Des Lendemains qui chantent

Léon s’imagine journaliste de gauche, pertinent et féroce. Il va glisser sur la télé poubelle et la débilité berlusconienne qui a tant marqué les années 80 90. Son frère, Olivier, fait dans la publicité. L’image prend une telle place après l’élection de Mitterrand que sa tête se met à grossir elle aussi.

Ils sont mal barrés ces deux enfants d’ouvriers de Saint Etienne. C’est ce que constate la belle Noémie, proche conseillère du président qui a un petit faible pour les deux frères. Au milieu surnage Sylvain, l’inventeur du 36 15 Code Ulla !!!

Pourtant le film n’est pas très bandant. C’est l’éternel couplet sur les illusions perdues et la douce nostalgie qui accompagnent désormais les vieux trentenaires et les jeunes quadras. Ca ne manque pas de charme mais ce n’est pas non plus d’une finesse incroyable. C’est même assez mou.

Mais les comédiens sauvent le film. Pio Marmai attend encore le rôle qui pourrait l’installer au sommet du cinéma français. Il a un charme de dingue et celui de Laetitia Casta n’est pas mal non plus. Les seconds rôles sont réussis. 

Hélas, le film est juste un téléfilm sympa. C’est plan-plan. Sans grande imagination. L’ensemble n’est pas désagréable jouant sur la mélancolie, ressort qui fonctionne bien mais qui est beaucoup utilisé. Tout comme la voix off, ficelle narrative trop simple. On est bien embêté avec ce film : il nous agace par une certaine paresse et nous charme par sa direction d’acteurs ! On verra avec le temps qui passe…

Avec Pio Marmai, Gaspard Proust, Laetitia Casta et Andre Dussolier – UGC – 20 aout 2014 – 1h30

Auteur: Pierre Loosdregt

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