Baby Driver

C’est un film sur le rêve américain. C’est un film sur les mythes. C’est un polar qui passe à la vitesse supérieure constamment. Jusqu’à l’excès peut être!

Edgar Wright est un réalisateur à surveiller. Depuis le succès de Shaun of the Dead, le réalisateur anglais a montré qu’il avait tout compris à la contre culture et aux geeks. C’est un surdoué de l’image et un passionné. Il ne réussit pas toujours ses films mais le type a du coeur et cela se ressent!

C’est ce qui rend son cinéma sympa! Baby Driver avec son casting sympa et ses grosses bagnoles a tout pour être le spectacle fun et direct! C’est le cas dans une super première partie où l’on découvre un chauffeur pour casses qui souffre des oreilles et écoute de la musique pour se concentrer à sa conduite spectaculaire!

Billy Elliott de la grande vitesse, le jeune homme doit du pognon à un mafieux paternaliste et sa dette sera épongée après un dernier braquage. Evidemment rien ne va se passer comme prévu. Dans cette seconde moitié, on est en terrain connu et le réalisateur se concentre sur son récit. Il est musclé et enlevé. Un Drive avec de l’humour et de la dérision.

Wright lorgne sur Tarantino et c’est bien normal car il cherche à mettre en scène des mythes qui lui plaisent et le nourrissent. Les voyous au grand coeur. Le méchant psychopathe. La musique cool. Les voitures comme symbole de la liberté. Wright est en Amérique et danse littéralement autour de ces thèmes.

On est d’abod halluciné par la première partie, véritable chorégraphie exaltée où tout se mêle joyeusement! Puis ca freine un peu à cause d’un embouteillage de seconds rôles connus mais trop stéréotypés pour surprendre. Mais Wright a vraiment l’envie de renouveler le genre de la poursuite en bagnoles. Les cascades sont tournoyantes et on redécouvre un peu le plaisir du carambolages photogéniques après des années de Fast & Furious.

Ce n’est donc pas le grand film attendu mais Wright se fait plaisir et arrive à partager cela avec nous. Pressé, hors limite parfois, un peu de calme lui permettra sûrement un jour de réaliser un très grand film.

Avec Kevin Spacey, Ansel Elgort, Lily James et Jon Hamm – Sony – 19 juillet 2017 – 1h50

Auteur: Pierre Loosdregt

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