The Duckworth Lewis Method
Juin29

The Duckworth Lewis Method

Petitss plaisir du Royaume Uni: l’été sur Etat Critique sera bercé par une petite sélection d’albums qui vous feront traverser la Manche. Deuxième épisode avec Neil Hannon, le petit trublion de la pop!

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Arthur or the decline and fall of the british empire
Juin28

Arthur or the decline and fall of the british empire

Petits chefs d’oeuvre anglais un peu trop discrets : voilà notre thématique de l’été. Première chronique avec la bande de Ray Davies que l’on oublie trop souvent dans l’histoire de la pop anglaise!

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« Le meilleur de le meilleur de le pâtissier…qui qui qui ? »
Juin27

« Le meilleur de le meilleur de le pâtissier…qui qui qui ? »

Bon, j’aurais adoré vous parler Coupe du Monde, car en période de Coupe du Monde à part la Coupe du Monde, à la télé, bah y’a la Coupe du Monde ; Mais je me suis dit qu’un petit tour au pays des programmes chiants et que de TF1 à M6 en passant par France2, les copiés-collés vont bon train…et que tant qu’il y a du monde pour rester scotché dessus, eh bien on t’en remet une petite louche, voire des bols, voire des saladiers pleins…oui, ça vous ferait du bien. Comme chacun sait, la télé fonctionne par mode, par vague, par tendance, quitte à ce que l’écume sente parfois un peu la marée pas super super fraiche. Preuve, quand M6 avait importé Loft Story il y a fort fort longtemps, à l’heure où nos téléphones portables ressemblaient à des game boy et que nous nous connections sur Internet via des modems qui crissaient à t’en éclater les tympans à chaque connexion, TF1 a bombardé la Star Ac et Koh-Lantha, bam dans ta tronche M6. Cette dernière, pas contente toute rouge, avait alors répondu par Pop Star, sorte de couveuse à boys band en remplaçant Kamel Ouali par un chorégraphe blond platine pas du tout cliché, ah non non non pas du tout du tout. TF1 relança alors la Star’AC, y’a moins de monde, pas grave, on va se faire un Secret Story. M6 n’est plus rouge mais verte, donc je te mélange tout et je te fais la Nouvelle Star, et j’enfonce le clou avec de l’X-Factor mais sur W9 pour pas confondre, mais que comme ça pourrait aussi marcher sur M6, bah je te mets un cageot d’Incroyable talent…bref. Dans la série « qui qui veut de l’émission sur un thème et celui qui n’en n’a pas bah il va en faire pour faire comme les voisins», il y eut également la giclée de peinture fraîche sur nos murs télévisuels blancs. Oui, le bricolage et le marouflage étaient devenus tendances, alors de la Damido touch de Dco&Co sur des dimanche après-midi entiers, à rendre presque joyeux et novateur un bon vieux Stade2, à la Maison France 5 en passant par relooke ta chambre d’ado sur France 2 à des horaires où normalement tu regardes Motus, donc flop, normal…du coup ça se calme…un peu. Mais le must, le summum, le soufflé royal, l’indigestion suprême, la farce de trop, et sans la dinde qui va avec, est bel et bien la thématique « cuisine » qui, associée savoureusement avec l’autre thème tendance du « qui est le » ou « qui sera la » ou « quel est le »...

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L’annonce faite à Marie de Paul Claudel aux Bouffes du Nord
Juin27

