Victor et Célia

La petite entreprise de Pierre Jolivet ne connait pas la crise: humble et humain, son cinéma est toujours aussi plaisant!

Car il faut peu de minutes pour que le spectateur s’attache à Victor, qui vient de perdre son copain, Ben. Ensemble ils devaient ouvrir un salon de coiffure. Désormais, seul le comptable excentrique de Victor semble y croire. Quand Victor se souvient d’une ancienne petite amie, elle aussi dans le métier, la possibilité d’ouvrir sa propre boutique revient…

Avec l’allure presque lunaire de Arthur Dupont, Victor est charmant et on a l’envie certaine qu’il s’en sorte, entre les frustrations professionnelles et une vie personnelle instable!

Pierre Jolivet, vieux complice de Vincent Lindon et défenseur de la comédie sociale, a le chic pour nous faire aimer en quelques plans des gens ordinaires qui se dépatouillent avec la réalité. Et il a la bonne idée donner le rôle féminin à la rayonnante Alice Belaïdi qui forme alors un joli couple avec l’enthousiaste Arthur Dupont.

Il y a alors une vitalité qui gommera tous les défauts de cette comédie qui se veut un feel good movie. Jolivet filme sagement mais il est sûr ainsi de mettre en avant des dialogues croustillants, les situations parfois absurdes et le coté social de son nouveau long métrage.

D’ailleurs on appréciera la rapidité d’éxécution. Ce n’est plus dans nos habitudes, une production modeste et un cinéaste loyal. Jolivet ne veut pas être dans la complaisance avec le spectateur. Il s’exécute pour offrir un film honnête. Son humanité en fait un réjouissante spectacle, très amusant.

Avec Alice Belaïdi, Arthur Dupont, Bénabar et Bérengère Krief – Apollo films – 24 avril 2019 – 1h30

Auteur: Pierre Loosdregt

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