Cirque plein d’airs, Les Caramels Fous, Théâtre Le 13ème Art

 

 

 

Caramels, bonbons et sourires

Les Caramels fous, c’est une véritable institution. Une chorale atypique et tellement douée, qui surprend, réjouit et fait rire depuis plus de trente ans. Les titres amusants, de Pas de banane pour Lady Jane aux Dindes galantes et surtout le formidable Mme Mouchabeurre, attirent les spectateurs, devenus au fil des années des fans, voire des fidèles. Des inconditionnels. Ces comédiens ont deux particularités : ils sont gays et ils sont bénévoles. La recette de leur succès ? Des histoires décalées, inspirées d’opéras ou créées de toutes pièces, mais toujours accompagnées de chansons (très) détournées. Mais tout ça ne serait rien sans les costumes somptueux réalisés par les petites mains de ces messieurs. Et leurs voix, ah leurs voix !

Cirque plein d’airs, leur dernier opus, ne déroge pas à la règle. L’histoire ? Celle d’un cirque aux portes de Paris au début du XXe siècle. Sa vedette, la femme à barbe, meurt, et la faillite guette. Son fils, Fabio, tente de sauver le chapiteau et les numéros. Mais Hanna l’écuyère, Lola la dompteuse, Enzo le clown et d’autres ne l’aident pas franchement. Heureusement, un groupe de tziganes survient, qui pourrait tout changer. Oui mais voilà… Voilà quoi ? Le cirque est vendu, racheté et… Tout cela devient brouillon, on ne sait plus où on en est. Les rires se transforment alors en sourires et c’est un peu dommage.

Heureusement, les clins d’œil déjantés et les airs détournés de grands artistes parviennent à effacer ces petits travers. Abba, Mickael Jackson, Supertramp, sans oublier Bourvil et… France Gall. On fredonne, on applaudit. Bref, on retrouve les Caramels.

Avec des personnages extraordinaires, en particulier Hanna l’écuyère (Vincent Baillet), qui nous saisit par son talent, sa voix, son humour, bref ses multiples facettes. Quel comédien ! Bien des professionnels doivent être verts de jalousie. Il nous emporte, nous fait sourire, nous touche, nous épate avec ses acrobaties, nous amuse en « ultra-femme »  aux gestes à la fois subtils et outranciers.

Enzo, le clown au si beau costume (Miko Bouradier) et à la voix puissante, sans oublier Lola (Alexis Haouadeg), aux divins coups de fouet et aux pas de danse souples et sensuels -malgré un timbre de voix un peu faible­-  atténuent les toutes petites déceptions de ce Cirque plein d’airs.

Sans oublier la fidèle chorégraphe Alama de Villalobos. Bon, c’est vrai, il y a la petite leçon gentillette qu’on retrouve à la fin de chaque pièce : « On s’aime tous, on ne doit exclure personne ». Et aussi, « Soyez vous-mêmes ». Mais qu’importe au fond, le plaisir est là. Vous aussi, restez tels que vous êtes. Et faites-nous rire encore longtemps. On vous attend.

 

 Théâtre Le 13ème Art

Jusqu’au 4 mars 2018

30, avenue d’Italie

Tél. : 01 53 31 13 13

Durée : 1H45

Infos et réservations : www.le13emeart.com

 

Auteur: Marie Leon

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