Cinéma

The avengers endgame extended encore

Le service après vente de Marvel s’est mis en route pour faire de Avengers Doomsday une réussite commerciale. L’occasion de revoir le plus gargantuesque des films de super héros.

Il y aurait donc des scènes inédites dans cette ressortie du méga blockbuster des frères Russo. C’est totalement faux. Comme Spielberg avec ET ou Lucas avec Star Wars, il s’agit plutôt de recalibrer le film à son époque. Le nouvel Avengers arrive et il ne faut pas se louper pour le studio.

Ce dernier a perdu de sa crédibilité après des nanars coûteux et des tentatives hasardeuses mais pas intéressantes (une petite pièce sur Thunderbolts). La ressortie de Endgame sert à faire quelques dollars de plus et montrer de toutes nouvelles scènes post génériques qui vont introduire le nouveau méchant, le docteur Fatalis (joué par Robert Downey Jr).

Au bout de trois heures de métrage nous avons droit à quelques nouveautés avec des personnages que l’on adore (Loki ou Hulk). Ça excite notre curiosité mais on se rend compte surtout que de ce Endgame, dans son énormité, est un film plutôt habile.

Il y a des tonnes de phrases sentencieuses qui font sourire mais il faut reconnaître que le personnage le plus inspirant reste Thanos, malfaisant empereur qui soupire face à son destin de destructeur. Il y a chez lui un spleen assez inédit qui fait réellement le charme de ce film où l’on ne déteste pas le méchant de service. Ses réflexions sont loin d’être idiotes et donnent à réfléchir sur la notion du mal.

Dans ces moments là, le film arrête d’être démonstratif. Pourtant le bougre est assez bagarreur et c’est la seconde qualité du film : les frères Russo travaillent les entre-deux. Une baston spectaculaire. Une explosion apocalyptique. Des armées bruyantes. Des face-à-face attendus. Et entre les deux, un développement de caractère qui sort un peu de l’ordinaire. Il y a le père la justice avec Captain America. Il y a la figure sacrificielle avec Iron Man. Autour d’eux, il y a des personnages plus ambigus.

On appréciera particulièrement ce que devient Hawkeye, héros qui renonce à la morale et se laisse ronger par la vengeance. Ou la destruction massive de Thor, le dieu du tonnerre, rond comme une queue de pelle. Le film dégueule de super héros mais propose par petites touches des relectures plus ambivalentes. On est loin de la thérapie de groupe mais en revoyant ce film, on se surprend à apprécier l’étude qui se réalise autour du thème du héros. Et puis, avec du recul, la musique opératique de Alan Silvestri donne une dimension au film plus ample que tous les effets spéciaux réunis.

On ne vous dit pas que l’on a découvert un chef d’œuvre, mais un gros machin industriel qui pourrait bien avoir des idées de cinéma.

Au cinéma le 23 septembre 2026
avec Chris Evans, Robert Downey Jr, Jeremy Renner et Scarlett Johansson
Marvel  3h05

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