Des minions, des monstres, et pas de scénario. (Si j’étais aussi paresseux que les scénaristes du dernier opus en date de nos personnages jaunes préférés, j’arrêterais là ma chronique…)
Mais je vais vous en dire un tout petit peu plus. Pas trop non plus, parce que le film ne mérite pas qu’on fasse des efforts pour lui.
Un jour de canicule, me voici donc au cinéma avec ma fille de 7 ans pour voir Des minions et des monstres. Une fois n’est pas coutume, la salle est comble en ce mercredi après-midi, et c’est toujours joyeux de voir tout plein d’enfants heureux et enthousiastes.
Le film commence très bien : il retrace la grande Histoire des Minions qui parcourent le monde à la recherche du grand vilain digne de devenir leur Big boss. Mais c’est sans compter sur James, un Minion pas comme les autres qui ruinent tous les projets de ses congénères. James y perdra un chef et l’estime des siens, mais y gagnera un ami pour la vie en la personne d’Henri, son plus grand fan. Car James est un entertainer dans l’âme, c’est un Minion qui rêve d’inventer des histoires pour divertir les autres.
Toute cette première partie sur l’errance des Minions et la rencontre du duo James-Henri est vraiment drôle, et je n’avais jamais aussi bien compris la langue des Minions !
La seconde partie, quand ils arrivent à Hollywood, est elle-aussi assez réussie. Elle est le prétexte à des nombreux clins d’yeux aux parents cinéphiles qui accompagnent leur progéniture. Car les Minions se tapent l’incruste dans tous les chefs-d’œuvre des débuts du cinéma : ils apparaissent dans les films des frères Lumières, ce Chaplin ou de Méliès, notamment.
On rigole bien… jusqu’à ce que les scénaristes trouvent le moyen de nous mener à la scène vue et revue où un monstre gigantesque et très méchant détruit la moitié de la ville avant d’être stoppé. C’était tellement ennuyeux que je suis parvenu à m’endormir malgré le bruit assourdissant des explosions. J’ai été réveillé par ma fille qui était mal à l’aise face à ce déchainement de violence gratuite.
Son verdict à la sortie : c’était nul.
Au cinéma le 24 juin 2026
1h 29min |