L’annonce faite à Marie de Paul Claudel aux Bouffes du Nord

Dans l’acoustique remarquable des Bouffes du Nord, la langue de Claudel se marie avec la musique des anges. Un grand moment de théâtre. Violaine et Mara, deux sœurs aux caractères bien différents sont les figures de proue d’un drame rural d’apparence ordinaire. Violaine, l’aînée, incarne la douceur, la joie de vivre, la bonté et la piété. Avec son goût immodéré du bonheur, elle se réjouit de son mariage à venir avec Jacques, un paysan voisin à qui son père la destine et qu’elle aime en secret. Sa cadette, Mara, esprit plus tourmenté plus empreinte de dureté et de vices, jalouse sa sœur à qui sourit la vie. Lorsqu’elle la surprend donner un baiser à un bâtisseur de cathédrales lépreux, elle saisit l’occasion de mettre en péril son futur mariage et l’interroge ainsi sur sa destinée sacrifiée. C’est dans cette période troublée que leur père décide de quitter la maison familiale pour Jérusalem sans se douter un moment qu’il va mettre en péril toute cette harmonie et cet avenir tout tracé. Habités, les comédiens nous transportent avec grâce. Judith Chemla (Violaine) illumine la pièce de sa fraicheur tour à tour jeune femme respirant le bonheur puis bouleversée par sa sainteté. Marine Sylf (Mara) laisse à merveille transparaître dans son regard toute sa fragilité et sa cruauté. Jean Claude Drouot incarne un père ferme mais attachant tant par ses intonations de voix que par ses attitudes. Mère authentique, Fabienne Lucchetti souffre, tiraillée entre ses deux filles. La qualité du jeu de tous les acteurs confère à ce texte aussi beau qu’exigeant une grande modernité et actualité. On salue la mise en scène inspirée d’Yves Beaunesne sur une partition musicale de Camille Rocailleux à la croisée entre fado, polyphonie corse et chant sacré. Le Salve Regina répond au chant des oiseaux, comme au chœur des femmes éplorées.  La musique magnifie la profondeur du lyrisme de Claudel et apporte du souffle entre les scènes vibrantes d’émotion. L’idée de mêler le texte parlé aux chants est une réussite. La voix des comédiens accompagnée de deux violoncelles mêle amour charnel et amour divin, joies du corps et de l’esprit. Un rideau de fils interroge sur ce qui retient l’homme face à la volonté divine. Le désir terrestre interpelle ainsi le mystère de la foi autour des miracles, de la vocation ou de la prédestination. Le chant final en araméen ancien semble descendre du ciel pour animer un tableau de piéta éternelle. Puissant. « Seule est intermittente la visibilité du travail des artistes et techniciens.» Et c’est ici de bien belle manière que ce travail et sa grandeur sont visibles aux Bouffes du Nord jusqu’au 19 juillet. Allez...

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eV

Les paroles sont un poil névrosées. La pochette souligne l’ambiance un peu “clown triste” de l’ensemble mais l’énergie du désespoir reste de l’énergie. Il la maîtrise parfaitement. VioleTT Pi ne calcule pas: il se livre dans sa douce folie.

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The two faces of January
Juin26

The two faces of January

Évidemment, si Viggo Mortensen brille de mille feux, on salue avec l’enthousiasme Kirsten Dunst et Oscar Isaac. Tout trois se montrent impeccables dans ce jeu de dupes où la passion l’emporte parfois sur les faux-semblants.

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L’orchestre symphonique des 100 violons tziganes de Budapest – Théâtre des Champs-Elysées
Juin25

L’orchestre symphonique des 100 violons tziganes de Budapest – Théâtre des Champs-Elysées

  60 violons, 12 contrebasses, 6 cymbalums, 9 clarinettes, 6 violoncelles. Au programme, dépaysement, virtuosité et énergie. L’orchestre symphonique tzigane de Budapest en impose. En costume traditionnel, les musiciens s’installent et attendent le départ du premier violon JOZSEF LENDVAI CSOSCI, qui rythme en guise de chef d’orchestre l’ensemble musical. Johan Brahms, Vittorio Monti, Tchaïkovski, Johann Strauss I et II, et de nombreux autres grands compositeurs passent par les cordes de l’orchestre qui se plaît à en donner des variations rythmiques qui emportent rapidement l’adhésion du public. La mécanique est bien huilée et ça dépote ! Si la première partie est relevée, la deuxième est nettement plus classique conformément au changement de costume des musiciens qui prennent une apparence viennoise. Un tzigane viennois, l’idée est plutôt étonnante mais fonctionne. Rapidement le rythme reprend vite le dessus, cela semble plus fort qu’eux, l’âme tzigane prend le dessus. Offenbach et son galop infernal (French Cancan) d’Orphée aux enfers ouvre le bal. Le concert prend très souvent des airs du concert du nouvel an viennois. Les “Oupa” et les cris des musiciens viennent ajouter des vagues joyeuses. Le plaisir est là, sur scène comme dans la salle qui applaudit en rythme. La forme se veut simple en apparence et populaire au sens noble du terme. Mais qu’on ne s’y trompe pas, caler autant de musiciens sans chef d’orchestre en permanence et sans partitions est une jolie performance.  La salle contient peu d’enfants et c’est bien dommage, cela aurait pu être une formidable occasion de les initier à la culture classique et tzigane. A voir en...

