Star Wars VII le réveil de la Force

Non non cette chronique ne veut pas vous spoiler et on se taira sur les nombreuses surprises du film et les clins d'oeil nombreux qui font sourire. Nous on est plutôt surpris par les nouvelles planètes. La première planète ressemble à la Mer de Sable; la seconde, à la colline des Teletubbies; la troisième, à la petite station de ski de Saint Pierre de Chartreuse et la quatrième, à la Bretagne typique...
On fait les malins mais c'est pour vous préserver même si depuis quelques mois nous sommes tabassés par la promotion virale de la nouvelle trilogie initiée par JJ Abrams, roi des geeks, créateur des meilleures séries (en tout cas Alias et Lost), docteur Frankenstein de vieilles franchises (Mission Impossible et Star Trek).
On ne veut pas gâcher le plaisir. Abrams l'a bien compris lui aussi. Il reprend donc tout le vocabulaire visuel des premiers épisodes. Les vrais. Les authentiques. Les parents seront ravis. Les enfants se demanderont où sont les monstres géants, les batailles homériques et les chateaux gigantesques, en effets digitaux.
C'est fait, artificiellement, à l'ancienne. Abrams accompagne avec son habituel et judicieux sens du rythme, son goût pour les rebondissements et un renouvellement évident du serial old school. Ca bouge sans cesse dans ce nouveau Star Wars. Mais nous resterons silencieux.
D'ailleurs, vous connaissez tout sur la production de cette saga. Sur le choix des acteurs. Des retours annoncés. Du rachat de la franchise par Disney. Du coût. Des jouets. Des Vêtements. Des Happy Meal avec du Vador dedans. Bref, vous êtes encerclés par Star Wars mais est ce que cela empêche d'apprécier le spectacle?
La réponse est non: le revival de Abrams impressionne. Il nous venge des derniers épisodes, désincarnés, ratés, longs et pénibles. George Lucas sucre les fraises mais Abrams croit encore en sa potion magique qui avait la gloire des premiers films. Il ajoute quelques trucages plus sophistiqués mais conserve le charme simple de cette saga, son illustration naïve de la mythologie.
A une époque où l'on tue au nom de la religion, l'écho universel de la Force résonne très fort avec ce nouveau combat du bien contre le mal. Abrams ne fait pas dans la simple nostalgie: c'est un film contemporain qui dit des choses sur notre époque, un miroir déformant et passionnant sur l'humanité et ses symboles manichéens. La dérision avait parasité le travail de George Lucas: Abrams s'amuse comme un petit fou.
Bien entendu il ressort de vieux personnages. Il y a de l'émotion lorsque l'on retrouve les héros de notre enfance. L'arrivée de Han Solo dans son Faucon Millenium c'est une icone ressuscitée. Les batailles dans l'espace doivent tout aux appareils de l'Empire et des rebelles, rebaptisés ici le Premier Ordre et la Résistance.
Il y a les clins d'oeil et les nouveautés. Il fait table rase de la trilogie précédente sur la jeunesse de Dark Vador (il y a UNE référence aux Sith) tout en jouant sur l'humilité. Le film ressemble vraiment au tout premier film. Dans le fond comme dans la forme. L'Histoire se répète. C'est ce que semble dire le réalisateur. Il prépare une nouvelle guerre des étoiles: les méchants sont déjà d'affreux nazis fanatiques et les nouveaux héros sont de belles promesses pour l'avenir.
Il y a de la bienveillance chez Abrams et dans son nouveau film. C'est communicatif: non, on ne vous dit rien ici. On vous souhaite bonne chance.
Que la force soit avec vous pour le voir avant qu'un ami ou collègue vous lâche des infos!
Avec Daisy Ridley, Adam Driver, John Boyega et Harrison Ford - Lucasfilm Ltd - 16 décembre 2015 - 2h15
Louis Matthieu Joseph et Anna Chédid

Normalement, j'aurais dû démonter cette réunion de famille avec tous ses bons sentiments et tout ça. Mais le 13 novembre est passé par là et depuis ce boeuf familial est rassurant et fait fuir un peu nos idées noires. Salvateur!
