Pierre Loosdregt

Julieta

Almodovar est moins excentrique que d’habitude. Bien entendu, il a toujours un amour pour les références artistiques, le design prononcé et les costumes quasi baroques. Mais on est marqué par sa grande sobriété. Cette fois ci il semble vouloir aller à l’essentiel: ce qui de Julieta, son mélodrame le plus âpre.

Only silence remains

On visite. Ce n’est pas une attraction. Peut être est ce un musée à première vue avec ces drôles de sons sortis d’imposantes machines? Mais petit à petit on serait plutôt dans une maison hantée. On est dans le noir et gris de l’existence. On joue sur le spleen et la création. On devine de belles choses et de grands malheurs. C’est une musique idéale pour accompagner nos pensées secrètes.

By default

Ce dernier leur permet de se diversifier. Après tout, autant assumer les racines pop de leurs origines. Quelques morceaux profitent d’une vraie légèreté. Les voix sont mieux maîtrisés. By default a finalement assez peu de défauts si ce n’est qu’il est presque trop parfait. Un peu trop marketé pour plaire au plus grand nombre. Si le début de l’album est très « cuir et stoner », la suite se montre plus accessible, un peu trop poli.