Cinéma

Bullet Train, David Leitch, Brad Pitt, Sony Pictures

Je l'avoue, j'aime bien Brad Pitt. Aussi, quand je l'ai vu à l'affiche d'un film signé par David Leitch, le réalisateur de Dead Pool, je n'ai pas résisté.
Sous le faux-nez de l'humour, le réalisateur n'en valorise pas moins la vengeance et la violence

Je l’avoue, j’aime bien Brad Pitt. Aussi, quand je l’ai vu à l’affiche d’un film signé par David Leitch, le réalisateur de Dead Pool, je n’ai pas résisté.

Coccinelle (Brad Pitt), est un tueur en pleine crise de la cinquantaine. Sur les conseils de son analyste à qui il fait sans cesse référence, il est devenu adepte de la non-violence, ce qui ne l’empêche pas d’accepter une mission simple : voler une valise à bord du Shinkansen, le TGV japonais (le Bullet Train, donc). En principe, il doit subtiliser le bagage et descendre à la première station ; mais comme Coccinelle est un poissard de légende, les choses ne vont pas se dérouler aussi simplement que prévu.

Armé de son bob, de ses lunettes et de quelques pétards (non, non, pas des flingues, des pétards), Coccinelle va affronter la foule de tueurs qui peuplent ce train. C’est un réel plaisir de voir Brad Pitt promener sa coolitude légendaire de wagon en wagon, et je ne regrette pas d’avoir fait le voyage avec lui. Les autres personnages sont savoureux et les acteurs font très bien le job, ce qui est plaisant.

Pour le reste, c’est un film américain, pas de doute là-dessus. Les bastons se multiplient, tout le monde meurt (ou peu s’en faut) et l’on n’échappe pas à l’explosion finale tout en images de synthèse. Sous le faux-nez de l’humour, le réalisateur n’en valorise pas moins la vengeance et la violence , comme c’est beaucoup trop souvent le cas dans le cinéma hollywoodien. (Mais quand allons-nous enfin refuser de laisser les américains colporter ainsi leurs valeurs ultra-violentes?)

David Leitch multiplie les hommages et les références, notamment à Tarantino qui lui-même emprunte aux séries B et autres nanards. A un moment donné, le cinéma américain à grand public devrait cesser de s’autocongratuler de la sorte, surtout quand les références n’en valent pas la peine. (Je déteste le cinéma de Tarantino.)

Tout cela est vu et déjà vu. Et en plus, c’est beaucoup trop long. Si vous voulez aller au cinéma cette semaine, je vous conseille plutôt d’aller voir La nuit du 12, de Dominik Moll.

Sortie le 03 août 2022
Durée 127 minutes

Sony Pictures Entertainment

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