Les 7 Mercenaires

Normalement on devrait vous dire que le remake du western de John Sturges est une nouvelle preuve du manque d’imagination d’Hollywood mais on a trouvé finalement 7 bonnes raisons d’aller voir le dernier film d’Antoine Fuqua!

D’abord il s’agit d’un western. Dans un monde on ne sait plus où sont les gentils et les méchants, un bon western avec un vilain propriétaire terrien sanguinaire face des courageux cowboys hétéroclites, c’est presque rassurant. Ici, le fielleux Bogue est sans pitié avec un petit village de paysans. Ces derniers engagent une sorte de marshall qui recrute une agence tout risque de gauchos de tout poil.

Il y a un Indien, un Mexicain, un Plaisantin, un fou de dieu, un alcoolique, un chinois et un leader charismatique black. C’est la seconde raison de voir le film: Denzel Washington en cavalier sans peur et sans reproche, ca le fait grave comme disent les jeunes. Plus cool et abordable que le Django de Tarantino. Toujours la classe, Denzel!

La troisième raison: les gueules patibulaires. Ici c’est un concours de deux heures. Qui aura la tronche la plus sale? Qui a les ongles ou les dents les plus crades? Qui crache le mieux la chique? Les salauds ont vraiment de la gueule et ca fait plaisir à voir. Du gros barbu, fou de la gâchette, à l’hygiène déplorable, voilà un spectacle atypique, qui se fait rare ces derniers temps!

Encore plus rare: si le plan final est sûrement en images de synthèse (il a dû être ajouté à la dernière minute tellement il est hors de propos), le film est fait à l’ancienne: dans de vrais décors naturels et surtout avec de la cascade « pour de vrai ». Voilà une vraie bonne raison de voir Les 7 Mercenaires! Ca nous console des images de plus en plus trafiquées!

D’ailleurs autre qualité: la musique! Pas de chichi. Pas de morceau rap à la fin. Le film est la dernière commande de James Horner qui a disparu depuis. Le générique mythique du premier film n’est pas décliné à l’infini et on retrouve le charme des grands orchestres qui cavalent dans les vallées sauvages et illustrent joyeusement les duels cruels et les luttes héroïques!

Enfin on découvre aussi Haley Bennett, petite actrice pleine de courage pour supporter le casting très viril mais tout à fait correct. Chris Pratt se la joue détente. Ce type joue de cette manière dans tous ses films. Ethan Hawke retrouve Washington et Fuqua après Training Day et ca lui fait plaisir visiblement. Tout le monde a l’air ravi de jouer aux cowboys et à l’indien!

Voilà, c’est un juste et bon divertissement. Rien à dire. Old fashion!

Avec Denzel Washington, Chris Pratt, Ethan Hawke et Haley Bennett – Sony Pictures – 28 septembre 2016 – 2h12

Auteur: Pierre Loosdregt

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