
1ère partie de Fabrice Eboue et de Jeff Panacloc, Révélation du Montreux Comedy festival 2014, Prix du Jury et Prix du Public du festival Mont-Blanc d'humour de Saint-Gervais 2015, Coup de Coeur de l'édition 2015 du "Point Virgule fait l'Olympia et Bobino", Kallagan est un jeune trentenaire à l’humour ravageur.
Le spectacle de l’humoriste est fondé sur la proximité avec le public propre au café-théâtre, en particulier au Point-Virgule, et son expérience conjugale. Kallagan a le don de la répartie, très rapidement l’analyse de la salle est faite. Les couples et célibataires sont plus ou moins identifiés. Le spectacle évolue entre incises avec le public et histoire de son couple.
Kallagan prône la théorie du septennat : 7 ans viennent à bout du couple. Père d’un enfant, Kallagan évoque son point de vue masculin sur la paternité, les visites chez le gynécologue – avec un accessoire dont on vous laisse le plaisir de la découverte - les relations avec le beau-père, l’accouchement, le tout en écho avec les réactions du public. Si l’humour est parfois trash et direct, déconseillé aux moins de 16 ans, la salle répond et rit à gorge déployée devant les mimiques ou jeux de scènes visuels du comique qui a l’art d’aborder la chose avec décontraction et beaucoup d’autodérision.
Le spectacle ne dure qu’une heure. On aimerait rester davantage pour prolonger les rires et découvrir Kallagan dans un répertoire de sketchs élargi. Une chose est sûre, le potentiel comique est là. Célibataires et couples, vous êtes prévenus : à l’issue du spectacle et des dialogues avec Kallagan, le cours de votre en vie en sera peut-être changé… A découvrir et à suivre de près.
http://www.lepointvirgule.com/content/kallagan
Le Point Virgule, 7 rue Sainte Croix de la Bretonnerie, 75004 Paris
Urban Cowboy

Allez on va bientôt refermer notre petite valise de vhs avec son lot de vieux films aux charmes variés. Avant de la ranger, nous profitons de l'occasion pour rendre hommage à une superbe actrice, devenue une légende de la décennie car elle a tout simplement dit non à Hollywood!
Debra Winger est une brillante comédienne. Comme Holly Hunter, elle est aussi belle et déterminée qu'elle est petite et volontaire. Urban Cowboy de James Bridges va la révéler au grand public. Son partenaire, John Travolta, est la valeur montante du moment. Il a cartonné avec Saturday Night Fever dont Urban Cowboy peut être simplement vu comme une version country.
En tout cas, elle tient tête au charisme évident du comédien et s'impose face à un Scott Glenn glaçant et puissant dans le rôle de l'ennemi intime du héros, champion de taureau mécanique! Evidemment, dit comme cela, ca ne fait pas rêver pourtant le film de James Bridges est une très belle histoire d'amour... ordinaire.
La photographie capte très bien l'ambiance nocturne des bars où les ouvriers viennent tromper l'ennui. L'amour ne serait d'ailleurs juste une illusion? C'est bien ce que demande ce drame, peu spectaculaire mais très attachant, où les danses deviennent de véritables duels. Ce n'est pas d'une grande subtilité mais ca sent bon le sud des Etats Unis, où les hommes se prennent un peu trop pour des cowboys, où les rêves ne sont pas si faciles à atteindre, où les femmes peuvent plus fortes qu'on l'imagine, loin de la cuisinière attendue par les virils cowboys!
Comme nous sommes à la fin des années 70, il y a une ambiance un peu gueule de bois! On pourra toujours rigoler devant les looks improbables des amateurs de taureaux mécaniques ou la musique très yankee, mais le constat est amer. L'orgueil est le mal de l'homme. Nous sommes loin de la politique Reagan qui va arriver rapidement.
Par la suite, Debra Winger va montrer qu'elle a un sacré tempérament et le public l'appréciera beaucoup. Elle réussit à piquer la vedette à Richard Gere (Officier et Gentleman) ou Robert Redford (L'affaire Chelsea Deardon). Elle se fait aussi assez rare. Tellement qu'elle décidera un beau jour de se retirer du monde! Ce tempérament restera dans la légende. La blonde Rosanna Arquette fera même un documentaire sur ce geste unique en son genre: dire merde à Hollywood. Un vieux loup solitaire au féminin en quelque sorte! Allez on revient sur l'actu mais promis on retourne prochainement dans les années 80!
Big day in a small town

Allez on continue notre petite balade dans les parties reculées de la musique américaine en rencontrant une chanteuse bien dans ses boots.
C'est de la chanson machée par un accent comme on les aime dans les bonnes vieilles chansons country. Il suffit de l'entendre pour être transporté au milieu d'une petite ville qui ressemblerait à celle décrites dans les films de Steven Spielberg.
Tout y est à sa place. Les personnes. Leurs fonctions. Les valeurs traditionnelles. Mais ce n'est pas non plus le monopole des conservateurs cette vision champêtre de la communauté. Brandy Clark met bien en valeur cette petite Amérique, rien de plus, avec une country assez moderne qui bien sûr n'est pas faite pour nous.
Il y a même un soupçon de pop qui risque de décontenancer ou agacer. Mais c'est franchement rigolo. Car tous les clichés sont célébrés avec une empathie typiquement américaine. Brandy Clark sait de quoi elle parle. Elle grandit à Morton dans l'état de Washington entre deux passions: la musique et le sport. Grace à une bourse, elle part à l'université et s'épanouit alors dans la musique, calme et caressante.
Elle écrit des choses peu tourmentées et parfaites pour un auditoire yankee. Elle a un vrai savoir faire. Certains passages sont horripilants, d'autres sont hilarants (surtout le roots Broke). C'est un cliché géant et un stéréotype vivant de l'Amérique d'aujourd'hui, apolitique et généreuse.
La chanteuse ne transforme pas le genre. Elle l'assume. C'est courageux. Pour nous, c'est un petit voyage anecdotique au coeur de la grande Amérique. Champêtre. Chaleureuse.





