Cinéma

Heart of te beast, David Ayer, Paramount Pictures

Into the wild avec un chien. Ou Brad Pitt visite le Mordor. The heart of the beast a tout du produit de consommation bien yankee, bas du front.  Avec son duo touchant, la balade est sauvage et pas désagréable.

Pas un chef d’œuvre ! Cependant on devine à chaque minute quel film bien pourri aurait pu être Heart of the Beast. Il y a ici tous les attributs du soft power qui défend l’American way of life. Le héros de guerre retraité. Le chien traumatisé par les combats. Un dernier défi. Une amitié infaillible. Une complicité militaire qui fait du soldat un homme éclairé dans l’adversité…
Dans les montagnes de l’Alaska, on n’aurait pas été surpris d’entendre les trompettes du patriotisme et de la gloire individualiste.

A ce petit jeu, Brad Pitt adore les rôles de bidasse. Il peut serrer très fort ses mâchoires avec un air un peu narquois. Il en faisait des tonnes en tuant du nazi dans Inglorious Bastards. Il l’avait fait aussi il y a 12 ans dans Fury de David Ayer. Les deux hommes se retrouvent ici pour nous conter les horreurs de la guerre.

Par un autre biais. Le film se glisse dans l’après-guerre. Mais l’homme et le chien sont rongés par le souvenir terrible d’une déroute. Ce sera aussi le moteur du film lorsque l’avion qui les promène dans une nature sauvage se plante dans un lac. Ils ont tout connu et cela les aidera à affronter un périple d’une centaine de kilomètres, périlleux et dangereux. Au point que le décor ressemble au Mordor du Seigneur des Anneaux. David Ayer, issu du polar musclé, ne sait pas faire dans la finesse. C’est un film sur une crête, qui pourrait vraiment tomber dans le grand vide. Le scénario est simple. Mais c’est dans les détails que Ayer se raccroche avec une discussion avec un chercheur d’or. Des regards entre l’homme et la bête. Une nature de plus en plus fantasmée au fil des minutes et de la fatigue qui s’abat violemment sur nos deux héros.

Il y a un aspect âpre peu conventionnel. C’est parce qu’il est vraiment simple que le spectacle se révèle assez agréable. On oubliera les animaux en numérique mais on se laisse avoir par le regard abattu du chien et la résilience du comédien qui en prend plein les dents. Ce n’est pas une grande réussite mais il n’y a aucune raison d’aboyer!

Au cinéma le 25 septembre 2026
avec Brad Pitt, JK Simmons avec une barbe, le chien et des animaux sauvages en images de synthèse – Paramount – 1h40

Previous ArticleNext Article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

? * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.