La femme au serpent, Claude Izner, éditions 10/18

 

Lorsque Laurence et Liliane, les deux sœurs qui se cachent sous le pseudonyme de Claude Izner, ont décidé de mettre fin aux aventures du libraire Victor Legris, nul doute que leurs lecteurs ont été déçus. Euphrosine, Joseph, Tasha et les autres allaient nous manquer.

Et puis… Et puis, un autre héros est arrivé. Jeremy Nelson, un jeune pianiste de jazz fauché qui loge dans une chambre misérable à Belleville. Il est Américain et à la recherche de ses racines. Sa première apparition ? Dans Le pas du Renard, le début d’une nouvelle série, qui se déroule cette fois durant les Années folles. Avec quelques petits clins d’œil aux ouvrages précédents.

La femme au serpent, deuxième opus, suit le musicien dans d’autres aventures. Les personnages du premier tome sont toujours aussi présents : Jacob, Sammy – au dépucelage délicatement et tendrement décrit – Léa, les jumelles…

Jeremy Nelson, lui, traverse l’Atlantique et se rend à Londres en quête de ses origines. Il espère aussi y trouver un travail gratifiant. La gloire n’est pas au rendez-vous, les réponses à ses questions non plus. Victor Legris (hé oui !), ancien libraire parisien, semble en effet réticent à lui parler de son père, qu’il aurait connu.

Et puisque l’Angleterre ne lui apporte que doutes et déceptions, Jeremy retourne à Paris. Ce Paris d’après la grande boucherie, une ville où l’effervescence est reine, où presque tout semble possible. Il faut bien oublier le malheur. Faire comme si.

Mais Jeremy est à nouveau confronté à une série de meurtres bizarres. Une carte qui représente un modèle de Botticelli, Simonetta Vespucci, devient un lien entre des cadavres. Autour du cou de cette femme : un serpent. Près de chaque victime : une vipère.

Plusieurs histoires s’entrecroisent, des personnages se rencontrent. Car le hasard, chez Claude Izner, n’existe jamais vraiment. Le calcul et la préméditation sont les outils de leurs intrigues. Avec leur style fluide, imagé, cinématographique, les personnages nous semblent présents. On les perçoit, on les sent, on les voit. On pourrait presque imaginer Jeremy nous jouant un morceau de jazz au piano…

La femme au serpent, Claude Izner, éditions 10/18, 30 pages

 

Auteur: Marie Leon

Partager cette chronique sur

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

? * Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.

IP Blocking Protection is enabled by IP Address Blocker from LionScripts.com.