Christmas Song: Please daddy (don’t be drunk in Christmas)

Et finalement j’vais faire Tapie…

tapie

 

Voilà, touche à sa fin une tumultueuse année 2015 où se seront entrechoqués des djihadistes barbus fous, des jesuischarlie, des frontistes nauséabonds, des James Bond qui fait du bruit quand il spectre, des retours de la force du futur de la force de l’avenir du passé en bref « Dark Vador chez les nudistes Episode 12 », des coupeurs de tête de patron, des arracheurs de chemise de patron, des Robocop21 plus fort que la pollution de la force du futur du passé, des Shy’m qui se casse la gueule à Bercy, des co-pilotes kamikazes au milieu des montagnes de PACA, des Rocco University for the student zizitoutdur, des Narcos sur Netflix qui wow prend ta claque dans la gueule de los traficantes de la serie buena soupeerrr trop bien, des Secret Story épisode 12 avec Dark Vador pintade pétasse en guest mon dieu que la France est conne des fois, des Retour vers le Futur de y’avait un truc marqué sur le tableau de bord du coup ça fait le buzz mon dieu que le geek est con des fois, des Fifa16 qui ressemble étrangement au Fifa15 qui ressemblait étrangement au Fifa14 qui lui-même ressemblait étrangement au Fifa13 qui lui-même…le tout enrobé d’un Platini qui va bientôt perdre sa platinium, d’un XV de France qui est qui s’est fait déchiqueter façon brutale par des All Blacks bien bien, du retour en force du vinyle, du retour en force de ma sciatique, d’un Thalys au pays des Marvels, du fait que je n’ai pas fini le livre « Le Passager » parce que finalement j’ai vu la série et que même si je me suis endormi devant pas on va dire que je l’ai vu/Lu hein et pour conclure bah j’viens de changer de bagnole mais ça finalement on s’en tape pas mal les testibloules.

Pour couronner le tout, et oui quand c’est fini y’en a encore, puisque c’est l’année des retours et des revenants, très bonne saison 2 au passage, mais non pas le Passager vous suivez rien de rien bordel, il en est un qui en cette fin d’année tente un coup à la phœnix, non non pas Strauss-Khan pour 2017, mieux que ça, mon Bernard Tapie qui, même s’il a une petite ardoise de 400 millions chez LCL Crédit Lyonnais façon « dis donc Bernard c’est bien gentil de payer des coups aux copains mais ça serait sympa de payer ta note, en fait t’as pris 59895556 Mojitos, 80232 Heineken en pression, 69832 Pastis sans glace et 98000 verres de Sauvignon, c’est pas que je t’aime pas, t’es un bon client mais là y’a la patronne qui gueule », et qui, peur de rien, se propose de refaire de la politique et foutre sur la gueule du FN car il est plus que tout le monde et que seul lui peut les vaincre, limite si Bernard ne va nous faire un projet d’armées marseillaises composées d’anciens supporters de l’OM pour mettre sur la tronche à Daesh pour purger la dette, et oublie donc qu’il a toujours évité d’affronter le vieux Le Pen en face lors d’une élection, qu’il a du son salut à une élection législative des 90’s uniquement parce qu’il y avait triangulaire et que son score à une élection européenne en battant d’un fil le FN avait été savoureusement orchestrée par le fin Mitterrand pour emmerder Rocard en face…bref, mon Nanard, sans rire, paye ton truc et arrête de rouler les mécaniques…

Allez, j’vous souhaite de bonnes fêtes de nowel et toussa, rendez-vous en 2016 et comme d’hab’ et pour la dernière fois de l’année…bah j’vous embrasse,

L’envahisseur

Voici un album qui convient parfaitement à l’actualité cinématographique du moment ! Star Wars n’a plus qu’à se rhabiller!

C’est grave : Stella envoie peut-être son dernier message de la station spatiale. Elles ne sont plus que deux à bord, elle et la babysitteur humanoïde. Maman a disparu depuis plusieurs jours et Papa est parti à sa recherche. Pas de nouvelle depuis.

Ils ont été enlevés par un extra terrestre, c'est certain....Il faut réagir ! Quelle angoisse ! Heu mais avant de lancer l’assaut, il faut faire un tour aux toilettes …

Que cet album est drôle et touchant !

