Until the lights fade

Elle a visité le monde entier. Elle copine avec Coldplay. Elle, c’est Juanité Stein, jolie mome qui s’y connait en matière de mélodies rock.

Elle vient d’Australie. Elle s’est offert un succès d’estime en Grande Bretagne avec son groupe Howling Bells. Elle défend un rock indé mais connait quelques pointures du rock. Elle se promène désormais tranquillement sur la surface du globe et nous en rend compte à travers des albums solo.

America, son premier opus toute seule, ne manquait pas de charme et désormais, on la retrouve dans les rues de Paris (du moins sur la pochette puisque l’enregistrement a eu lieu à Austin). Bon elle ne sort pas l’accordéon, le béret et le camembert. Soyez rassurés: il n’y a pas Kendji Girac ou Maitre Gims à l’horizon.

Le chanteuse reste dans son créneau: un rock mélodique et très humain. Les guitares répondent aux atermoiements de Juanita Stein et cela se fait avec une élégance rare. Si vous aimez les nanas comme Courtney Barnett ou Hurray for the Riff Raff (si vous ne connaissez pas précipitez vous), vous allez être séduit en quelques titres par Juanita et son rock un peu rétro mais saisissant.

Elle a le courage d’aller vite à l’essentiel. Ses chansons sont réalisés sans artifice (sauf l’écho) et sans grand telescopage. C’est une musique qui se love entre les instruments et les sentiments. Il lui faut trente minutes pour nous prouver toute l’étendue de son talent.

On aime donc son ouverture d’esprit, cette facon de reprendre les vieux trucs pour leur donner un nouvel éclat, son amour du rock sans gras… pour les personnes un peu romantiques ou romanesques, voilà la fille qu’il vous faut pour survivre à l’automne.

Auteur: Pierre Loosdregt

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