Duo sur Nougaro, les demi-frères, Archipel

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Un duo sans cheveux offre un tour de chants, ponctué d’imitations et de sketchs autour du chanteur poète toulousain. Doués de talents complémentaires, les deux hommes prennent plaisir à entrer dans l’univers jazzy et humoristique du grand Claude. Chanteurs, musiciens, comédiens ils se frottent aux titres mythiques comme aux plus méconnus.

Vous serez troublés avec une vache au piano, une Marie-Christine comme vous n’avez jamais osé l’imaginer. Vous retrouverez les intonations de Nougaro en fermant les yeux, jubilerez devant des versions décalées d’Amstrong, Tu verras et Je suis sous mettant en scène des personnages loufoques.

Petit regret sur le choix des chansons. Certaines évidentes manquent et d’autres plus imperméables ternissent le spectacle.  On n’évite pas les passages à vide. Mais une version innovante d’un grand classique ravive l’attention. Les meilleures reprises sont celles avec humour ou assez proches de l’originales. On repère alors les fans de Claude Nougaro dans la salle qui chantonnent dès les premières notes de musique.

Fan inconditionnel du maitre ou simple amateur de la chanson française, venez rire et danser sur lui.

jusqu’au 14 janvier 2017

les jeudi et vendredi à 19H et les samedi à 16h30

Théâtre l’Archipel 

New Folk

De loin, on aurait bien l'impression de voir un rasta qui va encore y aller de sa petite reprise de Bob Marley ou Peter Tosh. Oups, trop facile d'étiqueter juste sur une pochette. Il s'agit d'un barde à l'ancienne et ça ne manque pas de charme champêtre!

Franchement on penser qu'il s'agissait d'un album de reggae mais on a ici un très joli disque de folk. Fallait juste se fier au nom du disque. New Folk. Pour la nouveauté, on nous ment un peu sur la marchandise. C'est très classique mais c'es surtout très agréable. Lion Says, alias Lionel Gardina, s'emploie à faire le joli métier de troubadour.

Son disque est un festival de guitares sèches. On est littéralement dans une forêt de guitares. Elles sont bien accordées et proposent de beaux accords, bien taillés. Ce n'est pas l'aventure avec ce jeune homme mais une promenade bucolique. On n'est jamais contre une petite sortie dehors!

Donc il faut profiter des douces harmonies vocales. Il y a un violon qui papillonne. La batterie ne s'excite pas. C'est toujours maîtrisé et très plaisant à l'oreille. Un échappatoire délicat et anglophile. Il fait penser à Richard Thompson, avec cet amour du travail bien fait et surtout pensé avec simplicité.

La spontanéité est la qualité de ce disque qui ne fait donc pas du tout dans l'originalité mais qui s'adresse à notre coeur avec sa joliesse et sa cohérence. Il n'y a pas de prétention chez Lion Says. Il arrive ainsi à nous laver la tête de tous nos soucis! Il rugit sagement mais pour mieux nous embarquer dans son petit univers boisé, à l'humilité bien agréable!

SSI Records - 2016

Cabaret Siméon L’amour n’ya qu’ça de vrai, Jean-Pierre Siméon, Essaion

Dans la cave en pierre de l’Essaïon, le nom de spectacle vivant n’a jamais aussi bien porté son nom. Ce cabaret rend vivante la poésie du directeur artistique du Printemps des poètes Jean-Pierre Siméon. Il la sort de sa forme écrite pour la faire voyager, nager se révolter et s’amuser.

On perçoit le monde dans toute sa complexité, de l’intimité d’un couple à l’âpreté de la vie à la rue, de la diversité du métro parisien au bricolage en passant par des mouvements de brasse en piscine. La poésie de Jean Pierre Siméon parle de tout. De ceux qu’on ne voit pas, comme de ceux qui se serrent dans le métro, ceux qui s’aiment ou qui s’enlisent dans une vie mollassonne. Les notes d’humour succèdent aux notes de gravité, les jeux de mots aux instincts de contestation.

L’auteur selon qui la poésie sert « à mettre les pieds du poème dans le plat de l’existence » a rencontré une compositrice et un chanteur. Et tous les trois se sont mis en cuisine pour concocter ce cabaret poétique musical. Avec son accent chantant, Wolfgang Pissors nous raconte ses poèmes comme des histoires qu’on écouterait bien chaque soir. Sa voix se marie à merveille avec celle d’Isabelle Serrand à qui l’on doit des arrangements musicaux réussis et une grande qualité de jeu au piano. D’abord assez strict, elle offre quelques scènes drôlissimes de lâcher prise.