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Pompéi

La lave a donc coulé sur un scénario éculé avec un couple maudit qui s’aime en secret, au delà des castes et de l’Histoire. Il est celte, parle aux chevaux et tabasse du gladiateur avec la dextérité d’un pizzaiolo. Elle est belle, un peu niaise, fille d’un marchand et doit épouser un sinistre sénateur

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Run
Juin25

Run

Donc ses chansons sont marquées par des galops rythmiques venus du folk traditionnels mais il superpose quelques machines avec une voix qui vole haut. C’est inhabituel : on est happé dans son univers bricolé.

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Guillotines
Juin24

Guillotines

Made in Hong Kong, le film d’action classique: bancal et sympathique à la fois.

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Chaleur Humaine
Juin24

Chaleur Humaine

C’est un très beau disque, avec des bizarreries qui pourraient être à Bjork et d’autres choses plus lyriques qui appartiendraient à Emilie Loizeau ou Camille. Pas mal les références, nan?

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Il était une fois l’Orient-Express – Institut du Monde Arabe
Juin23

Il était une fois l’Orient-Express – Institut du Monde Arabe

                      L’Orient-Express est à quai à l’Institut du Monde Arabe. C’est le moment où jamais ! Errant du côté de l’Institut du Monde Arabe, mon regard se posa sur des wagons bleus qui parlaient à ma mémoire. Ma première réflexion fut -” Tiens ils font fort les cheminots pour la grève ! En plus des bacheliers qui vont rester sur le carreau ou arriver stressés aux épreuves, des classes de découverte des écoliers annulées, voilà qu’ils ont envahi la capitale en semant ça et là des wagons sur les lieux touristiques. Ma pensée fila immédiatement vers le parvis de Notre-Dame. Y avait-il là-bas aussi des wagons posés ça et là pour plaider la cause des cheminots ? Une Micheline à Notre-Dame pour faire ombrage à Esméralda… Des wagons bleus traversés par une bande dorée… Plus de doute possible ! Les cheminots avaient réussi à kidnapper l’Orient-Express et à le planter sur le parvis de l’Institut. Un coup de maître ! Un wagon-salon Pullman Flèche d’Or, un wagon-lit, un wagon-bar Pullman Train Bleu, un wagon-restaurant Anatolie ! Le plus fort était sans doute la présence du guichet. Comment pouvait-on oser demander de l’argent à des voyageurs pour monter dans des wagons qui ne roulaient même pas ? Les cheminots étaient décidément très forts. Comme les autres, tel un mouton, je fis la queue, me disant qu’il devait bien y avoir une raison… et espérant au fond de moi que le voyage serait sans aucun doute imaginaire. Payer pour faire semblant de voyager en train, le défi était enfin merveilleux. Jusqu’où irait l’absurde ? J’appela ma compagne : -“Allô ? Amour ? Je t’invite à bord de l’Orient-Express ? Non ce n’est pas une blague, rendez-vous à l’Institut du Monde Arabe !  – Ça ne se refuse pas !… J’arrive !” Une fois la compagne téléportée, l’invitation au voyage se décompose alors en deux temps : les wagons à l’extérieur et une partie exposition dans l’Institut. En deux temps trois mouvements nous voilà transportés à la fin du XIXe siècle. La bascule est totale. A la vitesse de la lumière, unité de temps, de lieu et d’action, le théâtral Orient-Express récite alors ses plus belles tirades. L’arrivée d’un train en gare de la Ciotat, première série de films des Frères Lumière, vous accueille. Un siècle en arrière, nous aurions sans doute pris les jambes à notre cou et serions sortis en courant de la salle. Aujourd’hui, peu de visiteurs s’attardent dessus. Je contemple cette pièce historique pendant que Nagelmakers lui-même me regarde. Nagelmakers, photographié par Nadar me toise de ces trois mètres de haut. A ses pieds, un train...