A la première écoute, c'est presque insupportable. Les Chédid s'enferment une semaine dans un studio en Provence et font un disque avec les titres qu'ils reprennent sur scène. Cette tournée était inévitable. Le père est sympathique. Le fils aîné est surdoué. Le second garçon a une vraie personnalité et la fille a une voix impressionnante. Ils nous énervent avec leur succès et leur talent, les Chédid.
En plus ils sont plein de bons sentiments et de bonne volonté. Ils dénoncent la guerre, la violence, la maladie et chantent joyeusement l'amitié, la famille et l'amour. C'est un peu le monde des Bisounours. Heurusement leurs reprises sont séches et vont à l'essentiel. Il y a peu d'artifices, c'est ce qui sauve le projet!
Et puis il y a eu le 13 novembre 2015 et toutes ses horreurs. Ils passaient pour une bande de boy-scouts: ils nous rassurent avec leurs chansons pleines d'utopies, sans cynisme, sans sarcasme. Les Chédid, ils nous font du bien à la tête et même aux corps. Les riffs électriques de Matthieu sont explosifs dans ces nouvelles interprétations qui mélangent les compositions des quatre Dalton.
Les voix s'entremêlent bien et visiblement l'ego est oublié sur ce double album qui passe pour une lettre d'optimisme, de joie et de bien être. Une fois que l'on écoute ce disque, on n'a plus l'envie de s'informer, de se faire engueuler par les nouvelles, d'avoir peur d'ouvrir un journal.
On se voit juste dans une voiture à chanter ces quelques hymnes à la joie avec les gens qu'on aime. On veut répéter leur amour de l'autre. On se sent bien entouré de mots doux, de rythmes gentillets et de musiciens passionnés. On chanterait bien leurs variations de leurs hits autour d'un feu avec des chamallow. C'est le monde des Bisounours mais qu'est ce qu'on est bien avec eux! Pour l'instant, c'est un cadeau que peut nous donner la musique: profitons en!
Universal - 2015
Orestie, une comédie organique, Eschyle, Odéon

Justice divine et justice humaine, créatrices de mythe, destructrices de vie, destins innocents, destins corrompus, nous voici face à nos origines.
En une Trilogie
En trois actes
En une famille
Romeo Castellucci crève nos yeux, les scènes dépècent nos inhumanités, rien, rien auquel se raccrocher, il faut abandonner jalons, prudence, la quiétude si elle a jamais existée. La tragédie, la tragédie grecque, l’humanité son berceau de sang, les meurtres infanticides matricides parricides, les guerres les folies les viols les incestes, les vengeances le destin les jugements engagent le combat
La famille, la sacrée la putain le bras armé
Jalouse, menteuse, injuste
A la pointe de beautés dépouillées, hallucinées, Castellucci nous empale
Nus d’excès, abondance des chairs
« Si tu ne parles pas mon langage, parle avec ta main »
Elle parle, modelée sur des mots violents face au lapin blanc luisant, son masque colle à nos blessures, la boue du sang laboure nos esprits
Merde, cadavre, le fracas des origines
L’organique, la guerre de sang, la guerre des chairs
Leçon d’anatomie, sacré des scènes, tableaux éclairés à la bougie du temps
Clair-obscur, l’histoire universelle aux portes de l’Antique, le roi est fou, la guerre est folle, la chair est folle
Cannibalisme du regard, derrière le voile du mythe se joue notre raison
Les souillures au tranchant de la hache aux cris des larmes
Coups portés, disque déraillé, tout ce qui est matériel est suspendu au-dessus du plateau, les corps y rampent y souffrent y saignent y jouissent
Exécutions sommaires, dépouilles et drapeaux noirs, images d’apocalypse baignées de rouge
Têtes découronnées
Tirades la peau collée au visage, les mots collés à la bouche
Guerres sources de sperme de trahisons de pouvoirs, les mythes se croisent, se chevauchent jusqu’à la CHUTE
Histoires du langage dévoreur de langage, il faut tuer la mère baiser le père tuer son père baiser sa mère tout est à recommencer réinventer répéter, mouvement de balancier, les corps blancs comme de Butô, les sources originelles, l’écho, on rhabille l’hérésie on immole le rêve
Terre d’inceste, tête à cornes, oscillation du temps sur le poitrail de la bête
Les singes pleurent
Un souffle vital élève les dépouilles et ressuscite les morts
Les symboles à toute allure inscrivent leur langue
Aveugles, à présent nous pouvons voir
Jusqu’au 20 décembre 2015
Au théâtre de l’Odéon - Paris 6e
Orestie (une comédie organique ?) d’après Eschyle
de Romeo Castellucci
avec Loris Comandini, Giuseppe Farruggia, Marcus Fassl, Carla Giacchella, Antoine Marchand, NicoNote, Marika Pugliatti, Fabio Spadoni, Simone Toni, Georgios Tsiantoulas
Ben, Eco-responsable, Lucernaire

Vous l’avez entendu sur les ondes ou vu à la télé, BEN est « en live » au Lucernaire jusqu’au 3 janvier prochain!
