The Rise & Fall of Ziggy Stardust
Avr30

The Rise & Fall of Ziggy Stardust

Par ailleurs, la notion de concept déborde même sur tout un univers où Bowie se confond avec Ziggy, personnage androgyne, complètement fabriqué, des cheveux orange aux platform shoes, du maquillage outrancier aux vêtements à paillettes : caricature du star system, de la rock star bouffée par son public

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The Magic Whip
Avr29

The Magic Whip

Stephen Street, le producteur des grands titres de Blur, fait lui aussi son retour. Ce sont de grandes retrouvailles. On assiste à un habile mélange entre les expérimentations et les lignes classiques de la pop. Il y a quelque chose d’apaisé et de serein dans ce huitième album.

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Caprice
Avr28

Caprice

Pour Caprice, après le drame raté Une Autre Vie, Mouret profite des qualités comiques de Virginie Efira et Anaïs Demoustier. Leur grâce nous berce et leurs erreurs font rire. Drôles et touchantes, elles tirent le film vers le haut tout comme Laurent Stocker, une fois de plus, parfait.

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Diamond Dogs
Avr28

Diamond Dogs

Ayant viré au préalable et sans ménagement l’ensemble de son groupe (les fameux Spiders Ronson, Bolder et Woodmansey), Bowie prend ici en main la composition, la production, les arrangements, les guitares et même le saxophone (son instrument d’origine). Musicalement, contrairement à ce qu’on a pu en dire, on trouve beaucoup d’idées remarquablement modernes, d’expériences dans les sons et les enchaînements

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Ubu Roi, Alfred Jarry, Lucernaire
Avr28

Ubu Roi, Alfred Jarry, Lucernaire

Caricature des puissants et de leur gouvernance totalitaire, Ubu Roi raconte l’accession au pouvoir jusqu’à la déchéance du Père Ubu, poussé par sa femme au meurtre du roi Venceslas. Trois comédiens, trois marionnettes vivantes, fabriquent dans leur « boîte » l’épopée de ce monde tyrannique : multiplicité des personnages, déguisements, postiches, accessoires délirants… Les voix sont explosives, les dialogues effrénés, le langage inventif, les corps conscrits dans cet espace révèlent cette furie verbale. Un poste de télévision devant cette boîte. Des flashes d’information ponctuent les différentes scènes : la prise de pouvoir, les émeutes, le retour du fils du roi déchu, le renversement. Mais c’est la main d’Ubu qui dirige cette télévision qui devient la parole du pouvoir. Le petit écran est un vecteur des stratégies utilisées pour contrôler, manipuler les peuples. Il évoque ainsi les rapports étroits entre le pouvoir et les médias. La mise en scène interpelle le spectateur dans sa relation aux médias, mais aussi celle du spectacle et de sa représentation. On est plongé dans une multiplicité des espaces et des cadres, façon poupées russes. Critique du pouvoir, critique des médias, Ubu roi livre aussi un point de vue sur le théâtre, son langage, sa gestuelle et sa représentation. Ce texte de Jarry prend toute sa signification dans sa contemporanéité, dans le monde actuel pour en révéler toute sa violence et sa décadence. Les comédiens nous emmènent dans ce rythme, ce tempo burlesque. Leurs tics, leurs langages, leurs expressions nous font naviguer entre la poésie clownesque et l’absurdité de leurs personnages respectifs. Grande performance ! Joute verbale jouissive ! La mise en scène est au service de ce discours et témoigne de toute la grandeur et le talent de ces comédiens-troncs ! Ce spectacle touche par sa créativité, son humour, sa modernité et surtout par son étroit rapport avec la violence de l’actualité. Pari réussi, courez voir ce « Jeu de mains jeu de vilains » !     Jusqu’au 6 juin 2015 Au Lucernaire, Paris D’après Ubu roi d’Alfred Jarry
 Mise en Scène et scénographie : Valéry Forestier
 Avec : Sabrina Amengual, Michaël Egard, Valéry Forestier 
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Antigone, Juliette Binoche, Théâtre de la ville
Avr27

