Le roi des ruines

Il est dieu. Il est un roi. Il est en colère. Il est tout ca et surtout un musicien à la poésie sans concession.

C’est un homme qui voyage. Andoni Iturioz a eu la chance de voyager partout. Il y a muri une manière de penser et de chanter. Il a un rapport brutal au Monde pour mieux l’appréhender.

Les paroles de son disque ne sont pas confortables. La joie noire qui ouvre l’album est effectivement une belle engueulade de sa part. Il pourrait nous coller une bonne claque avec une chanson en colère.

Puis il se calme et nous permet d’échapper aux tristes constats avec des mélodies acoustiques délicieuses qui atténuent le propos sombre ou le constat amer. Il emprunte au slam, à la musique orientale. Il cherche à nous hypnotiser sur des rythmes séduisants. Le coté protéiforme et omniscient de l’artiste est une vraie performance.

Le Basque possède cette parole du juste. Ses textes ne sont pas toujours agréables mais tout est magnifiquement orchestré pour ne pas que l’on tombe (pas totalement) dans le cliché du chanteur rebelle et désespéré.

agorila –

Auteur: Pierre Loosdregt

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