Psychokinesis

Le réalisateur du Dernier Train pour Busan revient et continue de mettre beaucoup de tendresse dans le film de genre. Cette fois ci la guimauve étouffe les ambitions.

Mais c’est aussi ce que l’on aime chez nos courageux Coréens (du sud): ils osent. Ils confrontent leur cinéma commercial à celui des Etats Unis. Ils n’ont pas peur d’aller sur le terrain du cinéma américain et se fabriquent des blockbusters riens qu’à eux. Et cela donne de bonnes surprises.

Comme ce fut le cas du Dernier Train pour Busan, film de zombies assez réussi et attendrissant par sa mignonne histoire de famille qui se recompose face à l’adversité et une foi indéniable pour le genre très à la mode ces dernières années. Sang Ho Yeon, le réalisateur, remet le couvert avec le film de super héros.

Ici, c’est un super looser! Il a abandonné sa famille. Il a un job sinistre. Il est porté sur la boisson. Pourtant cet imbécile va boire de l’eau contaminée par un astéroïde qui va lui donner le pouvoir de télékinésie. Incroyable. Quand il apprend que son ex femme est morte dans d’étranges conditions, il tente de renouer le contact avec sa fille…

Mais il aura du fil à retordre (pardon c’était facile). Il a des pouvoirs incroyables mais il doit affronter un gang au service d’une vilaine compagnie chinoise qui veut expulser sa fille de son restaurant. Les rapports sont tendus entre le père et la fille puis les choses se relaxent et une touche affective finit par se répandre sur la fiction assez conventionnelle autour du thème du super héros et ses responsabilités.

Le réalisateur hélas n’a pas la même ambition que pour son film précédent. C’est bien joué. Le ton doux amer est agréable. Il se laisse tout de même un peu dépasser par le drame personnel et oublie la partie divertissante. On s’ennuie pas mal finalement. La première partie intrigue. Le cinéma coréen est complaisant dans le bon sens comme dans le mauvais.

Le film dépeint très bien ses personnages puis ne semble plus trop quoi savoir en faire. On attend donc sagement que ca se passe et on risque vite d’oublier ce nouveau super héros asiatique qui s’excuse peut etre trop d’exister.

Avec Seung-ryong Ruy, Eun yung Shim, Jung-min Park et Yu-mi Jung – 2018 – Netflix

Auteur: Pierre Loosdregt

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