Son allure un peu kitsch donne le la, mais tout de même on n’est sûr de rien. C’est peut-être sérieux. Les envahisseurs ont-ils vraiment débarqué ? Cette petite fille est-elle vraiment la seule à pouvoir réagir ? Joue-t-elle ? Pourtant elle est convaincue et convaincante !

Qui est cet envahisseur si inquiétant ? Sylvain Victor propose là un ouvrage très réussi. Mêlant humour, suspense, clins d’œil à quelques références cultes, couleurs vives et polices d’écritures des années 80, il embarque son jeune lecteur dans l’imaginaire.

C’est parfois pas mal de s’inventer des histoires, des jeux, quand on est inquiet ou que des évènements familiaux risquent de bousculer un tantinet votre vie bien tranquille …

Dès 5 ans

Sylvain Victor

L'atelier du poisson soluble

Une Guerre pour moi

On ne connaît pas son prénom, non ! On sait seulement que son "frère de tous les jours", c'est Amal, un gaillard pas tellement plus vieux qui se promène toujours avec une mitraillette dans les rues de cette ville, dévastée par la guerre.

Ils fondent d'ailleurs avec d'autres enfants un "groupe pour la guerre", s'entraînent et s'entraînent encore à tel point qu'ils n'ont même pas peur.

Le narrateur, quant à lui, est trop petit pour porter un fusil, mais il est parfait pour porter les munitions et partir en éclaireur espion....

C’est la guerre, la vraie. On aimerait croire que c’est un jeu, mais non.

La guerre est la, énorme, monstrueuse, juste au dessus des épaules des enfants qui ne semblent pas y attacher plus d'importance que cela. Est-ce du courage, de l’insouciance ? Est-ce tout simplement leur vie, leur « ordinaire » parce qu’ils n’ont rien connu d’autre ? Sont-ils enrôlés, grisés par la propagande ? Où sont leurs parents ? En-ont-ils encore ?

Autant de questions sans réponse, pourtant si proches de celles que nous nous posons – enfants comme adultes – face à l’actualité des jours passés.

Voilà un ouvrage cruellement magnifique, illustré de noir et de rouge sang, à l’écriture ciselée : "Alors mes yeux se sont remplis de l'arme. "

Un ouvrage qui laisse des traces, à lire accompagné à partir de 7 ans, un ouvrage qui mérite ensuite d’en débattre… un ouvrage si posément violent.

De Thomas Scotto Barroux

Carré Blanc  les 400 coups

Mandarine

Disque de Noel! C'est le retour le plus sympathique de l'année. On ne les attendait plus vraiment. Les innocents ont prouvé à quel point leur absence était une erreur. Leur disque est une jolie pépite de pop à la française.

Mais on avait suivi du coin de l'oreille les parcours individuels de JP Nataf et Jean Christophe Urbain. Le premier se cache derrière une barbe, réalise quelques projets solos (ou rigolo comme les Wantones) et joue le rôle de producteur parisien tandis que le second poursuit lui aussi une jolie carrière de producteur.

Le groupe s'était disloqué en 2000. Il renaît quinze ans plus tard sous la forme d'un duo des deux chanteurs du groupe, toujours aussi amoureux de la pop anglo saxonne et de la poésie des mots. Finalement on les retrouve là où on les avait laissés. Ils sont toujours aussi bons lorsqu'il faut faire de la pop. De la vraie: avec harmonies vocales et guitares entraînantes.

Ce n'est pas un retour fracassant. Le naturel reprend le dessus: les deux hommes n'ont pas d'égal pour écrire une chanson joliment articulé, entre rock et folk, servie par des textes toujours un peu mystérieux mais d'une douce délicatesse. Ces deux là manquaient franchement à l'industrie française. Quel bonheur!

Il ne joue pas sur la mélancolie ou la nostalgie. Leurs titres sont intemporels et peuvent plaire à plusieurs générations. La production est soignée. Les deux hommes ne se refusent rien avec des intrusions instrumentales qui donne l'envie de réécouter leur disque beaucoup trop court pour un retour aussi tardif. Mais ils offrent trente sept minutes de joie intense et de chansons écrites avec une malice bien trop rare.

