En 1971, le dirigeable atteint sa vitesse de croisière, et vole à des sommets jusque-là inexplorés. Mais qu’est-ce qui fait …
IV


En 1971, le dirigeable atteint sa vitesse de croisière, et vole à des sommets jusque-là inexplorés. Mais qu’est-ce qui fait …

Peut on encore faire de la musique à 78 ans? Il s’est dit que les bluesmen grattaient leur spleen jusqu’à ce que la mort vienne les prendre. Comme son compère Keith Richards, Bill Wyman s’est fait une haute idée des racines du rock, le blues, le jazz et la soul.

La soul et le blues ont une bonne place dans ce disque. Soutenu par son ami batteur, Steve Jordan, Keith Richards est un vieux pirate qui s’accroche à ses valeurs et ses connaissances. A son grand âge, il ne tente aucune révolution. Il capture l’essence de son art.

Cette volonté fait tout le charme du trio qui sort ici son troisième disque. Une fois de plus, ca va vite. Les riffs sont furibards mais jamais héroïques. Il y a une espèce de candeur qui fait aussi toute la mythologie de ce bon vieux rock’n’roll.