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Imany, Faada Freddy et Sherika Sherard à la Bellevilloise
Juin23

Imany, Faada Freddy et Sherika Sherard à la Bellevilloise

Un très bon concert se repère ensuite aux versions uniques des chansons, à leurs mots d’introduction adressés au public. Et il y en eût ce soir.

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Orthodoxie dominicale…
Juin19

Orthodoxie dominicale…

Pas assez frais pour m’insuffler les meilleures mauvaises nouvelles du jour sur les chaines infos, je l’avoue, oui, il m’arrive d’attiser ma curiosité théologique, moi, l’athée, moi, l’agnostique, sorte de pénitence pour avoir bu trop de rhum la veille.

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Rostam et Esfandiâr
Juin19

Rostam et Esfandiâr

le spectateur ne se reconnait ni dans Rostam ni dans Esfandiar, ni dans la violence de leurs combats ni dans leurs tentatives de conciliation. Le silence qui règne dans la salle pendant le spectacle est autant dû à l’absence d’interactivité qu’à ce peu d’engouement et d’empathie.

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Perdues dans Stocklhom
Juin19

Perdues dans Stocklhom

Pas de syndrome de Stockholm en ce qui me concerne

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Tsunami
Juin19

Tsunami

Si le dessin de Pendanx est magnifique, laissant transparaître la violence du drame dont les cicatrices demeurent présente 10 ans après, les pistes explorées par les auteurs sont nombreuses mais aucune d’entre elle n’est vraiment aboutie.

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D
Juin17

D

Tout au long du récit, on cherchera à reconnaitre le vampire dans la cruauté de tel ou tel personnage de cette société victorienne où les apparences restent plus importantes que le fond.

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Journal d’un corps – Daniel Pennac – Théâtre du Rond-Point
Juin16

Journal d’un corps – Daniel Pennac – Théâtre du Rond-Point

Quand Pennac cultive l’art du naïf Un plateau. Une table de lecture recouverte de gazon. Dessus un bonsaï. Comme pour mieux figer le temps et la longévité.  Deux chaises, une à cour perdue dans l’espace, une derrière la table de lecture. Un cyclo sur lequel sont projetées les dates clef du journal. Et Pennac… Pennac, pantalon-papi-bretelles, veste, petites lunettes regard malicieux. Puis la lecture. Journal d’un corps. L’idée est bonne. De 12 ans à 87 ans, le narrateur raconte les épisodes marquants de sa vie, entre maux, joies et tracas, avec au centre, les surprises d’un corps en perpétuel mouvement. Comment ne pas s’étonner devant l’évolution du soi intime qui suit la course du temps ? D’une voix de plus en plus assurée Pennac nous lit un journal. Celui qu’il a écrit pour ce narrateur imaginaire qu’il n’est pas. Force est de constater que sa lecture apporte davantage à la lecture que nous pourrions en avoir. Avec humilité et malgré lui, les mots qu’il a écrits le transcendent. La lecture et son interprétation vont au delà de nos représentations. Le corps de Pennac parle pour lui, le regard, les pauses donnent une nouvelle mesure, une nouvelle partition au texte. Il en ressort alors de magnifiques moments d’une drôlerie mémorable, le clou du spectacle étant la bataille du polype, scène descriptive absurde durant laquelle un médecin fait de son affaire personnelle le retrait d’un polype dans le nez du narrateur. Des scènes d’une extrême tendresse également, quand la mort emporte Viviane alors que le narrateur enfant pêche à la truite ou quand celui-ci prend conscience tardivement de l’affreux manque physique de ses chers disparus. Le journal de Pennac théâtralisé est un joli moment d’humanisme et d’humilité, un doux corps à corps dans lequel  les mots s’amusent à témoigner de l’histoire d’un corps fatalement voué à sa perte. On ne peut que s’incliner avec sagesse devant l’inéluctable. La femme est un mystère pour l’homme et pas l’inverse dixit Pennac, le corps reste quant à lui toujours un mystère pour les deux. Quel plus beau lieu que le théâtre pour en exposer ses sensations les  plus intimes ? Un joli moment d’humanité.  http://2013-2014.theatredurondpoint.fr/  du 3 juin au 5 juil.2014  ...