On sort avec l’envie de lire : La poésie sauvera le monde.

« La vie et moi on est en froid »,

« J’aurais tant voulu pour toi faire le beau temps »,

« Le moustique pique La sangsue suce et le croco croque et le chat chasse

Tout décidemment menace et toi tu m’enlaces chéri et toi tu m’embrasses merci

L’amour n’ya qu’ça d’vrai »

Essaïon, du jeudi au samedi 19h30

Your Wilderness

Il y a peu on parlait d'un petit groupe qui n'en veut! Maintenant on va vous éclairer sur un autre groupe anglais qui date du Siècle dernier et qui n'a pas encore réussi à sortir de ses terres.

Your Wilderness est le onzième album de The Pineapple Thief, un groupe de Somerset, Angleterre. On pensait avoir une bonne vision d'ensemble sur la production britannique. He bien non, voici un groupe qui est bel et bien passé sous le radar et qui se fait remarquer aujourd'hui d'abord par sa jolie pochette, qui fait respirer le bon air!

Mais il y a donc un groupe derrière tout cela. Qui a de la bouteille. Visiblement, Bruce Soord est l'âme d'amnée de Chris Martin, le chanteur écolo humaniste et sympa de Coldplay. Comme lui, il défend un pop assez lyrique et qui peut s'écouter un soir de pluie ou durant une après midi de farniente. Sauf que ce chanteur joue un peu plus fort avec ses camarades.

Parce qu'il se rapproche plus d'un rock progressif, The Pineapple Thief a eu du mal certainement à s'imposer sur les radios. On a donc parfois des envolées électriques et des montées d'hormones sonores. Ca peut paraître kitsch mais c'est franchement sympathique car le groupe semble encore et toujours y croire.

Si on excepte une échappée atmosphérique de neuf minutes sur la fin de l'album, le groupe se résout à ne pas dépasser les cinq minutes ce qui rend l'ensemble lisible et assez appréciable. On peut se moquer - il y a de quoi - mais l'authenticité a quelque chose de touchante. Il y a toujours dans le rock progr, une candeur qui toucherait presque à l'enfance, avec ses héros, ses mondes imaginaires et cette volonté d'un ailleurs!

Kscope - 2016

Headache

Un rock qui dépote tout droit venu de Pologne. Ca ne va pas si mal dans ce pays.

Car il est de bon ton de faire un peu de géostratégie politique avant de parler de musique. Qu'est ce qui se passe en Pologne? Bon on sait que ce sont de farouches catholiques et que dernièrement, les djihadistes de cette religion voulaient que les femmes n'aient plus accès à l'avortement. Même si c'est un viol. Même si cela met en danger la vie de la femme.

Bref, la Pologne est un peu comme le reste du Monde. En déprime. En pleine prise de tête. Retrouvant des vieux réflexes de haine et de mésestime. Mais sois fier ma chère Pologne, pays de Solidarnosc, de Copernic, de Kieslowski et de Chopin! Tu peux t'enorgueillir d'être la patrie de Trupa Trupa, quatuor électrique qui nous rappelle les grandes heures du post rock!

Ils ont visiblement une passion pour les instruments de musique, qu'ils triturent et expérimentent avec une gourmandise non feinte. On pense à Pavement et Tortoise. Ce sont des explorateurs. Ils bétonnent des murs de son comme ils se laissent aller d'émouvantes mélodies. La voix est douce mais peut se transformer en tempête.

C'est ce qui fait plaisir dans ce groupe: ils sont impétueux. Ils supportent toutes les humeurs et ne s'enferment pas dans un genre, un style ou une mouvance. Il y a de belles plages élégiaques et des plages plus urbaines, plus grises, ou encore des moments délicieusement furieux. Ils sont en tout cas très libres.

D'apparence cela ressemble à un truc un peu dépressif mais finalement ils ressemblent à des cousins lointains de Deus, le groupe belge. Ils veulent s'échapper des conventions et tentent tout, à tout prix. Leur inconfort est finalement la richesse de l'album. Ca part dans tous les sens et c'est un feu d'artifice sonore! Du rock, ainsi ca fera mal à la tête pour certains mais c'est aussi une belle ouverture sur autre chose, un rock farouche qu'on entend de moins en moins! Une bouffée d'air frais! Merci la Pologne: quelle fraîcheur!

