Avec cette épopée chevaleresque dans l’enfer du siège de Malte par l’armée ottomane en 1565, Tom Willocks renoue avec le …
La Religion


Avec cette épopée chevaleresque dans l’enfer du siège de Malte par l’armée ottomane en 1565, Tom Willocks renoue avec le …

Elle nous fait littéralement flotter avec son timbre délicieux qui nous fait aimer la lenteur. Elle nous rappelle bien évidemment les muses du folk comme Joni Mitchell ou Joan Baez. On plonge dans des vapeurs éthérées musicales. Pourtant la légèreté ne tombe pas dans l’anecdotique.

Le jeu des acteurs est impeccable : Oscar Isaac est méconnaissable en ermite inquiétant à la longue barbe noire et Alicia Vikander fait un androïde très convaincant, à la démarche gracieuse et au regard troublant de sphinx. Subtilement, les regards et les non-dits installent un climat de manipulation psychologique plus complexe qu’il n’y paraît.

Si la dernière partie est un peu trop proprette, le réalisateur Colin Trevorrow a le don de jouer avec les codes inventés par Crichton et Spielberg mais aussi avec les attentes du spectateur. Son film est une grande attraction, traitée comme telle. Cette humilité apparente rend la chose beaucoup plus digeste et distrayante.