Musique

Pour Noël, on se la pète à table avec Mitski, Steve Lacy & Alex G

Voici trois disques totalement indé qui feront de vous un gourou de la mélomanie et des découvertes musicales !

Soyons à la pointe ! Vous voulez épater vos amis à table ou autour d’un apéro ? Le temps est à la famille et aux amis : il faut leur en mettre plein les mirettes ! Vous vous devez de leur donner du bonheur. Exprimez votre passion pour la musique avec de la nouveauté. Voici donc trois disques totalement indé qui pourraient faire la différence dans les mois à venir et qui peut être feront de vous un gourou de la mélomanie et des découvertes musicales !

Pour vous la péter sans trop vous tromper, nous vous conseillons donc de dire tout le bien de Mitski, musicienne nippo-américaine qui a très bien réussi son nouvel album, Laurel Hell. Pas de risque, toutes les références pop du moment y sont.

C’est donc dans une ambiance ouatée que vous serez reçus par cette délicate chanteuse qui, il faut l’avouer, donne du cœur à ses synthétiseurs. Cela plane et cela danse avec une véritable délicatesse. 

La voix est assez prenante et il est vrai qu’elle nous fait un peu rêver : on se retrouve dans un film des années 80, entre John Hughes et Wim Wenders. Un grand écart inédit qui fait donc la différence pour célébrer cet artiste qui pourrait être capable de bien plus dans les années à venir.

Steve Lacy, lui, c’est le chouchou des stars. Bien entendu vous ne le savez pas mais il s’agit d’un musicien qui fréquente Kendrick Lamar ou Tyler the Creator (si vous ne connaissez pas ces deux artistes vous sortez de cette chronique, pas par pédantisme mais vous allez vous ennuyer). Hé ouais : il a toutes les raisons d’être prétentieux.

Il peut s’habiller comme il veut. Il peut faire ce qu’il veut : on le trouvera toujours cool. Discret, Steve Lacy est le mec le plus hype de la planète en ce moment. Il fréquente des rappeurs, mais le guitariste préfère les sons alternatifs.

Son disque, Gemini Rights, est super convaincant. Il est à l’aise dans tous les genres. En trente-cinq minutes il nous promène dans des univers différents : bossa, rock, soul et des choses plus contemporaines… il nous fait la totale avec une humilité qui surprend.

Car finalement on voit ce qu’aurait pu être chaque titre avec plus d’emphase et de démonstration. Steve Lacy reste à hauteur d’homme pour défendre un album très humain, qui montre que la funk peut être un peu plus aventurière que les standards de saison. Il y a du Prince chez ce type-là !


Mais le roi de la scène indé, c’est sûrement Alex G et son très libre album, God save the Animals. On ne peut pas se planter avec ce disque. Les jeunes comme les vieux peuvent être sensibles à ce complice de Frank Ocean. Hé oui, comme Steve Lacy, il a des stars comme potes et collègues. Il est au sommet l’air de rien, en défendant un style à la Sufjan Stevens.

Comme lui, on aime la très grande liberté de ton qu’il s’offre. Il fait bel et bien dans une musique indé mais il y a un sens de l’harmonie qui sort du cadre. Le piano dirige donc des chansons délicates mais écrites avec une douce folie assez maîtrisée. On devine un type curieux qui joue avec les clichés du genre et d’autres genres plus sophistiqués.

Il parvient à un équilibre parfait. Son disque est assez ahurissant et offre beaucoup de surprises au fil des écoutes. On ne s’ennuie jamais. On dit que l’artiste fait dans le lo-fi mais God save the Animals est d’une densité inouïe. Franchement, avec ce disque, vous allez passer pour un prétentieux qui ne peut pas se contenter d’un Freed from Desire scandé par la France entière. C’est vrai ! Mais soyez en sûr : vous défendrez ce qu’il se fait de mieux cette année ! Parole de faux savant suffisant !    

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