On ne se doutait pas que le groupe avait encore une pêche pareille. C’est même la foi pour un rock simple, carré, efficace et populaire qui fait d’eux des nouveaux héros de ce rock si américain, si généreux et si électrisant.
Let s play two


On ne se doutait pas que le groupe avait encore une pêche pareille. C’est même la foi pour un rock simple, carré, efficace et populaire qui fait d’eux des nouveaux héros de ce rock si américain, si généreux et si électrisant.

Le groupe est jovial. Il cite à tour de bras des références qui feront rire et musicalement, il a autant écouté les rappeurs de la première heure, comme les joyeux drilles de Java ou des choses beaucoup plus rock’n’roll. Avec tout cela il fabrique un théâtre qui ne fait pas peur comme pourrait le suggérer le titre de l’album.

Il y a donc la candeur d’une soul ancienne et toute la force d’un punk énervé. Un mélange assez irrésistible si on accepte de régresser gentiment. Avec Lydia et ses potes, on retrouve les crises de nerfs de l’adolescence et les révoltes qui sortent en hurlant. C’est jubilatoire.

Jack Johnson n’aime pas trop son nouveau président orange et il le fait avec toujours autant de talent. Au bout de sept albums, l’inspiration pourrait stagner mais le musicien trouve toujours une petite note espiègle pour que l’on ne s’ennuie pas.