Retour vers le Futur

D’acccord, les trilogies Star Wars sont célébrées partout ! Bien entendu que les trois films du Seigneur des Anneaux sont des classiques courageux et immédiats ! Mais bon sang de bonsoir : Retour vers le futur offre un divertissement plus que total ! Dans le numéro deux, tout se passe le 21 octobre 2015. A cette date anniversaire, il serait tant de réhabiliter cette trilogie jouissive !

On admire le sex-appeal de James Bond. On jubile devant les exploits de John McLane. On applaudit le preux chevalier Aragon. On verse une larme devant le destin shakespearien d’Anakin Skywalker. Mais, de tous les héros, celui qui vit la plus belle aventure, c’est ce petit futé de Marty McFly !

Bien sûr, il ne ressemble pas à grand-chose. Interprété par le fougueux Michael J.Fox, Marty McFly est un adolescent des années 80, fan de mauvais metal et débrouillard sans le sou. Il sera pourtant le héros de la plus belle aventure spatio-temporelle. Sans l’emphase des autres aventures citées, celle de McFly provoquera l’un des chefs d’oeuvre des années 80.

Ami d’un professeur doux dingue, il va s’aventurer dans le passé et le futur grâce à une voiture boosté à l’énergie nucléaire. Marty McFly va donc rencontrer ses parents à son âge. Il découvre que son père est un crétin et que sa mère est une obsédée.

On s’amusera d’ailleurs de voir dans le premier épisodecommercial et parrainé par Spielberg, un aspect aussi étrange que l’attirance d’une mère pour son futur fils. Mais il n’y a rien de glauque. Robert Zemeckis suit sagement les lignes d’un divertissement de haute volée, à la douce nostalgie et particulièrement amer sur la vieillesse.

Le film devient une trilogie lorsque Marty doit sauver ses enfants dans le futur. La voiture est déréglée et notre héros se retrouve dans un monde parallèle avant de retourner au far-west. Mic mac temporel, les deux volets suivants optimisent à fond le concept de base.

Zemeckis invente donc plusieurs Amériques. Il joue sur les fantasmes d’un âge d’or (les glorieuses années 50), il fustige les années 80 en récession, il délire sur un futur pas si moderne et se moque un peu mollement des conquérants de l’Amérique.

Le dernier épisode est le plus faible de l’ensemble. Zemeckis doit conclure sa saga et cela semble l’ennuyer. Heureusement il y a le charme des acteurs qui résistent aux envies du cinéaste. Michael J.Fox a vraiment une jeunesse universelle qui permet d’ailleurs aux films de résister au temps. Christopher Lloyd reste le Géotrouvetout le plus attachant du cinéma. Impossible aussi d’oublier Thomas F.Wilson, éternel badguy, vicieux dans toutes les époques visitées.

Retour vers le futur retourne et détourne un concept simple et plus subtil qu’il n’y paraît. Les films passent leur temps à se relire avec le bricolage temporel fabriqué par Doc. Ils s’autosuffisent. Ils se nourrissent les uns des autres et trouvent une cohérence vraiment passionnante.

Alors certes, il n’y a pas de combat entre le bien et le mal. Il n’y a pas de créatures bizarroïdes. Il n’y a de vaisseau spatial. Il y a une bonne idée, de bons acteurs, de bons dialogues, de la bonne musique (celle d’Alan Silvestri, pas la chanson de Huey Lewis & the News) et finalement, trois bons films. Aujourd’hui, il y a des coffrets – en bluray – passionnants avec des anecdotes qui en disent beaucoup sur le cinéma et son industrie. Tout aussi intéressants que les films en eux mêmes. De plus, pour les jeunes, la trilogie fonctionne parfaitement des décennies plus tard. Une bonne idée de cadeau ? Absolument ! C’est la meilleure pour les fêtes qui arrivent.

Universal

Auteur: Pierre Loosdregt

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