Spider man: Far from Home

L’été arrive. Nos pages vont de nouveau sonder les années 80. Une décennie que pille allégrement le Spider Man nouvelle formule. Pour la seconde fois, on se demande si ce n’est pas l’incontournable John Hughes qui a écrit la chose.

Le nouveau Spider Man (joué par le tassé Tom Holland) est inclus désormais dans l’univers Marvel, sorte de saga géante qui envahit les écrans, la culture et le business de l’entertainment. Les films se succèdent à vitesse folle avec des identités de plus en plus floues. Les grincheux vous le diront: c’est toujours la même chose.

Notre Spidey lui a le droit de s’occuper des enfants et des adolescents. Ses aventures sont faites pour eux. Le précédent film le signalait: l’homme araignée s’occupe des petits méchants et surtout de sa ville chérie, New York. Il ne faut pas trop lui en demander. Une certaine humilité qui faisait plaisir à voir.

Mais ici, les auteurs commettent une grosse erreur: Spider Man part en Europe. Il est très loin de sa base et de son décor naturel avec son public préféré. Il perd donc tout son charisme au premier contact avec un vilain pour le moins tordu.

Il a toujours ses problèmes d’adolescents: il veut embrasser la farouche et inaccessible MJ mais il n’a pas beaucoup de temps puisqu’il doit sauver la vie du plus grand nombre avec l’aide de Nick Fury et sa bande.

Deuxième erreur: la comédie adolescente à la John Hughes justement s’intègre assez mal dans le road trip européen où les gosses sont plutôt des têtes à claques sorties de sitcom désuets. Les nostalgiques peut être apprécieront.

Mais on peut regretter la trilogie de Sam Riami, beaucoup plus remuante et passionnée. Le réalisateur Jon Watts n’amène rien de particulier. Là où il avait une réflexion sur l’absence de référent (le gros angoisse de Spider Man), le film se résume à une succession de scénettes comico ringardes mais pleines d’ironie.

C’est d’ailleurs cette ironie qui intéresse le plus. Le film, dans une seconde moitié, devient un drôle de reflet de nos sociétés obsédés par la fake news. MJ parvient même à citer George Orwell, chantre de défaitisme science fictionnel. Le voyage scolaire laisse sa place à un discours méta audacieux mais un peu court. C’est déjà ça.

Ce n’est donc pas grandiose. On attend que notre tisseur prenne un peu en maturité parce que là, on est un peu léger par apport à la légende du super héros. Pour ne pas finir sur une mauvaise note: Les producteurs ont la bonne idée de donner le rôle de tante May à Marisa Tomei, la plus séduisante des actrices au début des années 90. Avec elle, on voudra bien être patient!



Avec Tom Holland, Zendaya, Jake Gyllenhaal et Jon Favreau – Sony – 3 juillet 2019 – 2h10








Auteur: Pierre Loosdregt

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