Dans la légende

Cela n’empêche que leur constat est amer mais pas désespéré. Ils ne gonflent pas les muscles. Ils ont visiblement une vision qui va jusque dans une musique qui ressemble à une ténébreuse électro. Ils ne se limitent pas à des généralités sur l’oppression sociale, la rage des banlieues ou la taille de leurs zizis! C’est un peu plus subtile (cela reste du rap). Le mélange des cultures est harmonieux.

I had a dream that you were mine

Leurs chansons sont simples dans la forme, complexes dans le fond. Les instruments sont nombreux, libres et offrent des mélodies claires dans un joyeux bordel organisé. On dirait deux sales gosses qui voudraient s’appliquer à chanter une chanson douce mais n’y arriveraient pas. C’est très agréable car ils secouent un peu nos habitudes, avec quelques titres capricieux et souvent réussis.

I, Gemini

Deux nymphettes nous invitent dans un disque atmosphérique où la pop est une chose fragile et délicate. Ici, les meilleures copines ne sont pas des gourdasses. Elles retrouvent ce mystère qu’explorait avec poésie Sofia Coppola dans son film Virgin Suicides. Il y a quelque chose de vraiment surréaliste dans leurs compositions qui bidouillent et s’arrangent avec le classicisme.

Skeleton Tree

Cette fois ci, c’est la déprime. L’artiste vient de perdre son fils adolescent dans un accident. La douleur est donc omniprésente sur les huit chansons de Skeleton Tree. C’est en effet un album décharné, au minimalisme assumé, où seule la musique est importante. Sorte de geste de rédemption, petite parenthèse pour un homme en souffrance.