Ici d'ailleurs - 2016

Ma Vie de Courgette

La vie désenchantée du petit Courgette offre un film d'animation hors norme, qui aurait dû avoir quelques ambitions supplémentaires pour être le grand film de l'année.

C'est ce qui est bien dommage dans le film suisse de Claude Barras: il ne semble pas se rendre compte qu'il n'est pas loin de faire le film définitif d'animation. Mais bizarrement, on ressort de la séance un peu frustré. Une impression franchement gênante car le film est d'une tendresse rare et un regard franc sur l'enfance en souffrance!

Car ce n'est pas un divertissement pour tout-petits. Ce n'est pas du Disney et son prêt à consommer. Le film commence par un drame immense. Une jeune garçon perd sa maman, dans un accident bête. La vie d'Icare ne semble déjà pas drôle mais là, ca se complique. Un policier l'accompagne dans un orphelinat.

Il fait la connaissance d'une bande de gamins esseulés. Il y a la forte tête et le spectateur pense que tout va tourner autour de la rivalité entre Icare, dit Courgette, et son nouvel ennemi. En deux scènes, le film préfère souder les bambins dans l'adversité. Claude Barras embrasse la misère mais conserve comme il peut le regard de l'enfant.

La petite bande ne va mettre en lumière que des bons sentiments. Le quotidien est cruel mais qu'est ce que c'est beau que l'amitié, l'entre-aide ou la bienveillance. Barras ne connait pas l'amertume. Son animation est artisanale mais colle parfaitement à cette humanité qui se relève des coups durs.

A l'image de son héros, le film est une petite chose fragile, avec des moyens modestes mais qui met en avant de beaux personnages, touchants et drôles. Le chagrin se voit dans les yeux des enfants mais tout le reste ressemble à une éclaircie ensoleillée. Les enfants ne se résignent pas. C'est simple et très beau.

Mais un peu court. Le film ne dure qu'une heure dix. Il nous embarque dans une ribambelle de sentiments - ce qui est toujours un exploit extraordinaire lorsqu'il s'agit d'un film d'animation où l'artifice mène au vrai - mais nous lâche la main de temps en temps, trop séquentiel! Il semblerait que le scénario soit un peu léger.

Il ne faut pas bouder. C'est aussi la leçon que nous donne Courgette et ses potes. Le Monde à hauteur d'enfants n'est pas rassurant mais les petits semblent avoir bien plus de courage et d'entrain à changer le Monde que les grands.

Gebeka films - 19 octobre 2016 - 1h06

Chanson d’actu: November rain

Blossoms

La réputation est flatteuse. Le groupe a tout pour réussir. La pression est bel et bien sur Blossoms, nouveau chouchou anglais venu de Manchester.

Un groupe qui cartonne à Manchester ne peut que susciter la curiosité et une oreille attentive. Tom Ogden et son pote batteur Joe Donovan ont beaucoup écouté les gloires locales comme Oasis ou les Stone Roses: ils recrachent aujourd'hui une pop musclée avec une agilité qui a affolé la presse et les foules avant que le groupe ne sorte le moindre album.

Désormais c'est fait. Blossoms fut numéro un en Angleterre et continuera sûrement à jouer à guichets fermés de l'autre coté de la Manche. Le disque lui va servir à traverser un peu les frontières. Il y a le Brexit certes mais quand on peut choper quelque chose de bon de nos voisins anglais, on ne va pas se priver.

Et ce que l'on entend est bon: de la bonne grosse pop avec un chanteur à la voix fascinante et des refrains assez puissants pour se coller dans nos mémoires sans trop de difficultés. Il y a des titres accrocheurs et des paroles so british. L'ambiance est celle d'une romance dans un pub, avec des lads mélomanes! Bah pourquoi pas d'abord?

Le groupe sait effectivement tout faire en matière de pop anglaise. Il y a du synthé pour faire plaisir aux papas, quelques guitares pour les amateurs de rock, des refrains pour les midinettes qui lèvent les bras en l'air dès qu'elles entendent un morceau de Coldplay. Nous avons à faire à de vrais compétiteurs!

Ils ont des tronches de bébés rockeurs mais on sent vraiment que l'élevage de Manchester est de très bonne qualité. Les morceaux sont de choix.