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Tatoueurs, Tatoués – Musée du Quai Branly
Juin16

Tatoueurs, Tatoués – Musée du Quai Branly

Un Français sur 10 tatoué ! Le nombre impressionne. De quoi largement s’interroger sur le retour contemporain de cette iconographie du corps longtemps marginalisée en Occident. Jusqu’au 18 octobre 2015, l’exposition Tatoueurs, Tatoués revient sur l’histoire du tatouage, cette pratique millénaire.   Marque rituelle des sociétés traditionnelles, punition ou marque de fierté, signe d’exclusion sociale marginal ou marque de prestige, le tatouage a une histoire sur chaque continent. L’exposition parcourt ainsi 5 thématiques distinctes : -Du global au marginal -Un art en mouvement -Peau neuve renaissance du tatouage traditionnel -Nouveaux territoires du monde -Nouveaux encrages Les hommes lui donnent une signification liée à leur vie professionnelle, affective ou culturelle. Ce que montre intelligemment le parcours c’est la diversité des histoires. Il y a presque autant d’histoires de tatouages que d’hommes. Parfois un geste pour mordre la vie qui les a mordu, qu’ils soient prisonniers, condamnées à mort, marins, officiers en occident ou artistes du kabuki au Japon. Parfois un geste pour s’insérer dans une communauté. L’exposition se compose pour beaucoup de photographies, de vidéos, de lithographies, d’estampes japonaises à ne pas manquer, et de panneaux qui expliquent simplement chaque histoire. Parmi les pièces les plus impressionnantes, des crânes gravés, des morceaux de peaux humaines tatouées et découpées post-mortem, un avant-bras momifié et les différents outils du tatoueur d’un continent à l’autre. Les enfants resteront médusés devant ces membres plus vrais que nature en silicone moulés sur des êtres vivants, tatoués par les plus grands tatoueurs contemporains. Freaky à souhait. Prévenez-les avant d’y aller. Le tatouage est partout, artistique au Japon quand il se mélange avec l’art théâtral ancestral du kabuki,  tatouage tribal bien sûr avec un espace dédié aux Maoris. Artisanal quand il se fait en prison – amusant film en noir et blanc de prisonniers français – « enfants du malheur », fiers face à la caméra, tatouages provocateurs jusque sur le front ou défiant la guillotine sur la nuque. Étonnants corps de condamnés couverts de dessins plus ou moins réussis, comme un abandon tragique de l’enveloppe. L’acte tatouer est une marque du temps. A l’heure où l’éphémère et la vitesse s’emparent de nos vies, ce détour permet de se réapproprier le temps de ce parcours l’histoire d’hommes qui ont fait de leur corps une parenthèse pour Chronos. Un écart. Etre tatoué, comme une volonté manifeste d’encrer dans le corps un espace, une idée, une nouvelle frontière entre soi et l’autre. Une fenêtre qui perd celui qui la regarde. Impossible de dire de manière catégorique si le tatoué se tatoue pour soi ou pour l’autre. L’articulation est complexe et à fait écrire plus d’un ethnologue. Le tatouage est une réciproque, une membrane...

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