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F.A.I. 2009 / BERTRAND BELIN et TATIANA MLADENOVICH

Et la laïcité bordel !

Diamond Dogs / David BOWIE / (EMI – 1974/ Rééd.2004)

Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu?

San Francisco

Comme d'habitude chez eux, on sent ce travail en équipe. Ce n'est pas de la frime. Le trio est excité et joue réellement sur ses bases post punk, un peu noise pour tenter des chansons inhabituelles qui ne passeront pas sur toutes les radios, c'est sûr. Avec eux, on sait que l'on va avoir droit à de l'inédit. Tant mieux.

Sykes

Quant au dessin d'Armand, il donne des gueules à toute cette panoplie de gros bras virils. on se rapproche du dessin d'un Herenguel dans "Lune d'argent sur Providence". C'est beau, bien fait et beaucoup plus personnel que dans Bob Morane Renaissance.

The Finest Hours

Les images ne font pas dans la surenchère. C'est la bonne surprise de cette production Disney: elle refuse les grands effets et fait confiance au drame qu'elle représente pour impressionner son audience. The Finest hours semblerait être le fin du fin à Hollywood

Sound + Vision

Les véritables artisans de ce magnifique travail sont les canadiens de chez Rykodisc, qui avaient élaboré le premier coffret Sound + Vision fin 1989. Rapidement épuisé, cet objet était devenu pièce de collection bowiephile.
Alors il y a dix ans, EMI a récupéré le bébé, l’a luxueusement relooké, agrémenté de quelques titres plus récents et puis ressorti sous cette forme, qu'on peut encore s'offrir avant qu'il devienne collector à son tour.

Jeunes pouces 2016: Julian Klay

Adventureland

James rêve de New York et découvre des trésors existentiels dans un parc d'une banlieue anodine de Pittsburgh. La romance s'accompagne d'un humour cruel. Tel un héros romanesque, il découvre les turpitudes du coeur. Il comprend la violence du monde qui l'entoure.

The Deram Anthology

Mélodies, interprétation, idées… on se régale, on est épaté du brio et de la maturité de ce gamin autodidacte, encore un tout petit peu emprunté, mais dont le talent transpire déjà comme une évidence. On repère les prémices du théâtral (Please Mr Gravedigger) ; on sourit à quelques niaiseries (The laughing gnome, assurément son morceau le plus débile, toutes époques confondues, petite voix niaise en prime… qui atteindra pourtant le top 4 en 1973, quand Decca choisira de le ressortir, en pleine vague Ziggy ! Décidément, Decca…)

Un jour avec Un jour sans

Son précédent film, Hill of Freedom était jouissif car il s’amusait à déconstruire le fil du temps. Ici, roublard, il raconte deux fois la même histoire avec de petites variations qui feront le sel de l’ensemble. On pense aussi à Woody Allen dans cette volonté de jouer avec le récit. Moins misanthrope, un peu pessimiste, il filme le trouble éclat de l’existence, les petits riens qu’on réprime ou qu’on assume.

Bowie at the Beeb

Entre septembre 71 et mai 72, la BBC peut se vanter d’avoir accueilli sur ses ondes plusieurs performances historiques, versions extrêmement enthousiasmantes du gratin des albums ci-dessus , avec en prime deux reprises de Lou Reed/Velvet Underground pas piquées des hannetons. C’est vraiment fabuleux.

Deadpool

N'oublions pas que son costume est rouge pour que l'on voit pas le sang dessus. Je viens de passer un moment indéscriptible, où tout s'enchaîne. Tout est raccord. Tout est fou. De la mise en scène aux cascades en passant par la musique.