Le Lucernaire, ce lieu mythique de Saint Germain des Prés, qui a accueilli Laurent Terzieff mais aussi Sylvie Joly ou Michel Boujenah, a aussi une tradition du stand-up (et du spectacle jeune public, mais c’est un autre sujet…).
BEN, c’est cet élégant trentenaire avec des airs de Guy Bedos et un style bien à lui, plutôt cruel et absurde, mais pas seulement.
BEN ne sourit jamais et n’aborde que des sujets sérieux, en s’autorisant de longues digressions dans un univers complètement loufoque.
Comme il s’ennuie beaucoup dans la vie, et parce qu’il est un peu fainéant, il regarde la télé et ses nombreux documentaires. De ses heures de visionnage solitaires, il tire une compilation de sujets qui donne un aperçu de notre monde d’aujourd’hui…
Pourquoi manger bio? Que répondre à ceux qui prétendent que le bio, c’est de la foutaise? Quelles sont les véritables conditions d’élevage des animaux dont nous consommons la viande? Pourquoi le frelon asiatique décime-t-il nos abeilles européennes? Notre ventre est-il notre deuxième cerveau? Pourquoi le même jargon managérial s’est-il imposé dans les entreprises, quel que soit leur objet et leur taille? Que raconte au juste « Phèdre » de Racine? Qui est « Oui-Oui »? Autant de questions passionnantes qui éclairent notre époque et notre « environnement » psycho-social. Le public, conquis, en redemande.
Des bons mots, de la lucidité, un jeu d’acteur sensible et un rythme énergique: excellente soirée garantie!
jusqu’au 3 janvier 2016
Du vendredi au dimanche,
Au Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006
Vendredi et samedi à 21h30, le dimanche à 20h
Réservations: 01 45 44 57 34
Le Club des Divorcés
A mon tour de vous donner quelques conseils de cadeaux imparables. Pas de robot géant dans ce manga mais une étude fine et passionnante de l'extrême solitude au Japon.
Yuko est une jeune divorcée. Nous sommes au tout début des années 70 et ce n'est franchement pas bien vu. Son mari continue de la voir et de la torturer. Elle, tente de tenir son bar d'hôtesses avec sérieux et professionnalisme. Mais l'intime se mêle au boulot et Yuko n'en finit pas de payer son statut de femme divorcée.
Mentor de Jiro Taniguchi, Kazuo Kamimura est mort à 45 ans mais il a laissé une oeuvre conséquente, avant gardiste et surtout féministe. La place de la femme est omniprésente dans ses récits qui ont touché tous les genres. La production du maître est impressionnante.
C'est un bonheur de redécouvrir son oeuvre dont ce Club des Divorcés qui sera publié en deux tômes. Le premier est copieux mais montre le morne quotidien d'une marginale qui ne veut pas le rester avec un sens de la mise en scène d'une modernité assez renversante.
