Simulation theory

Après Drones, Muse continue de faire dans la grande production hollywoodienne. A l’heure de Stranger things et Ready Player One, le groupe goute aux plaisirs vintage!

Donc on a bel et bien l’impression d’être dans un remake ou reboot de Tron. Le trio aurait bien la même envie que Daft Punk: un retour sincère dans les années 80. Avec les débuts de l’ordinateur et le rubik’s cube. Ce genre de délire un peu platonique, il faut l’avouer.

La nostalgie, ce n’est tout de même pas trop leur truc. Ils racontent des choses. De la science fiction. Des albums concepts. Des trucs de plus en plus lourds et sans grande saveur.

Drones voulait faire penser à 1984. Ce nouveau volet serait plus coloré et pop. Une grosse bédé fantastique! Matthew Bellamy et ses copains à méche (Muse est le groupe le plus mal sappé de la planète rock aujourd’hui) multiplie les rebondissements sonores. Il y a du bon et du mauvais.

C’est très inégal. Il est très loin de temps de Showbiz! Maintenant il y a du bidouillage à tous les étages. L’humilité a totalement disparu. Le groupe veut être énorme et remplir les stades. Il s’emploie à ne présenter que des hymnes pour grandes enceintes.

Ce huitième album sera sans surprise. Muse fait de la musique qui bouillonne pour les masses. Les guitares sont décortiquées pour trouver le rythme le plus lourd. Le trio tente la funk avec une maladresse confondante. N’est pas Prince qui veut.

C’est de la musique de geek qui controle désormais le Monde et la culture populaire. C’est de la fausse audace. Même un film Marvel, avec ses super héros interchangeables, pourrait être plus original. Le lyrisme est parti: place à l’efficacité!

Warner – 2018

Auteur: Pierre Loosdregt

Partager cette chronique sur

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

? * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

IP Blocking Protection is enabled by IP Address Blocker from LionScripts.com.