Stachelight

Les chansons sont carrées. Les coins sont très anguleux. Le calcul est précis. Au point que cela relève un peu de la démonstration de force. Mais on ne va pas bouder notre plaisir : la déflagration de funk est joyeuse ! Les tubes s’enchaînent. Ils ont l’art de bien mélanger le hip hop avec la pop, la soul, le funk ou le ragga.

2.0

Le temps passe mais leur goût pour les parfums indiens subsistent. On navigue dans un rock éthéré, un peu fouilli mais résolument daté et percutant. Les orgues s’accouplent avec les sitars. La voix sait faire dans la pop comme dans le chant plus ouaté. Les guitares viennent de tous les pays du Monde. A l’heure du 2.0, le groupe n’a pas bougé dans sa conviction musicale.

Nights Thoughts

L’androgyne chanteur, Brett Anderson, est devenu un dandy confiant. Le reste du groupe a vieilli mais aime encore les rythmiques carrés et les écarts de guitare, toujours maîtrisé par le torturé Richard Oakes, excellent au fil du temps. Il prend de l’ampleur à chaque album. C’est rare de voir une évolution aussi fascinante à chaque album.

Songs for our mothers

Sur ce disque, leur punk n’a rien de sautillant. C’est une plongée sonore dans un monde de complaintes, un peu bruitistes, où des mélodies soutiennent des délires instrumentaux qui peuvent lasser ou fasciner car cela s’écoute comme un disque un peu sulfureux, assumant tous les excès, aidé par un Sean Lennon adepte des sons psychédéliques!