Le coup de crayon est charmant car marqué par les années 70. Mais on est abasourdi par la spectaculaire mise en page dont est capable de dessinateur qui décrit avec un culot monstre la vie de Yuko. La femme est femme d'affaires et une personne sensible. Le manga est une vraie étude de moeurs, délicate mais aussi capable de crudités étonnantes pour l'occasion.
L'oeuvre est ambitieuse et dépeint avec une justesse évidente la condition des femmes dans un Japon réactionnaire et défend tous les marginaux, les rêveurs et les noctambules. Entrez dans le Club, vous ne le regretterez pas!
Kana - 504 pages T.1
I/III

On a beaucoup parlé de Pain Noir mais il ne faut surtout pas passer à coté de Bruit Noir. Un rock déprimé mais très vivant.
Il faut avoir les idées claires et ne pas avoir d'une facilité à la dépression. Pascal Bouaziz et Jean Michel Pires, deux membres de Mendelson, groupe français extrêmement ambitieux (ils viennent de sortir un très chouette triple album), fabriquent dans leur coin, une musique protéiforme, engagé et plutôt pessimiste.
Un boeuf entre amis est devenu un disque furibard et lorgnant sur un rock noir et décalé: pas étonnant qu'une chanson se nomme Joy Division. L'introspection des auteurs est totale et pas franchement optimiste. Cela broie du noir. Pour en sortir un son énergique!
Le coeur des musiciens bat au travers de dix chansons sans filtre, basés sur des rythmes binaires et une voix qui nous offre des confessions que l'on entend peu sur les sillons d'un disque. C'est très étrange. On ne serait pas loin de l'univers claustrophobique de 1984 de George Orwell. Bruit Noir se nourrit des misères de l'existence et des angoisses existentielles. Très belles interrogations sur le départ en province ou l'enfermement dans le travail. Que des sujets stressants et une vraie misanthropie!
Pourtant ce n'est pas déprimant. L'étrangeté est omniprésente. L'adjectif baroque irait bien au concept des deux musiciens. Mais il y a de la vitalité qui transperce. Les musiciens se promènent sur des terres inconnues et Bruit Noir est un groupe vraiment avant gardiste. Il se transporte ailleurs: il transforme sa morne déprime en musiques passionnantes. Un vrai ovni!
Ici d'ailleurs - 2015
Roméo et Juliette, Éric Ruf, Comédie française

La pièce des amoureux de Vérone publiée en 1597 a ici son action déplacée dans l’Italie pauvre des années 1930. Surpris d’apprendre que la pièce n’a pas été donnée à la Comédie française depuis 1954, le moment s’en révèle d’autant plus historique.
Dans un décor de Vérone décrépite, Roméo et Juliette mis en scène d’Eric Ruf veut déjouer les attentes, démystifier l’histoire. Il réjouit parfois, déstabilise aussi. Pas de coup de foudre, une scène du balcon difficile à comprendre, un bal version music-hall, une Juliette aux allures d’Audrey Hepburn, un père déchainé déclenchant des scènes de rire impromptu.
Après un début difficile accentué par des approximations de texte, l’arrivée de Juliette impulse une belle énergie. Le rythme rapide témoigne de la fulgurance de cet amour culte. A chaque représentation de cette pièce de Shakespeare sur les planches, l’on se met à nourrir l’espoir vain que dans ce Roméo et Juliette l'amour durera toute leur vie.
C’est non sans audace qu’Eric Ruf a choisi ses comédiens dans la troupe. Serge Bagdassarian en Frère Laurent est convaincant. Laurent Lafitte et Pierre-Louis Calixte en Benvolio et Mercutio nous amusent, nous séduisent. Ils portent la fougue des jeunes de manière remarquable. Le choix de Jéremy Lopez pour Roméo laisse plus à désirer. Mais Suliane Brahim, malicieuse, gracieuse et encore petite fille en présence de son père incarne une Juliette extraordinaire.
Le nouvel administrateur général de la Comédie française reconnait en note d’intention avoir voulu retirer tout romantisme superflu. Mais un Roméo et Juliette intellectualisé qui ne fait pas rêver d’amour a des chances de décevoir.
