César 2020 : Quand les César perdent le nord !
Fév29

César 2020 : Quand les César perdent le nord !

L’artiste César doit se retourner dans sa tombe. La statuette de l’artiste poétique et provocateur a dû encaisser les chocs d’une soirée mémorable par la division et la fragilité d’un monde du cinéma qui oublie son septième art. Le bronze poli de la statuette s’est progressivement changé en plomb. On nous l’annonçait dans les médias depuis quelques temps, l’Académie des César, le monde du Cinéma est divisé. Non pas autour d’une question artistique de haute volée, non pas pour savoir si les Modernes s’opposent aux Anciens, non pas pour savoir quel courant artistique doit être primé, quelle actrice ou acteur magnifique devrait être récompensé. Non. Depuis quelques temps, les médias ont décidé de voler aux artistes leur soirée en faisant croire à tous que la Vox Populi, l’Académie, devait se prononcer sur la condamnation ou non d’un de ses artistes les plus renommés. L’Académie un tribunal ? Par quel raccourci honteux en est-on arrivé là ? Florence Foresti, humoriste, a magnifiquement joué les équilibristes en début de soirée en compagnie d’un Benjamin Lavernhe et d’un Alban Ivanov, parodiquement drôle, comme ils savent l’être (Le sens de la Fête), de la dynamique et culottée Laura Felpin déguisée en coach. La soirée aurait pu être franchement drôle –intervention remarquable d’Emmanuelle Devos – et permettre aux téléspectateurs de passer une belle soirée en faveur des films qui les ont fait rêver. Mais non, les multiples plaisanteries en filigrane de Foresti torpillent régulièrement en sous-marin l’artiste qu’il faudrait amener sur l’échafaud. En mêlant l’ironie à l’humour à répétition, elle tisse d’elle-même l’impossible en cas de victoire de l’accusé, elle entretient la division, gommant malgré elle toute rêverie possible et toute sortie honorable en cas de récompense. Les malaises sont réguliers. Le sommet est atteint quand Aïssa Maïga se met à compter les noirs dans la salle pour livrer un plaidoyer sur le manque de diversité, quand ceux-ci, filmés et pris en otage dans la salle, semblent gênés : l’avaient-ils élus porte-parole ? Ceux-là même qui seront en partis primés à plusieurs reprises plus ou moins directement (Les Misérables). Au-delà du droit à l’expression, on en vient à s’interroger sur l’utilité et le bien-fondé de cette intervention lors d’une cérémonie qui se veut une fête autour d’une famille d’artistes et non une famille de noirs, de blancs, de bleus ou de rouges, d’hommes, de femmes, sexuellement harcelés ou non, homosexuels ou non, chauves ou pas, petits ou grands, jeunes ou vieux, vivants ou morts, tous reconnus comme étant des artistes de films français. Le spectre séparatiste plane dans la salle… A partir de quel nombre est-on dans la diversité ? L’absurdité n’a pas de limites. Foresti indique avec...

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Les Misérables
Fév28

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Plus qu’un constat accablant, Les Misérables est une réussite cinématographique étonnante dans notre beau pays!

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Le traître
Fév28

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Sur ce personnage ambigu, Bellochio organise un immense réquisitoire sur cette Italie un peu trop silencieuse, qui s’arrange avec des personnage pas très respectables.

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The detection club
Fév15

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Délectation avec ce club assez réjouissant.

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Tailleur pour dames, Georges Feydeau, Amélie Dhée, Comédie St Michel
Fév03

Tailleur pour dames, Georges Feydeau, Amélie Dhée, Comédie St Michel

Feydeau est indémodable. Le roi du quiproquo est en effet toujours joué avec un réel succès.  Il faut dire que, de « L’hôtel du libre—échange » à « On purge bébé  »  en passant par  « Feue la mère de madame », on est assurés de vivre un bon moment. « Tailleur pour dames » ne déroge pas à la règle. Et le théâtre de la Comédie Saint—Michel l’a bien compris, qui remet au goût du jour — de façon réaliste — cette hilarante histoire de femmes, de maris, d’amants et de maîtresses, rouage comique essentiel dans l’œuvre de Feydeau. Prenez un médecin couturier malgré lui (mention spéciale à Anthony Gavard), une belle—mère hystérique, un domestique un peu trop familier, ajoutez une femme trompée, une autre hésitante et une demi—mondaine : tout est en place. Les situations cocasses et les malentendus en cascade s’enchaînent, interprétés par des comédiens talentueux et qui semblent ravis de jouer leurs personnages. Ainsi, Dominique Fouilland (Saint—Aubin) révèle un vrai sens du comique  dans ce rôle de personnage ridicule et imbu de lui—même. Le rythme est soutenu et, chose agréable, « Tailleur pour dames » est joué en costumes. Bien loin des reprises contemporaines exaltées et parfois ratées, ici le public est conquis. Avec raison. Jusqu’en juillet 2020Vendredi Samedi 19h30Comédie St MichelTarifs : CAT1: TN:32€ /TR:26€ / – de 15 ans:22€ – CAT2: TN:26€/ TR:20€/ – de 15...

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Dracula
Fév01

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Dracula… toujours et encore!

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