Un jour de pluie a New York

Cure de jouvence pour Woody Allen. Une fontaine de charme et de bons mots! New York comme on l’aime! Même par mauvais temps!

Cette fois ci, c’est la bonne! On retrouve Big Apple ! Après deux oeuvres au charme rétro, Woody Allen se remet à filmer sa ville. Le décor de Manhattan et Annie Hall. Aidé une fois de plus par la lumière raffinée de Vittorio Storaro, le cinéaste enchante sa ville. Il convoque ses aspects snobinards. Il la filme comme s’il s’agissait d’un personnage, écho protéiforme de la vie foisonnante qui l’anime.

Il ne sera jamais Spike Lee ou Abel Ferrara. New York reflète les petites tragédies bourgeoise avec une exquise ironie, une douceur très amère et une beauté incroyable.

Un endroit que connait parfaitement le jeune Gatsby, étudiant blasé qui décide d’organiser un week end romantique avec Ashleigh, ravissante blonde, à New York. Cette dernière a un entretien avec un célèbre cinéaste en mal d’inspiration. Le rendez vous ne doit durer qu’une petite heure. Ce sera le début d’une cascade d’imprévus qui va séparer les deux tourtereaux…

L’apprentie journaliste va découvrir le monde névrosé des artistes tandis que le jeune homme va replonger dans ses souvenirs en rencontrant de vieilles connaissances.

A l’épreuve de New York, l’amour peut il résister? On le sait chez Woody Allen, le couple est un incessant sujet de conversations et surtout de dialogues assez croustillants.

Il a la bonne idée de choisir de jeunes comédiens pour vivre ces mésaventures sentimentales. Cela donne un style totalement désuet mais d’une élégance folle. Selen Gomez et Elle Fanning n’ont jamais été aussi belles. Le jeune Timothée Chalamet est une version jeune du cinéaste. Que l’on reconnaitra aussi dans le portrait hilarant du cinéaste qui doute. Tout le casting se régale d’une multitudes d’affres amoureux.

Ce film, qui ne sort pas aux Etats Unis pour cause de mauvaise foi généralisée, est un moment délicieux parce qu’il fuit tous les canons actuels et se perd avec délicatesse dans une ville labyrinthique, qui fait battre les coeurs.

Il y a de la mélancolie, de la comédie, de la dérision. Allen ressort toute la panoplie. Mais dans sa ville, il retrouve une sève diabolique. Il tend un piège tendre. C’est du romantisme dans ce qu’il a de mieux.

Les quiproquos sont enlevés mais surtout laisse la place à des vérités souvent mordantes. Allen n’est pas un nostalgique. Son film est sacrément vivant même si l’Amérique puritaine le boude. Inutile de vous dire qu’il s’agit là d’un rayon de soleil en période de rentrée toujours difficile! Une comédie romantique. Une vraie!



Avec Timothée Chalamet, Elle Fanning, Selena Gomez et Diego Luna – Mars films – 18 septembre 2019 – 1h30

Auteur: Pierre Loosdregt

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