« Pourquoi insultes-tu la vie, le ciel et la terre ? La vie, le ciel et la terre se sont tous trois réunis pour ton existence ; et tu veux renoncer à tous trois ! Fi ! fi ! tu fais honte à ta beauté, à ton amour, à ton esprit. Usurier, tu regorges de tous les biens, et tu ne les emploies pas à ce légitime usage qui ferait honneur à ta beauté, à ton amour à ton esprit. Les bénédictions pleuvent sur ta tête, la fortune te courtise sous ses plus beaux atours ; mais toi, maussade comme une fille mal élevée, tu fais la moue au bonheur et à l’amour. Prends garde, prends garde, c’est ainsi qu’on meurt misérable. Allons, rends-toi près de ta bien-aimée, comme il a été convenu : monte dans sa chambre et va la consoler ; mais surtout quitte-la avant la fin de la nuit, car alors tu ne pourrais plus gagner Mantoue ; et c’est là que tu dois vivre jusqu’à ce que nous trouvions le moment favorable pour proclamer ton mariage, réconcilier vos familles, obtenir le pardon du prince et te rappeler ici. Tu reviendras alors plus heureux un million de fois que tu n’auras été désolé au départ… Va en avant, nourrice, recommande-moi à ta maîtresse, et dis-lui de faire coucher son monde de bonne heure ; le chagrin dont tous sont accablés les disposera vite au repos. » Acte III, scène 3
Jusqu'au 30 mai 2016 Comédie française, salle Richelieu
Roméo et Juliette de William Shakespeare
Mise en scène et scénographie : Éric Ruf
Costumes : Christian Lacroix
Avec :
Suliane Brahim (Juliette)
Jeremy Lopez (Romeo)
Ze Craignos Monsters Le retour du fils de la vengeance

Personne ne me met à la porte donc je continue avec mes petits bouquins favoris de l'année. Et on profite du nouveau Craignos Monsters pour célèbrer Jean Pierre Putters et son magazine, Mad Movies.
Car tous les jours, on l'entend: la presse va mal. Le papier n'est plus à la mode. Pas besoin d'un kiosque pour s'informer. On peut tout trouver sur internet désormais. Alors les journaux sont devenus frileux. Même les Cahiers est moins mordant qu'avant. Le cinéma sur papier, c'est de la publicité et des belles photos, point!
Heureusement il y a Mad Movies! La passion qui habite le titre ne faiblit pas. Quarante ans que ça dure. Et on doit cela au sympathique Jean Pierre Putters. Il boude un peu la nouvelle rédaction depuis quelques temps mais ce monsieur a bien senti qu'il y avait un public pour disserter sur les vampires, les robots et les monstres de tout poil.
Le revoilà donc avec un 4e volume des Craignos Monsters, anthologie sans fin sur les bestioles qui hantent les nanars, les séries B et l'inconscient collectif. Il a changé sa méthode de classement mais il se veut plus rigolo et joue plus sur les effets visuels avec quelques créatures en caoutchouc magnifiquement loupées.
Préfacé par Joe "Gremlins" Dante, le livre brosse le portrait de quelques papes du genre (Franco Nero, Roger Corman) et les grandes figures de la série B. On a donc droit à nos monstres géants, les créatures de Frankenstein et quelques morts vivants très à la mode ces dernières années.
Par apport aux essais précédents, celui ci sent un peu la redite mais le plaisir est communicatif. Même la répétition ne fait pas de mal à l'érudit ou aux amateurs de films de genre. Ca fait parti du jeu: car les films aux titres grandiloquents se succèdent et Putters prend un malin plaisir à nous conter des récits improbables, idiots ou politiquement incorrects.
Ca part un peu dans tous les sens mais c'est une vraie joie de lire cette histoire Bis du cinéma, beaucoup plus abordable que la grande, l'officielle, la vertueuse! Pas si craignos que ca!
Vents d'Ouest - 240 pages






