Je, Francois Villon

Frères humains qui après nous lirez ces BD, réjouissez vous car si pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plutôt de vous merci. Assez plagié François Villon, je n’en ai ni le talent, ni l’intellingence. Je souhaiterais seulement, comme Jean Teulé et maintenant Luigi Critone, vous faire partager mon affection pour le poète médiéval.

Tout à commencer en 6ème, mes parents évoquent le fait que Brassens chante Villon. L’info me traverse la tête mais s’incruste dans un coin. Pourquoi, simplement parce que j’admire Brassens et que par conséquent, le chanteur ne peut se tromper dans ses goûts.

Et voilà qu’en 3ème ma prof de français nous fait apprendre « La ballade des pendus ». Chacun devra la réciter devant ses camarades. Assez timide, mal dans mes pompes, il se trouve que j’ai un gros rhume le jour où mon tour arrive. 3ème, les garçons n’ont pas bien mué, alors quand je déclame le texte avec une voix d’outre-tombe, tous mes potes restent subjugués et les copines se pâment. Je décroche la vedette. Le poète ne me quittera plus, d’autant que mon père m’offre une merveilleuse édition de son oeuvre et mes potes le livre de Teulé pour mes 40 piges.

La boucle est bouclée! Nous y voilà enfin! Teulé raconte dans « Je, François Villon » la vie de ce poète voyou qui se moque des grands, raille les institutions, se moque de ses études bien avant les frasques de 68. Les chapitres sont émaillés de morceaux de poèmes. Je replonge avec bonheur, sous un angle différent, la passion est entière!

D’où mon angoisse quand, en 2011 Luigi Critone adapte le roman de Jean Teulé en BD. Mais cette nouvelle forme que nous donne à redécouvrir le poète avec un plaisir renouvelé. Il y a là une forme de témoin que se passent tour à tour Brassens, Teulé et maintenant Critone. Et Dieu sait que l’affaire n’était pas gagnée.

Delcourt fait beaucoup appel aux dessinateurs transalpins sur ses séries thématiques: Les 7 quelques choses, les évasions etc, etc…Il y a comme toujours, du bon et du moins bon…Critone avait fait les « 7 missionnaires », album tout à fait honorable mais assez dans le tout venant ne méritant pas de s’y arrêter plus avant. On pouvait donc craindre, sinon le pire en tout cas pas le meilleur, seulement une adaptation médiocre. Et bien ce n’est pas le cas. Le 2 premiers tomes sont d’une grande qualité.

On regrettera le délai de 3 ans entre les 2 premiers (donc seulement un problème de forme). Sur le fond il restitue le roman de Teulé en l’illustranty de telle manière qu’il ajoute un nouvel élémentt au livre.

Un bel attelage qui rappelle le symbole des templiers: Les 2 cavalires Teule et Critone sur le cheval Villon! Vivement la suite!

Auteur: Perusat Herve

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