Goutez cette mandarine. Un régal tout simplement.

Jive Records

Le doudou de maman

Mais pourquoi est-ce que Maman a toujours le droit d’avoir son doudou avec elle ? Pourquoi ?

Dans son lit, dans la cuisine, dans la rue, même au travail, son doudou est toujours là à portée d’elle. C'est trop injuste ! Et puis, il serait temps qu’elle grandisse tout de même !

"Je" (la petite fille narratrice) lui enlève durant toute une journée. C’est la catastrophe, impossible pour elle de survivre. Branle-le bas de combat dans toute la maison comme si la vie devait s’arrêter pour ça !

Maman, c'est vraiment une petite fille ! Pfff ! Quel album délicieux ! Et à bien y songer s’adresse-t-il vraiment aux enfants ? Je crains que le message soit pour nous ! Nous les adultes complètement scotchés à nos téléphones portables ! Oui, je le crains !

C’est vrai que nous sommes souvent pathétiques avec cet engin, oubliant le présent, négligeant la vie, notre entourage proche, nous comportant encore plus mal que les petits avec leurs doudous …

Qu’en penserait Dolto ?!

Denis Lévy-Soussan et Marjorie Beal nous proposent un ouvrage drôle, gai, moqueur, un peu mystérieux, plein de bon sens et franchement pétillant.

La première page fait craindre le pire, truffée de stéréotypes, et puis très vite le lecteur est piégé ! Que c’est bon que les enfants se moquent un peu des grands !

Dès 3 ans, jusqu’à 99 ans…

Denis Lévy-Soussan et Marjorie Beal

Les éditions du Ricochet

Christmas song: Christmas in Hollis

For One to Love

Disque pour Noel. Ca y est. On arrive bientôt à l'heure du bilan et voici quelques albums de l'année que l'on doit retrouver dans la hotte du Père Noel. On commence par cette chanteuse acrobate des gammes et véritable rayon de soleil pour lutter contre la morosité.

Car Cecile McLorin Salvant n'est pas une décliniste, une gardienne du temple, une chanteuse qui brode sur des vieux répertoires. Bien entendu elle n'a pas peur de se confronter à des chansons connus mais elle a surtout la volonté évidente de se différencier des autres.

Sur le marché du jazz féminin il y a (beaucoup) de monde: pour se faire une place, il faut du caractère. Après un premier disque remarqué et la première place du concours Thelonious Monk en 2010, la jeune femme franco américaine, affirme ici un appétit vorace, prêt à casser la baraque.

On est happé par son espièglerie et sa voix qui fait littéralement le grand huit. Il y a des classiques. Elle semble avoir un petit faible pour Julie Andrews et les comédies musicales de Broadway. Mais l'emphase n'est pas musicale.

Tout est dans la voix. Elle en fait parfois des tonnes mais c'est toujours au service de la musicalité (elle rappelle de temps en temps Bobby McFerrin et ses expérimentations vocales). Elle en fait peut être un peu trop mais Cecile McLorin Salvant met beaucoup de coeur dans ses interprétations. On ne peut pas être insensible à cette façon de chanter qui pourrait être une façon de jouer la comédie.

Elle remet au goût du jour cette sorte d'exagération qui ne tourne jamais à la démonstration. Elle visite le répertoire large du jazz mais elle ose aussi de belles compositions plus contemporaines, aidés par une orchestration classique, discrète mais d'une redoutable sensibilité. Elle s'affranchit l'air de rien, avec une aisance spectaculaire.

C'est un disque de jazz qui refuse de regarder complètement derrière et n'a pas peur de l'avenir, de la nouveauté et de l'originalité. A une époque où le mot frontière fait frissonner, ce disque nous console. Un petit bonheur à écouter et réécouter.

Mack Avenue - 2015

Convergence

Pour votre liste de Noel, on vous se permet de vous proposer quelques idées. Si vous voulez être au top de la hype, voici le disque le plus ouvert et moderne de l'année: un concentré d'intelligence et de beats entraînants!

Il se passe des choses dans le monde de l'electro made in France. On a vu la naissance cette année d'un chouette dj, The Avener et maintenant c'est un nouveau duo de bidouilleurs qui fait parler de lui, Synapson. La French Touch semblerait se renouveler.

