Folk, Musique, Rock

Neil Young, Are You Passionate, Noise & Flowers, Harvest

Et hop nos pages culturelles vont être rebaptisées par “Alors, que nous offre cette semaine ce vieux briscard de Neil Young?”. Ce sera plus simple. En pleine torpeur estivale, pendant que vous transpirez à grosses gouttes, le loner lui bosse à sortir le plus vite possible des albums cohérents, disparus ou des lives furieux.

Avec l’album Noise & Flowers, on a l’impression qu’il est devenu sans filtre et il le prouve encore avec ce nouvel album live autour de sa dernière tournée avec Promise of the real, les rejetons de Willie Nelson. Avec eux, comme avec Pearl Jam dans les années 90, le senior retrouve une énergie juvénile qui ressemble réellement à de la magie.

D’autant que Neil Young a désormais des allures de vieux monsieur un peu usé par la vie et le monde qui ne tourne plus rond et qu’il dénonce sans arrêt. Précurseur il y a des années, il court un peu après son époque désormais mais il sait toujours surprendre.

Les vieilles chansons sont donc soulevées une nouvelle fois par une énergie incroyable et le disque enchaîne les morceaux de bravoure. Les petits jeunes aident le papy du rock à retrouver sa verve musicale et bien souvent ils y arrivent.

Les éléments semblent se déchaîner et la foudre glisse entre les riffs et les incontournables du Loner. Ce n’est pas un grand live de Neil Young mais, comme les Stones, il a toujours le feu sacré et une envie d’en découdre qui dépasse la réalité pécuniaire.


D’ailleurs le musicien a ressorti une nouvelle fois un disque caché, maudit ou ce que vous voulez. En 2001, le Canadien est lassé de tout. Ses albums sont assez sombres et il arrive encore à sortir quelque chose quand le Crazy Horse le soutient.

Au début du 21e Siècle, il sortira Are You Passionate mais il nous avait caché cette longue session à San Francisco avec ses copains. Qui se révèle supérieure aux sorties officielles de l’époque.

Évidemment le son est brut mais surtout il y a une urgence assez rare dans la réalisation. Le moral de Neil Young n’est donc pas au beau fixe : la musique et ses amis fidèles lui offrent un exutoire assez exceptionnel. Incompréhensible que cet album reste aux oubliettes tant de temps. Peut être l’un des meilleurs albums de l’année.


Puisque généralement cette chronique va par trois. Rappelons que Harvest a 50 ans cette année. Si vous ne l’avez jamais écouté, vous avez de la chance. Si cela fait longtemps que vous n’avez pas affronté ce monument de douceur folk et esprit rock, vous avez de la chance aussi.

Quatrième album solo de Neil Young, Harvest résume assez bien la liberté de l’artiste. Il y a de l’harmonica et des guitares sèches. Il y a de la guitare branchée prête à en découdre et il y a des expérimentations comme ici un orchestre symphonique qui s’invite sur deux morceaux. Faussement paisible, ce disque a toujours sa place dans notre époque, montrant le réalisme d’un artiste et son envie d’épouser ses ambiguïtés.

Voilà nous sommes à jour sur l’actualité du Loner mais ce n’est pas dit qu’en septembre il faudra recommencer!

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