Les synthétiseurs tissent des toiles. Les voix sortent d’outre tombe. Les instruments tremblent à répétition. L’atmosphère est parfaite pour Halloween. Le leader de Radiohead sort son disque quand il faut.
Suspiria


Les synthétiseurs tissent des toiles. Les voix sortent d’outre tombe. Les instruments tremblent à répétition. L’atmosphère est parfaite pour Halloween. Le leader de Radiohead sort son disque quand il faut.

Il ne faut pas être surpris. Ils n’apportent pas grand chose au Monde si ce n’est un grand moment de détente, un voyage pas toujours apprécié à sa juste valeur dans le pays joyeux des monstres gentils: le heavy.

Ce nouvel album ne transcende rien. Il a juste la bonne idée d’exister. C’est un style de série B musicale, mis en avant par la production de Jim Diamond, habitué aux rockeurs (Fleschtones, White Stripes). Il prépare un beau décor sonore pour les acrobaties garage des lascars de Paris.

Il n’y a pas de misérabilisme. C’est l’observation pure et dure. Les sentiments finissent par transparaitre petit à petit. La jeune fille grandit dans un corps qui n’est pas habituel. Pourtant c’est bien un récit d’apprentissage et d’émancipation qui va jusqu’au corps. Un cinéaste vénérable comme David Cronenberg serait jaloux du travail du cinéaste belge qui fait du corps, un vrai sujet de cinéma, d’ambiguité et d’interrogations.