Solo: a star war story

Tout le monde lui est tombé dessus. Avec les tumultes qu’a connu le film, Solo ne pouvait que se faire massacrer par la critique. Les spectateurs n’ont pas l’air de suivre non plus. Dommage, car le film de Ron Howard n’est pas si mauvais… bien au contraire.

C’est un film avec des défauts. Okay. Mais quel film de Star Wars n’en a pas? Vous voulez qu’on parle des Ewoks? Vous voulez qu’on parle de la trilogie sur la genèse de Dark Vador? De mes yeux vus, je n’ai pas croisé un personnage comme Jar Jar Binks dans Solo?! Avec la descente aux enfers que le film a subi, on a le droit d’être indulgent.

D’autant que la première partie du film est réussie. Un petit coté vieux comics des années 60, pulp à la Richard Corben ou Metal Hurlant. On ne sait pas si on la doit aux réalisateurs virés ou à Ron Howard, mais elle est emballante, rythmée et surtout elle échappe un peu aux conventions si lourdes d’un Star Wars classique avec la Force, Mark Hamill qui fait la tronche ou des couchers de lune sur la musique de John Williams.

D’ailleurs, au passage, le travail de John Powell, un peu aidé par Williams, sur ce nouveau film franchisé est un vrai bonheur de cinéma. La musique sécurise parfaitement lorsque les faiblesses du long métrage sont un peu trop visibles à l’écran. On est clairement dans un esprit d’aventures. La musique jongle avec les acrobaties du Faucon Millenium et les idéaux de Han Solo. Ca faisait longtemps qu’une BO de blockbuster n’était pas aussi flamboyante.

Avec son sourire en coin, Solo découvre donc la vie de contrebandier de l’espace. Le film s’intéresse à ses premiers pas, à son mentor et sa rencontre avec Chewbacca, valeur sûre et poilue de la franchise Star Wars.

Avant d’être cet hors la loi au coeur tendre, Han Solo était donc un fougueux jeune homme, amoureux et volontaire, toujours à l’affut des mauvais coups, pour en tirer le meilleur parti. Il vit donc mille aventures et obtient ses galos de pilote hors pair et héros malgré lui.

Il est certain que le film n’est pas grandiose mais il a le mérite d’assumer son statut de redite obligée. On sait tout de Solo donc le film s’amuse à parodier les westerns ou les vieux films de guerre. C’est très ludique à défaut d’être profond.

Avec sa production houleuse, Ron Howard rassure avec son talent de faiseur indéniable. Moins prenant et tragique que Rogue One, ou que la trilogie en cours, Solo semble se contenter de son aspect divertissant. Han Solo dans la saga originale, était déjà celui qui détendait l’atmosphère!

Pas de grande déception donc mais pas d’énormes attentes aussi, il faut l’avouer. Le résultat est agréable, avec un casting intrigant et, on doit le rappeler, une musique originale que l’on n’écoutait plus depuis très très très longtemps. C’est désormais la BO d’une galaxie far far far away!

Avec Alden Ehrenreich, Woody Harrelson, Emilia Clarke et Donald Glover – Disney – 23 mai 2018 – 2h10

Auteur: Pierre Loosdregt

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