Pierre Loosdregt

Partly Fiction

Sa discrétion est tout à son honneur. A 88 ans, son premier disque sort chez nous. Il vient après la sortie d’un documentaire sur ce type hors norme, à la vie dissolue et aux rencontres heureuses. Il avoue enfin sa passion pour la musique. Il se serait bien vu chanteur. Il veut le démontrer avec ce disque charmant, acoustique où il reprend quelques standards de la folk et du blues.

Wild Onion

Cadien Lake James et ses copains empilent les morceaux car ils sont très courts mais cela ne les empêche pas d’être généreux. C’est simple mais redoutable. Car cette immaturité apparente est un bain de jouvence. Effectivement on remonte le temps avec le quatuor mais il réussit surtout à nous donner une bonne claque.

A trois On y Va

Le trio de comédiens nous fait adhérer à cette histoire compliquée d’amour fou et de petits secrets : Bonnell fait ainsi un conte qui rit et qui pleure mais qui n’en fait pas trop. Tout est dans le détail, y compris dans des scènes burlesques comme un vaudeville. Mais rien n’est appuyé. Aucun personnage n’est jugé. C’est la grande force du film.

Dear White People

Avec une fausse légèreté, le réalisateur pose de bonnes questions et ne dissimule jamais son envie de faire du cinéma. C’est une fausse comédie de campus qui révèle des intentions douces amères sur la situation des étudiants noirs (mais aussi blancs) aux Etats Unis. Un portrait enlevé la génération Obama, voilà ce qu’est Dear White People !