La Fracture

Après Vincenzo Natali, Netflix convoque un autre petit artisan de la série B: Brad Anderson! Et il fait toujours aussi bien le boulot.

Car beaucoup de cinéphiles se souviennent de son Machinist avec un métamorphosé Christian Bale. Depuis le bonhomme a réalisé quelques films sympatoches mais discrets. Et le revoilà donc avec un thriller paranoïaque qui n’aurait pas déplu à Larry Cohen dans les années 70.

C’est à dire que l’on se promène entre l’épouvante et une lecture sociale. Ray s’engueule avec sa femme dans la voiture. Le trajet semble long et tendu. Lors d’un arrêt, sa petite fille se blesse. Il emmène toute la petite famille à l’hopital le plus proche, au milieu de nulle part.

Là bas, elles disparaissent! Mais que s’est il passé? Impossible de retrouver femme et enfant dans un établissement en apparence tout à fait normal. Habitué aux ambiguités de toute forme, Brad Anderson n’a pas de mal à nous perdre dans cet espace de plus en plus étrange, accompagné par un héros qui a du mal à se faire confiance à lui même.

Souvent accusé d’être fade, Sam Worthington est très convaincant en père déboussolé. Brad Anderson s’adapte à son point de vue. Et nous perd pour mieux nous piéger. Les afficionados de ce genre de thrillers psychosés où les notions de réalité s’éthèrent au fil des minutes, auront sûrement rapidement la solution.

Mais Anderson est un petit malin et sa mise en scène se nourrit de toutes les ambivalences du récit. On pense pas mal à un épisode sombre de la 4e Dimension. En tout cas il s’agit là d’une excellente série B comme on n’en voit peu au cinéma, hélàs!

Avec Sam Worthington, Lily Rabe, Lucy Capri et Stephen Tobolowsky – Netflix – 1h40

Auteur: Pierre Loosdregt

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