Road House

Il est philosophe. C’est un videur qui aime les plantes, la simplicité et les nuages. Grâce à l’Orient, il a appris à maîtriser d’abord sa colère, puis sa force. Le corps huilé, il fait du taï chi chuan au petit matin. Ca lui permet d’être un bon manager!

Il a une solide équipe. L’humilité est la première qualité d’un videur. Il n’aime pas les voyous. Il aime la clairvoyance et la justice. Il a des gros biscotos mais il ne s’en sert qu’en dernier recours. Lorsque la violence est l’unique issue face à l’imbécillité et l’immoralité! Il s’appelle Dalton et ce n’est pas un hors la loi!

C’est peut être le plus grand des héros de l’année 1989. Auréolé du succès de Dirty Dancing, le comédien Patrick Swayze veut montrer qu’il est viril et qu’il peut rivaliser avec les gros bras de l’époque, Stallone, Seagal ou Schwarzie. Lui aussi, il peut dénoncer la violence tout en s’en servant pour son égo et le succès de son film. Le paradoxe n’a jamais choqué personne à Hollywood dans les années 80.

On est servi ici avec ce videur de boite de nuit légendaire qui se comporte comme un moine bouddhiste au point de se mettre à dos, le richissime escroc d’une petite ville qui va lui envoyer plein de gros bras pour se débarrasser de lui.

Mais comme Dalton n’aime pas l’injustice, il restera jusqu’à la fin. D’autant qu’il croise le chemin d’une belle docteur aux cheveux permanentés blonds. Et la petite communauté est vraiment harcelé par le vilain méchant (et son monster truck) qui a la gueule souriante de Ben Gazzara! Il faut faire quelque chose!

Il va donc casser des pifs et des nez tout en récitant une philosophie d’amour:

Règle numero une: Ne jamais sous estimer son adversaire, prévoyez l’imprévisible!

Règle numéro deux: On se cogne dehors. Ne combattez jamais à l’intérieur du bar sauf en cas de force majeure

Règle numéro trois: Soyez cool!

Avec cela, il a solution à tout. Il ressoude les gens. Il remonte le moral. Il se tape une gonzesse. Il sacrifie son meilleur ami. Il trouve son équilibre. Il aime la vie, la campagne et la joie de nager dans un étang. C’est beau comme un discours de Donald Trump. C’est sûrement son film préféré.

En tout cas, il s’agit d’une énorme pépite des années 80 qu’il ne faut pas rater, sous aucun prétexte. Tout est bon dans ce film de redneck assumé et totalement décalé finalement. Entre les punchlines et les punchs, c’est un vrai film percutant!

Auteur: Pierre Loosdregt

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