Purple Rain – PRINCE et THE REVOLUTION – (Warner – 1984)
Avr26

Purple Rain – PRINCE et THE REVOLUTION – (Warner – 1984)

Le kid de Minneapolis domine de la tête et des épaules cette année 84 avec l’album de sa consécration en tant que super star des eighties. Et pas pour rien : Purple Rain est sans doute son meilleur album. Explications en 4 points.   Risqué comme ça d’avancer, surtout pour un génie aussi prolixe que Roger Nelson, que Purple Rain est son “desert island album”, comme disent les Anglo-Saxons. On s’en mordra peut-être les doigts au moment d’aborder 1987 et Sign O’ The Times, mais tant pis. Voici quatre raisons d’y croire : D’abord parce que ce disque illustre le mieux le style musical de Prince, qui, sur les traces de Sly Stone et Stevie Wonder, a su réaliser un parfait métissage entre funk et pop. De ce point de vue-là, Purple Rain est son œuvre la plus consistante et la plus équilibrée. Il y a dans Purple Rain   le funk furieux de 1999, que tous lesfanatiques du bonhomme portent aux nues, et aussi la pop à la Sergeant Pepperd’Around The World In A Day. En fait tout ce que Michael Jackson tentait de faire, mais en dix fois plus génial et surtout avec dix fois plus de prise de risques. Ensuite, parce que c’est son album le plus intense. Il suffit d’écouter Let’s Go Crazy, morceau complètement barré, qui commence par un prêche pas très catholique sur fond d’orgue, enchaîne sur une rythmique funk-metal endiablée pour finir sur un incroyable et orgasmique crescendo de guitare. Album intense musicalement, avec une invention musicale à la seconde, des arrangements et des structures rythmiques et mélodiques incroyablement complexes, des couches d’instruments qui semblent infinies, et des plus belles parties de guitare de tout Prince. Intense aussi dans l’attitude et les textes, où Prince se montre tout aussi vicelard qu’à ses débuts. A ce sujet, une adectode : c’est après avoir entendu sa fille Kareena écouter “Darling Nikki” dans sa chambre que Tipper Gore ( la femme d’Al) eu le choc de sa vie et décida de lancer la campagne qui aboutit au  fameux sticker  “Parental Advisory” qu’on vit ensuite sur maint pochettes, des Guns n’Roses à Ice T. Enfin, l’album mérite le panthéon du rock car il hébèrge deux bombes classés au patrimoine : When Doves Cryet Purple Rain, soit la quintessence de l’art princier, un slow épique dans la continuation du Maggot Brain de Funkadelic, et une sorte de funk psychédélique qui marque dès la première écoute (pour moi ce fut sous la tente une nuit de l’été 1984 dans le jardin de mes parents à la campagne). Et puis aussi car c’est l’album qui fit de Prince, exactement comme...

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IV
Nov01

IV

En 1971, le dirigeable atteint sa vitesse de croisière, et vole à des sommets jusque-là inexplorés. Mais qu’est-ce qui fait donc la grandeur de cet album-phare des seventies ? Décorticage express. 1971… Encore une année monstre par le nombre d’excellents albums sortis. Alors pour une année monstre, il est logique d’élire un album-monstre. Monstre par son chiffre de ventes, par sa notoriété, par son influence et bien sûr monstre de qualité et de maîtrise sonore et visuelle. Led Zep, avec ce quatrième album sans nom, sort son chef d’œuvre absolu. Synthèse ou plutôt alchimie totale de ce que tout le groupe avait bâti jusque-là : hard rock, blues, et folk britannique, avec ce côté sombre et magique qui fascine (ou énerve). Alors bien sûr on peut toujours en préférer un autre, mais celui-ci il faut bien l’admettre, concentre tout ce qui fait la légende du Zep, mais aussi du hard rock en général. Il existe des tas de raisons d’aimer Led Zep IV. Examinons-en quelques-unes, en commençant par ce qui saute aux yeux. D’abord, bien sûr, la plage n°4. Chanson ultime des seventies, chanson la plus diffusée de tous les temps par les radios FM américaines, Stairway To Heaven reste, qu’on le veuille ou non, un des grands chefs d’œuvre de Led Zeppelin, même si Plant, un peu blasé, avait fini par l’appeler “la p.. de chanson de mariage” (bloody wedding song) . Déjà à l’époque, le groupe, conscient de son pouvoir d’attraction, avait refusé de la sortir en single, pour amener les fans à écouter le reste de l’album. Ensuite, évidemment, la pochette. Sans nom de groupe, sans titre d’album. Les professionnels du disque avaient hurlé, parlant de “suicide commercial”. En fait, c’était un des plus beaux coups de communication visuelle du rock seventies. Et ça n’a rien de péjoratif. Au départ, c’était une vengeance face à certains critiques qui, à l’époque, on l’oublie, faisaient la fine bouche face à Led Zeppelin, les accusant d’être un groupe superficiel pillant le répertoire blues sans toujours citer ses sources, notamment sur le deuxième album. A la place du nom du groupe, Page imagina les fameuses runes représentant chacun des membres, dont le fameux “Zoso” qu’il choisit pour lui-même. Mystérieux, cryptique, ésotérique… (certains disent quand même que Bonham choisit sa rune pour sa ressemblance avec le logo d’une marque de bière..). On pourrait écrire un article entier sur la pochette (le vieillard aux fagots, les HLM, le sage à la lanterne), mais il est vrai que sans elle, l’album sonnerait d’une façon différente. Enfin, les circonstances de l’enregistrement, tout aussi légendaires, puisque la plupart des morceaux furent enregistrés dans un manoir...

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Second Helping
Sep12

Second Helping

Lynyrd Skynyrd, à part ça, est bien le groupe sudiste par excellence : influences rock’n’roll, country, blues et soul, et bien sûr la marque de fabrique du groupe : trois guitaristes électriques, qui font un tabac dès le premier album (1973) avec le magnifique Free Bird. L’association Kooper-Skynyrd fait des merveilles sur “Second Helping” qui reprend la formule, avec un côté encore plus carré, plus pro.

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The Harder they Come
Août08

The Harder they Come

Le film (que je n’ai pas vu depuis une nuit de la musique sur Antenne 2 en 1982 avec “I Fought The Law”, à l’époque très lointaine où du vrai rock passait sur la télé publique), est décrit par Bradley comme “d’une telle intensité qu’on pouvait sentir l’odeur des ordures dans la rue et la chaleur du soleil”. Il méritait une musique à la hauteur.

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The Mandé Variations
Août02

The Mandé Variations

Issu de la 71e génération d’une lignée de griots joueurs de kora, musicien professionnel depuis l’âge de 13 ans, Toumani Diabaté ne s’est pas contenté de perpétrer une tradition qu’il maîtrise avec perfection. Attiré très tôt par les musiques du monde entier, il n’a cessé d’enrichir son répertoire au contact d’autres cultures.

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Rain Dogs
Fév13

Rain Dogs

Malgré l’apparente hétérogénéité, tout se tient, des morceaux les plus difficiles d’accès (Singapore, 9th and Hennepin) jusqu’à des chansons plus traditionnelles comme les magnifique Hang Down your Head ou la balladeTime. Et puis Jockey Full of Bourbon immortalisé par Jarmusch sur son magnifique travelling dans les faubourgs de la Nouvelle Orléans qui ouvre le film Down By Law.

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