Animal World

C’est peut être pour cela que l’on aime la plateforme Netflix. On y trouve des choses plus ou moins avouables. Il y a de vieilles séries B, des produits de consommations ratés, des chefs d’oeuvres et surtout des films venus d’ailleurs.

Animal World est un grand succès chinois. Il s’agit d’une adaptation d’un manga japonais. C’est surtout une oeuvre qui base tout sur le… chifoumi. Oui le fameux Pierre feuille ciseaux! He bien, nos amis chinois, avec ça, ils vous font un film d’action qui ferait passer Michael Bay pour le Eric Rhomer d’Hollywood.

Là vous avez une rencontre improbable, entre Matrix et Hunger Games. Un film d’une absurdité assez grandiose et qui vous emporte aux limites du supportable. Le réalisateur Han Yan a constamment l’envie d’illustrer le schéma de penser du héros.

Parce qu’il y a un héros. Il est spécial. C’est un looser dépressif qui a un monde imaginaire bien fourni et un traumatisme lié à son enfance qui le pousse à se retrancher dans un monde foufou peuplé de créatures à décapiter. Là, on est dans un univers qui rappelle un peu les Wachowski et leur flamboyance ambivalente.

Mais les neurons vont chauffer un peu plus lorsque le jeune homme se retrouve dans un bateau perdu dans les eaux internationales pour jouer de force à… Chifoumiii! Là, on se rend compte qu’il ne faut rigoler avec ce jeu. Surtout s’il vous est proposé par un type diabolique qui a la tronche de Michael Douglas.

Parenthèse: le marché chinois ouvre ses portes à Hollywood. Tout le monde s’y engouffre. Maintenant les vieilles gloires se refont une santé financière là bas. Et vous voyez de plus en plus de blockbusters produits par des compagnies chinoises. fin de la parenthèse.

Ce type là ne rigole pas. Il vous fait disparaitre si vous ratez votre partie de Chifoumiii! Mais notre petit looser est surtout un grand malin, comme les héros d’Un homme d’exception ou Imitation Game. Sa différence fera sa force.

Il botte les fesses à des types patibulaires et fera la leçon au vilain. Tout cela dans un déluge d’images et un montage ultra charcuté qui vous brulera le cerveau et les rétines. On ne comprend rien aux régles du fourbe Douglas comme on ne pige pas grand chose à la logique perturbée du héros. Il faut dire que le réalisateur fait tout pour nous secouer. Comme ca, on avale tout cru ce drôle de truc trop bizarroïde mais assez exotique pour être vu comme un effet hallucinant ou hallucinatoire de la mondialisation.

Avec Li Yifeng, Michael Douglas, Zou Dongyu et David Rayden – Netflix – 2018

Auteur: Pierre Loosdregt

Partager cette chronique sur

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

? * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

IP Blocking Protection is enabled by IP Address Blocker from LionScripts.com.