the laundromat

Jeune retraité, Steven Soderbergh continue finalement sa carrière sur Netflix. Il y trouve effectivement une seconde jeunesse!

Soderbergh est un type assez difficile à suivre. Faut mettre le turbo tellement il est prolixe le garçon. Il a commencé dans le cinéma indépendant puis a réalisé des énormes succès au box office.

Tous les acteurs veulent jouer pour lui. En 2013, il claque la porte d’Hollywood. En 2017, il revient aux affaires avec le mésestimé Logan Lucky. Parce que c’est un bide, il fait la tronche et part sur Netflix. Entre temps, il prend un iphone et tourne un thriller, Paranoïa.

Le gars n’est pas du genre à s’asseoir sur son glorieux passé. Donc après le dynamique High Flying Bird, Soderbergh continue de gratter le capitalisme sauvage qui ronge son pays, les Etats Unis.

Cette fois, il chronique les fameux Panama Papers, fantastique scandale qui a mouillé tous les milieux, des artistes aux banques et qui a mis en lumière, un sport pourtant bien connu: l’optimisation fiscale.

Ellen Martin, retraitée heureuse, perd son mari lors d’une croisière. Un accident stupide. L’assurance devrait jouer en sa faveur. Mais hélas, le bateau a une assurance qui a été racheté par un autre pour par une nouvelle entité. Bref, le contrat ne correspond plus à rien et la pauvre dame ne peut pas réaliser ses vieux rêves…

C’est un point de départ qu va ensuite nous mener sur des îles bien exotiques où vivent de drôles de crabes. Le réalisateur ne veut pas nous abattre sous des tonnes de faits. Il suit juste les causes et les conséquences d’une avarice qui ressemble à une fièvre contagieuse chez les fortunés.

Effectivement le casting aide beaucoup à éviter le piége d’une oeuvre didactique. Gary Oldman et Antonion Banderas sont des hotes admirables. Meryl Streep est toujours merveilleuse et on trouve une ribambelle d’acteurs que l’on aime dans des petits rôles. Ca c’est la touche Soderbergh!

Reste le ton: il emprunte pas mal au résolument engagé, Adam McKay, auteur de Big Short et Vice. C’est une comédie. Très ironique. Très sarcastique. La légèreté cache l’indignation et l’amertume. L’utile se joint à l’agréable. Que demander de plus?



Avec Meryl Streep, Gary Oldman, Antonio Banderas et Robert Patrick – 1h35 – Netflix.


Auteur: Pierre Loosdregt

Partager cette chronique sur

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

? * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.