Premiers émois

On peut d’abord être critique: la musique de Vendredi sur Mer est particulièrement marquée par la disco et quelques sons années 80. On est dans le style vintage qui fait du bien aux oreilles mais ne semble pas faire avancer les choses. C’est du recyclage poli qui impose une certaine élégance dans l’orchestration.

Les compositions de Vendredi sur Mer sont donc travaillées. Il ne faut pas s’étonner de trouver derrière les tables de mixage, un vieux complice de Lana Del Rey. Il a une sensualité mise en avant par des beats suaves et des instruments précieux. Comme si le photographe David Hamilton se mettait à composer avec Cerrone. C’est kitsch. Mais totalement maîtrisé.

Cela sert néanmoins les propos de la jeune suissesse qui décrit effectivement le début des émotions et la découverte du désir. On se croirait dans le film Diabolo Menthe. Vous voyez bien: les références sont vieillottes mais elles ont toutes du style!

A la longue, c’est un peu répétitif. Bien sûr, Vendredi sur Mer a quelque chose d’atypique mais on la sent encore bridée par ce plaisir, compréhensible, de plaire. Mais la naissance d’une artiste est toujours une bonne nouvelle. On attend la suite avec impatience. Elle peut déjà penser à l’album de la maturité!

Profil de face – 2019

Auteur: Pierre Loosdregt

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