L’histoire s’inspire très largement du sketch « Le lycée catholique » d’IIlyes Djadel, qui raconte sa scolarité dans un établissement privé en total décalage avec sa vie à la maison. Si le sketch est plutôt drôle, je trouve assez casse-gueule d’avoir voulu l’adapter en long métrage, et je dois dire que le réalisateur s’en sort plutôt bien.
Après ses trois échecs au bac et quelque mésaventure, Ilyes (Ilyes Djadel) est renvoyé de son lycée roubaisien et atterrit dans un lycée caricaturalement catholique (avec bonne-sœur à cornette et élèves BBR…). Avant son départ, il se fait briefer par Moncef (Jamel Debbouzze), le caïd du quartier qui eut jadis une relation avec une Marie-Pierre et qui peut donc témoigner de la vie auprès des catholiques: « Y a des pièges : ils mangent du cochon tous les jours (…) et le salami c’est exquis ! ».
Le film va aimablement jouer sur les clichés, comme c’est le cas dans pas mal de comédies françaises (Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu, Cocorico…), sauf qu’ici, ce n’est pas le point de vue du français blanc qui est mis en valeur. En ces temps où le racisme se décomplexe, je trouve rafraichissante cette histoire qui prône la bienveillance et le désir de surmonter les différences culturelles.
On pourrait croire que toutes les vannes sont dans la bande-annonce mais ce n’est pas le cas. Si le film manque un tantinet de rythme et si le scénario est parfois un peu paresseux, cela ne m’a pas empêché de rire très fréquemment.
Le casting est bon, les comédiens en font juste ce qu’il faut et semblent avoir pris plaisir à tourner ce film sympathique. Mention spéciale pour Max Baissette de Malglaive qui s’amuse comme un petit fou à camper Célestin, fils de notaire BCBG qui se rêve caillera de banlieue.
Cette comédie familiale est une bonne surprise, je suis sorti joyeux du cinéma, et c’est tout ce que je demandais !
Au cinéma le 12 août 2026
avec Ilyes Djadel, Josiane Balasko, Fred Testot, Antoine Duléry
SND | 1h32