Air est divisé. Justice a un peu disparu. Et on ne parle pas de Daft Punk qui réalise son rêve: ils sont désormais américains! Synapson arrive donc sur une place chaude et abandonnée: ils devraient être le nouveau duo à la mode et cela serait amplement mérité.

Il y a des hits pour danser mais pas que. Ce que l'on apprécie énormément chez ce duo c'est son ouverture d'esprit. Effectivement, leurs neurones et leurs synapses fonctionnent bien: leur electro se nourrit de musiques très différentes. Il y a des choses commerciales comme l'imparable All in You ou le contemporain Fireball.

Il y a aussi de l'inspiration africaine et des blues électroniques du plus bel effet. Les gaillards apprécient les sonorités différentes, peu conventionnelles. Ca fonctionne parfaitement. Le disque nous permet d'échapper aux habituelles effets de style ou ils sont réhabilités par une voix nouvelle ou une idée inattendue. En tout cas, les morceaux se succèdent mais ne se répètent jamais.

Alexander Chiere et Paul Cucuron, les deux musiciens de Synapson nous font danser mais avec une grande exigence, lorgnant sur l'afrobeat, le funk et le jazz. Les sonorités electro souvent froides sont ici, chaudes et même brûlantes. Il y a un désir de metissage et de jeunesse qui font plaisir à entendre. Ce disque a tout pour plaire: une bonne occasion d'avoir de l'espérance!

Parlophone - 2015

Le Pont des Espions

Un avocat découvre le monde de l’espionnage et des agents doubles en pleine Guerre Froide. L’idéaliste Spielberg  réussit l’un de ses meilleurs films. En toute simplicité. Comme Star Wars, ce serait dans les vieux pots qu'on ferait les meilleurs films.

Rudolf Abel est arrêté par la CIA. Nous sommes en 1957, en pleine guerre froide et ce peintre serait un espion au service des Soviétiques. Un avocat doit le défendre. James Donovan se retrouve dans un drôle de sac de nœuds lorsqu’un pilote américain est capturé par le camp adverse.

Donovan est un peu obligé de défendre le traître. Tout le monde se met à le regarder de travers. C’est justement sur ce regard que Spielberg va construire sa mise en scène. Sage et mature, le cinéaste retrouve  son ami, Tom Hanks, incarnation bienfaisante de l’américain moyen, pétri de valeurs humanistes.

Avec un autre réalisateur, cela aurait pu virer au pamphlet patriotique. Avec Spielberg, on se met à aimer ses ennemis, pris dans l’Histoire. Car le manichéisme ne tient pas la route. Spielberg connait bien ce penchant américain mais il le balaie par un jeu de miroir et de regard qui fonctionnent avec une élégance rare par les temps qui courent.

C’est une mise en scène délicate, entrecoupée par des morceaux de bravoure incroyables comme le premier quart d’heure silencieux et chorégraphié ou une scène de crash prodigieuse. Mais dans l’ensemble ne fait pas de vagues. Car il défend un propos. A la manière d’un Clint Eastwood, Spielberg défend un humanisme posé et rassurant dans notre époque trouble.

Le jeu de diplomatie est jubilatoire. La négociation est subtile. La mise en scène s’amuse des ambiguïtés des deux (ou trois) forces en présence. Il n’y a pas de cynisme dans ce film mais un vrai esprit ludique qui doit peut être beaucoup à l’intervention des frères Coen dans le scénario.

Rudolf Abel (l’excellent Mark Rylance) pourrait apparaître dans un film des Coen : personnage opaque et résolument comique. Il ne fait pas grand-chose mais apporte un décalage étonnant qui permet au film d’ouvrir des parenthèses presque drôles. On est au-delà de la reconstitution historique, elle aussi, très impressionnante.

Le Pont des Espions ne sera pas le plus grand succès du réalisateur mais une de ses réussites les plus abouties. Un thriller hors norme alors qu’il célèbre un certain académisme. Un dualité qui va bien à un film où tout le monde joue un double jeu !

Avec Tom Hanks, Mark Rylance, Austin Stowell et Sebastian Koch - 20th century fox - 2 décembre 2015 - 2h12

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