Antigone, Juliette Binoche, Théâtre de la ville

    Juliette Binoche dans le rôle titre d’Antigone au Théâtre de la ville. Affiche prometteuse… Dommage que la réalité sonne faux.   Suite à  la mort de ses deux frères dans une lutte pour le pouvoir sur Thèbes, Antigone brave l’autorité de son oncle, le roi Créon. Pour assumer ce qu’elle estime son devoir de sœur, elle brave l’interdiction arrêtée par un récent décret royal et ensevelit le corps de son frère Polynice. A l’aube de sa vie, elle fait ce qui lui semble juste : sauver l’honneur de sa famille. Apprenant son geste, Créon la condamne à mort. Tragédie grecque par excellence, Antigone est ici transposée dans le monde contemporain en costume-cravate, jupe et talons. Entre le salon type Habitat au premier plan et les images de piétons dans la grande ville et autres déserts de sable, les acteurs s’évertuent à faire résonner en anglais le texte de Sophocle. Et le tout sonne faux. Et d’une parce que Juliette Binoche ne convainc pas. Elle crie, affiche une tête sombre, ne parvient pas à transmettre l’innocence et la fougue d’Antigone. Et de deux car la tragédie grecque se marie mal avec le moderne en l’absence de finesse. La transposition est maladroite, sans émotion et lente. Les comédiens se tombent dans les bras, se caressent frôlant le sentimentalisme déplacé. Et enfin car à trop vouloir mêler les codes actuels au théâtre antique, on fait perdre de sa force au tragique. Reste l’universalité du mythe et sa façon de nous interpeller. Antigone questionne la loi et son bienfondé. La scène avec son frère mort possède un effet de réel saisissant. On perçoit la révolte du faible contre le fort, la déchéance du roi enfermé dans ses principes. Face aux morts insensées, aux condamnations injustes, quels sont ceux qui aujourd’hui s’élèvent ?   jusqu’au 14 mai 2015 Théâtre de la ville  en anglais...

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The Spectacular Nowhere
Avr26

The Spectacular Nowhere

Il a l’art de fabriquer des vrais petits théâtres musicaux. Le disque n’est pas facile au premier abord. On devine le projet un peu trop expérimental. Puis ce “spectaculaire Nulle part” comme le dit le titre, se met en place doucement mais sûrement. La musique de Cole est mouvante. L’air de rien, elle nous entraîne vers une belle symphonie décalée.

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Une Epoque Formidable
Avr25

Une Epoque Formidable

Michael Bracewell, écrivain anglais d’une quarantaine d’années, serait une sorte de Michel Houellebecq dans sa description sans concession de la misère humaine actuelle. Un Houellebecq qui s’abstiendrait de parler de cul parce que le monde est suffisamment minable sans en rajouter avec une description clinique des parties intimes.

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10 Songs
Avr24

10 Songs

Aaron Fyfe s’en tire bien. Il y a bien de l’émotion dans ses chansons douces et acoustiques. Sa voix est sincère et le petit accent écossais apporte une touche de fraîcheur. Il n’y a rien de transcendant dans sa musique mais c’est fait avec honnêteté et cela s’entend sur les dix titres qui se valent tous.

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Les tribulations du dernier Sijilmassi
Avr24

Les tribulations du dernier Sijilmassi

Fouad Laroui fut lui même ingénieur. Il a peut être connu un “Burn Out” similaire. Il a trouvé aussi la solution dans les mots et la lecture. L’idée est bonne. A une époque où la décroissance fait recette, les conséquences d’un tel choix ne manquent pas de piquant.

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The Avengers: L’ère d’Ultron
Avr23

The Avengers: L’ère d’Ultron

Le seul intérêt c’est donc la caractérisation des personnages. On appréciera la soirée mondaine où ils se retrouvent tous : dis-moi ce que tu bois, je te dirais qui tu es. C’est dans les petits détails que se trouvent les plaisirs. Les petits scènes anodines plutôt que les morceaux de bravoure, de toute façon spectaculaires.

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Nous les morts
Avr23

Nous les morts

Ils sont partout. A la télévision. Au cinéma. Dans les jeux vidéo. Dans les bédés du monde entier. Ils dévorent les humains sur tous les territoires. Le monstre le plus usé depuis ce début de Siècle arrive dans un nouveau monde: celui des incas! Surprise! George Romero a attendu longtemps pour voir aujourd’hui sa Nuit des Morts Vivants, l’annonce de tout un genre qui prend le contrôle de la fiction aujourd’hui. Depuis 1968, le zombie est passé par tous les états et désormais, il est l’arme fatal de tout scénariste. Le zombie est à la mode. Ce que prouve de manière originale cette nouvelle bande dessinée, Nous les Morts de Darko Macan et Igor Kordey. Cette fois ci le mort vivant se découvre des origines irlandaises mais aussi inca! En tout cas, les deux auteurs font dans la fantasy la plus débridée. Ce qui a le mérite de surprendre. On commence à s’habituer aux morsures d’êtres décharnés. Ici, en pleine uchronie, les zombies envahissent l’Europe. Mais chez nos voisins incas, ce n’est qu’une légende. Pour eux, ce pourrait être en Europe que se trouve la fontaine de Jouvence. C’est bien entendu le début des soucis pour le jeune prince inca… Première partie d’une saga, Nous les Morts se révèle être un récit d’aventures, noir et sans concession. Le dessin n’a rien d’extraordinaire mais l’histoire est vraiment déroutante ce qui n’est pas pour nous déplaire! C’est un joyeux délire sanglant et efficace. Il y a même un petit coté vintage à l’ensemble avec ce refus de respecter l’Histoire avec un grand H! La curiosité que suscite de ce premier tome réveille bien entendu une impatience à lire la suite… et la dévorer! 1. Les enfants de la peste Delcourt – 56...

