Russel Banks a incontestablement un grand talent pour restituer l’état d’esprit de ses personnages, leur intériorité. Il parvient étonnamment à changer d’écriture et de style selon le tempérament du personnage à qui il donne vie.
De Beaux Lendemains


Russel Banks a incontestablement un grand talent pour restituer l’état d’esprit de ses personnages, leur intériorité. Il parvient étonnamment à changer d’écriture et de style selon le tempérament du personnage à qui il donne vie.

Le portrait est cinglant et très drôle. JK Rowling profite de son double masculin pour dépeindre avec cruauté l’édition. Comme dans L’appel du Coucou, l’auteur mène très bien son enquête pour que la satire ne soit pas trop aigre ou violente.

Ce qui rend le livre touchant et profond, outre la renaissance et la nouvelle exploration d’un mythe littéraire, c’est la façon dont ce court roman s’adosse à la Shoah. Il n’en parle jamais ou rarement, par allusion. Elle est donc présente et déploie son ombre sur le roman.

Elisabeth Rose Stanton raconte là une histoire à laquelle on a envie de croire. Et pourquoi pas ? Ce n’est pas si extraordinaire que ça une poule avec des bras ? Ça doit être bien embêtant mais pas tant que ça finalement.