II/III

On l’aime bien cette betite bande de rockeurs qui s’accroche à sa radicalité! Michel Cloup, Gontard et Bruit Noir ne cèdent pas à la facilité et continue de jouer les têtes chercheuses. Explosif

Pascal Bouaziz est un sacré personnage dans la musique française. Avec Mendelson ou tout seul, il écarte tout le temps les conventions et tout ce qui est commercial. Il réussit à lier la musique et l’intime. Au point d’être obliger de créer un duo, Bruit Noir, qui rentre un petit peu plus dans la tête de l’artiste.

Le second opus de Bruit Noir ressemble donc à rien de connu. Si ce n’est un cri du coeur! Bouaziz s’offre de beaux réglements de comptes (l’excellent Paris) et se frotte au réel avec des pensées bien barrées. C’est raide et provocateur.

Il suffit de voir la tête du duo sur la couverture de l’album. On ne va pas les changer. La mauvaise humeur, ca a du bon aussi. Ceux qui prennent le métro (élément essentiel de l’album) savent que cela fait du bien la mauvaise humeur! Ceux qui vivent dans Paris savent que c’est un sport national. Ceux qui écoutent Pascal Bouaziz savent que cela peut devenir de la poésie.

Ce n’est plus vraiment de la musique mais plutot une expérience. On va un peu se faire mal. Avec son complice, Jean Michel Pires, Bouaziz ne ménage personne. Il sort ses vérités avec un gout certain pour l’ironie grincante. Ca ne manque pas d’humour, ni d’intelligence. Il n’est pas content mais il cite aussi ses plaisirs, ses passions, ses joies. C’est cette livraison d’émotions à l’état sauvage qui fait plaisir à entendre. Assis sur sa radicalité, le regard de Pascal Bouaziz est percant et presque nécessaire!

Ici d’ailleurs – 2019

Auteur: Pierre Loosdregt

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