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Le Tombeau d’Alexandre
Avr22

Le Tombeau d’Alexandre

Le dessin de Maffre restitue la chaleur de l’Egypte. Les décors sont magnifiques, les personnages attachants et bien campés. On est proche de la malédiction de Ramsés. Tout est possible et tout peut arriver.

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La Vague
Avr22

La Vague

Les paroles ne sont pas niaises. Au contraire cela ressemble à une révélation. Le verbe haut, elle nous plonge dans une introspection étonnante pour son âge. On aimait beaucoup la fille cachée de Janis Joplin mais elle est pas mal non plus en chanteuse bien de chez nous, à la pointe des sons contemporains mais qui ne lâche pas ses racines

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Independance, Lee Blessing, Manufacture des Abbesses
Avr21

Independance, Lee Blessing, Manufacture des Abbesses

      Après quatre ans d’absence, Kim Briggs, l’ainée de trois filles, est contrainte de revenir dans la maison de son enfance. Elle y retrouve ses sœurs – Jo et Sherry – et surtout sa mère Evelyn, qu’elle avait fait interner avant de quitter définitivement le domicile familial pour construire sa propre vie. Ces retrouvailles ne se feront pas sans difficultés… ni heurts. Independence. C’est le nom d’une petite ville de l’Iowa. C’est aussi le désir de chacune de ces sœurs. L’indépendance affective, matérielle, intellectuelle. Quitter sa famille, s’en échapper, pour se construire soi-même, pour découvrir le monde. Telle est la quête de Jo et de Sherry. Leur épanouissement personnel ne peut se concrétiser qu’en échappant à cette mère tyrannique, autoritaire, sans concession mais aussi cette ville, au nom ironique. Jo, la cadette est sous l’emprise de sa mère qui ne sait montrer son amour que dans la violence. Celle des mots mais aussi des gestes. Soumise, elle pense trouver son salut et son échappatoire dans la maternité. Quitter sa mère en devenant mère à son tour, fuir avec le père de son enfant à venir… Mais Evelyn ne peut se résoudre à la laisser échapper à son contrôle. Sherry, quant à elle, multiplie les relations d’un soir, s’évadant comme elle le peut de cet univers matriarcal. Étudiante et sculptrice, elle rêve d’une autre vie, celle d’artiste. Grande gueule naïve, elle cherche sa place à la fois dans cette famille et dans le monde. Kim, l’aînée, a quitté la cellule familiale, pour le Minnesota. Elle vit en couple avec sa compagne. Elle réussit brillamment sa carrière à l’université. De retour suite à l’ « accident » de Jo, elle a déjà acquis cette indépendance tant enviée par ses jeunes sœurs. Evelyn, la mère, abandonnée par son mari, n’a jamais quittée sa maison. Elle rend tour à tour responsable chacune de ses filles de ses propres maux. Elle poursuit et manipule ses filles pour mieux les posséder, poussant l’instinct maternel jusqu’à l’asservissement. Cette famille nous renvoie à notre propre expérience, à notre difficulté à communiquer, à s’écouter et à s’aimer. Cette quête d’amour et du manque d’amour peut mener à la folie. Celle de la mère, de sa propre souffrance et de sa peur de l’abandon. Diriger son monde pour mieux l’avilir, le posséder et le contraindre à ses propres désirs et volontés. Le propos est certes profond mais les répliques sont légères. Parfois cinglantes, ironiques, décalées, elles contrebalancent avec l’âpreté des situations. Elles sont disséminées dans un décor unique, celui d’une arrière-cour, d’un lieu neutre où les échanges sont quotidiens. Les mots sont souvent forts pour mieux révéler les maux des personnages...

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