Castle Rock, Maine pas peur ! Enfin si, en 10 raisons.

 

Il est des cerveaux, parfois, dans lesquels on aimerait vivre juste l’espace d’une journée, celui d’un Président de la République, celui d’un génie chercheur, celui d’une star américaine en plein tournage d’un blockbuster, oui ok ok de Rocco Siffredi aussi rhhoooo, une ½ journée, celui d’un joueur de foot un soir de victoire de Coupe du Monde, et que sais-je encore chacun son trip.

 

Mais s’il en est bien un qui fascine par son génie, son détraquage permanent et propice à chaque lecture ou visionnage d’un film ou d’une série issus de ses œuvres originelles, et ce depuis désormais quatre décennies, roi du « mais où et comment le mec va chercher tout ça ??? », c’est bien celui de Stephen King. 

Admiratifs quoi qu’en fait hantés depuis notre enfance par son inoxydable créativité, nous pensions pour beaucoup avoir fait un peu le tour de la question, que The Shinning au fil du temps ferait moins peur, qu’après la 10ème redif de Misery nous ne serions pas en mode sursaut glacés dans notre canap’ à l’apparition d’une infirmière tarée à la lueur d’une nuit d’orage, et que le remake de ça l’an dernier sonnait le glas d’une fin de carrière où le disque allait bien finir par crachoter du sillon.

Et bien non, ce grand cerveau de malade, oui, disons-le carrément, en avait encore sous la godasse semelles cuirs maculées de sang, et même si les origines de Castle Rock remonte au bouquin Deadzone dudit Stephen en 1980, sa rencontre avec un autre cerveau aussi barré et en mode de jungle créative que J.J Abrams (créateur de LOST…c’est dire), lui donne une nouvelle vie, qui, dans ce fin fond du Maine (Etat dépeuplé gris resté bloquait dans le 70’s triste de ce nord-nord-est de l’Amérique) confine à l’angoisse géniale et en fait une série fraîchement sortie sur Canal+ de celles dont à la fin de chaque épisode on a vite vite envie de connaître la suite.

En fait cette chronique pourrait de fait s’arrêter là car à moins de ne jurer que par « La petite Maison dans la prairie » ou « Plus belle la vie », comment ne pas tomber assez dingue fou de Castle Rock ; pour vous convaincre encore un peu, 10 raisons garanties sans spoilers :

  1. Maine de rien mais quand même notre ami Bill Skarsgård qui joue le gars qui hante toute la ville, planque tes nièces si tu le croises, le tout avec un texte qui sur l’ensemble des 10 épisodes est aussi long qu’une ½ feuille A4, est aux confins de l’exceptionnel. Espérons qu’il ait un bon psy.
  2. Toujours déroutant de se faire trimbaler dans une série entre temps présent, temps futur, passé pas passé ou est-ce que cela a vraiment existé ou pas, mais là, c’est bien fait, bien foutu, bien marqué, on prend !
  3. Loin de moi l’idée de faire le mec qui s’y connaît en technique cinématographique à regarder dans le détail des génériques de fin pour voir qui était le 2ème ingé son ou l’assistant lumière, mais cette ambiance visuelle, fait jamais beau dans ce foutu Maine, cette lumière entre 80’s 90’s et temps présent, absorbe à t’en glacer le sang les yeux depuis ton canap.
  4. Sans spoiler, quoique si en fait un peu, toujours savoureux de voir vivre dans une série des personnages dont tu étais persuadé qu’ils allaient se faire traverser par les lames de couteau, et à l’inverse se faire surprendre par le tragique d’une vie alors que tout semblait écrit que, elle, survivrait.
  5. Ce Bill Skarsgård non mais merde quoi, ce talent de timbré !
  6. Parce que le Maine a voté à 60% pour Trump et que la série, si vue largement, va définitivement annihiler toute envie de tourisme et d’installations là-bas, et bien ça sera bien fait !
  7. Répétons-le, l’alliage de Abrams et King est quand même l’assemblage de deux cerveaux de génie, et que si nous avions pu « rêver » d’une série située entre les surprises perpétuelles de Lost et le suspens froid d’un Shining, bah la voici cette série.
  8. Toujours savoureux, enfin c’est mon avis dans mon esprit de tordu, de foutre un grand coup de pied dans le manichéen, tous les personnages ne sont pas blancs ou noirs (enfin si, de peau, rhoooo lalalalalalaa), disons soit des mignons gentils futures victimes proies soit des méchants pas gentils tueurs de mignons gentils futures victimes proies.
  9. Bah ça justement mon pote, dès le début, tu le comprends et t’es sûr que ça ça te lâche pas, alors tu regardes ta chérie à l’autre bout du canap, et tu te demandes si elle va pas te foutre un coup de couteau à un moment…bon là ok t’as les boules, mais c’est rigolo, non ? Allez siiii !
  10. Parce que c’est bien. Voilà. C’est bon de toute façon si t’aimes pas ou t’as pas Canal+ bah retourne chez ta mère, et arrrrrreeeetttttteeee sinon je t’envoies dans le Maine pour tes prochaines vacances !

J’vous embrasse.

 

 

Auteur: Romestebanr

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