Le nouveau joyau de la couronne a fière allure mais pour l'instant, ca manque un peu de corps. Ils exécutent les règles du genre avec une efficacité qui force le respect mais on n'a bien l'impression que la prise de risque est proche du zéro. On finirait presque par s'ennuyer. Mais bon on voudrait tellement nous aussi avoir un groupe comme celui ci sur notre territoire...

EMI - 2016

Chansons d’actu: Halloween

Partouse of cards et autres plaisirs minuscules…

Ahhhh, bah en voilà un titre qui accroche le slip pour bien démarrer la journée !!!
Subjugué devant mon petit écran depuis plusieurs semaines par la tournure des élections américaines dont les débats virent gentiment aux échanges de gougnafiers de bas étages, à grand coup de vieux dossiers sur qui a couché avec qui, sur des présomptions foireuses de touche pipi, ajouté à la folie légère du moment du vulgum pecus pour le monde des séries avec une croissance folle de Netflix à travers le monde, le tout saupoudré de la lecture de récents articles dans les trop super qui est le cool Inrockutibles sur l’engouement de notre bon peuple occidental pour le porno chic amateur, je vous propose, rien de sexuel entre nous rassurez-vous, quoique, de nous mettre dans la peau, voire dans le slip, c’est dire si vous êtes chanceux, vous venez de gagner 20cm en une ligne de texte, d’un producteur de films coquins cochons pubisso-fessses-zizi touche moi la nouille, et de tenter, de trouver des titres accrocheurs comme des morpions sur un pubis de prostiputes roumaines, si nous devions mettre en scène et mettre online des pastiches de série, en vogue, ou qui l’eut été (oui, vous venir de dire à haute voix lu tété, c’est parfaitement volontairement fin et astucieux comme un tractopelle).
Dans l’épiderme, donc, d’un producteur de « Jacqueline et Miguel », filiale catalane d’une société mère en vogue, partons donc sur un top 10 :
1. Partouse of cards : Au programme, des érections américaines, des stagiaires de 30 ans avec des big boobs, des bureaux ovales, une maison…blanche !

2. Docteur Gouine, médecin de femme : retour sur les femmes qui aiment les femmes qui aiment les femmes, dans le milieu hospitalier hostile des années far-west, ticket de métro inconnu à date, donc on fait dans le velu.

3. Rongeur strings : 4 jeunes hommes aux dents longues et à la moustache naissante découvrent les joies en mode 80’s du simple fil entre fesses de leurs contemporaines, quelques Aliens à la tob surdimensionnée viennent s’en mêler, magnifique.

4. Morpion break : Suspens haletant dans un pénitencier des USA des états-unis d’amériques, une douche pour cinq, du coup hygiène à parfaire, du coup slip qui gratte, toute l’intrigue repose sur du deal de potion pharmaceutique afin de réduire les démangeaisons du moins de façon temporaire, d’où le titre.

5. Met-la me, mets-là moi : Deux familles bobos de la petite couronne parisienne, découvrent l’échangisme entre deux team building à la Défense et des vacances à la Baule dans la maison familiale, subjuguant de vérité et de folie légère.

6. The Young poppers : Soutane en fleurs, salle de muscu et backroom dans les entrailles pontifuckables, ou l’apologie d’Adam qui se taperait bien Adam plutôt que Eve, et la pomme…bah dans la bouche…oups.

7. The godding dead : L’histoire follement vibrante de zombies qui, à force de sur-doser les niveaux de tonicité de leurs sextoys martiens, sont anéanties par des crises cardiaques colorectales, du grand frisson.

8. Games of trones : Pour les fanatiques de scatologie et d’uro praticité, les aventures SM de gentes dames et gentilshommes in the toilets of the castel of the « y’a plus de pq tu peux aller me chercher deux feuilles non non reste comme ça j’adore ».

9. Trou détective : Suite à la disparition de plusieurs anu’’ dans plusieurs caleçons de plusieurs personnes dans un seul Etat isolé de l’Amérique, deux spécialistes en ma matière mène l’enquêquête !

10. Homelangue : Au cœur du conflit moyen-oriental, les petits villages afghans de Boufmazout et Daivormoualepubi sont le théâtre d’une étrange épidémie d’excroissance linguistique chez les agents de la CIA. Tous les soupçons se portent vers chef djihadiste Abdou-Mokta Shattpafrech que l’on accuse de terrorisme chimique !
Voilà voilà, je sais je sais, c’est bas de plancher, ou ras la motte, aux choix, moi aussi je vous embrasse.

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